Comme prévu, le chef de l’Etat, par Kinshasa, a bouclé sa tournée-éclair en Afrique. Et la presse du dimanche en dresse les premiers bilans.
Et tandis que Le Journal du Dimanche met en avant le volet démocratie et droits de l’homme, Le Parisien Dimanche opte plutôt ce matin pour les menaces des islamistes.
Après avoir souligné que « le plus important pour François Hollande » lors de son escale à Dakar fut « l’accueil qu’il a reçu, cette foule innombrable qui l’applaudit le long de la route de l’aéroport (comme) sur l’île de Gorée » (accueil qui avait « de quoi lui redonner de la force », affirme le JDD), l’hebdomadaire passe donc à l’étape de Kinshasa, qui a permis à François Hollande de « se dresser en président des droits de l’homme ».
Traduction dans son discours lors du sommet de la francophonie, ainsi que lors du dévoilement de la plaque à la mémoire de Floribert Chebeya dans la médiathèque de l’institut français de Kinshasa. « Un symbole fort », concède Le Journal du Dimanche.
Hollande : la menace
Les droits de l’homme donc, mais aussi la menace islamiste. Celle formulée par un « haut responsable jihadiste du Mujao et sur laquelle insiste Le Parisien Dimanche. « La menace vise cette fois directement François Hollande », relève le journal, qui observe que, durant ses deux jours en Afrique, le président « a fait le forcing en vue d’une intervention au Mali ». Mais le chef de l’Etat ne s’en est pas laissé compter et il a, à son tour, adressé un « message aux preneurs d’otages sur sa grande détermination », note également Le Parisien.
On complètera par une anecdote, qui ramène ce voyage présidentiel africain à des considérations, disons plus.. « franco-françaises ». Elle est à lire dans Le Journal du Dimanche. « Dans l’avion vers Dakar, racontant qu’il allait recevoir à Kinshasa Etienne Tshisekedi, rival malheureux de Joseph Kabila, Hollande lançait sous forme de plaisanterie : « il dit qu’il est le vrai président, ce n’est pas en France que ça arriverait ». Suivez son regard », ironise Le JDD, faisant ainsi, une fois encore, planer l’ombre de Nicolas Sarkozy dans le sillage de François Hollande.
Non content de l’écrire, l’hebdomadaire a du reste cherché à corroborer cette supposée soif de l’ancien président dans le cœur de ses lecteurs en commandant un sondage Ifop sur le comportement des Français « si on revotait aujourd’hui ». Résultat, Sarkozy sortirait en tête au premier tour, mais Hollande et Sarkozy seraient au coude à coude au second tour, à 50 % chacun.
Sarkozy : la balance
Cette semaine encore, le retour, au moins médiatique de Nicolas Sarkozy passionne la presse française. Cette fois-ci, c’est à la Une du Nouvel Observateur qu’apparait le sourire de l’ancien président. Photo en noir et blanc du visage en gros plan d’un Nicolas Sarkozy, barbe de trois jours, souriant de ses incisives. Le Nouvel Obs révèle à ses lecteurs « ce qu’il balance », autrement dit ce que le héros déchu de la droite française profère comme vacheries en tout genre, pas tant sur son successeur que sur ceux qui, dans son camp, ambitionne de lui succéder.
L’hebdomadaire, qui consacre tout de même neuf pages au sujet, rapporte ainsi cette phrase de Nicolas Sarkozy à l’endroit de son ancien Premier ministre François Fillon : « Il ne sera pas à la hauteur, estime-t-il. Il ne saura pas convaincre les Français ». Lapidaire et définitif. A suivre..
DSK : le retour
Autre retour médiatique cette semaine, celui de Dominique Strauss-Kahn. Mains jointes sur le front, l’ex-directeur général du Fonds monétaire international est en Une de l’hebdomadaire Le Point, dans lequel DSK livre « ses vérités ». Nous en avons déjà parlé sur notre antenne lors de la sortie du journal. Je n’y reviendrais donc guère. Si ce n’est pour rappeler que, dans l’entretien qu’il a accordé au Point, Dominique Strauss-Kahn se dit l’objet d’une « traque médiatique » et demande qu’on le « laisse tranquille » car il n’a « jamais été condamné, ni dans ce pays, ni dans aucun autre ».
Foot : la colère
Deux mots de football pour conclure. Le premier, c’est Zidane qui le prononce dans L’Equipe dimanche. « Entraîner l’équipe de France, pourquoi pas ? », lance l’ancien capitaine des Bleus champions du monde en 1998. Zinédine Zidane annonce dans le journal sportif qu’il va « commencer cette année » sa formation d’entraineur.
Le second est également à lire dans L’Equipe dimanche, et c’est le mot « colère ». Celle dans laquelle Dakar a « sombré » hier soir, formule le journal, qui relate les incidents ayant entrainé l’arrêt du match Sénégal-Côte d’Ivoire. Face donc à la « colère » des spectateurs sénégalais après le deuxième but, sur pénalty celui-ci, de l’ivoirien Didier Drogba, les « 500 supporters des Eléphants prennent peur et se jettent sur la piste d’athlétisme. Un saut d’au moins trois mètres qui occasionnera des fractures (…) pour une bonne trentaine d’entre eux », relate L’Equipe.
Des supporters qui « n’oublieront pas ce jour d’octobre à Dakar », conclut notre confrère Hervé Penot qui prédit que, pour le Sénégal, « ce match tellement espéré accouchera certainement de lourdes sanctions ».

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