
Ces dernières années, le bassiste américain Marcus Miller a multiplié les hommages à son mentor, Miles Davis. A tel point qu'il avait dû mettre en sommeil ses propres productions. En faisant paraître «Renaissance» (Dreyfus Jazz/Sony Music), il réaffirme aujourd'hui son statut de compositeur virtuose et nous invite à nous interroger sur notre présent.
En 30 ans de carrière, Marcus Miller s'est imposé comme l'un des meilleurs instrumentistes de la planète. Partenaire d'Aretha Franklin, Luther Vandross, David Sanborn, ou Grover Washington Jr, son nom apparaît sur plus de 500 disques ! Fort de cette prodigieuse destinée, il pourrait en toute légitimité se plonger dans la nostalgie et se reposer sur ses lauriers... Mais, cet impeccable jazzman n'entend pas laisser ses souvenirs dicter ses choix futurs.
Depuis 1982, Marcus Miller veille à nourrir son inspiration d'albums toujours plus inventifs. Le fruit de ses expérimentations ont rythmé les années 80, 90 et 2000. De «Suddenly» à «Renaissance», son jeu et son esprit créatif ont écrit de très belles pages dans «L'épopée des Musiques Noires» avec, en filigrane, ce souci constant de respecter la tradition léguée par ses illustres prédécesseurs et le patrimoine de ses contemporains.
Il n'est donc pas étonnant de trouver ici ou là, dans ses œuvres, des allusions à tous ceux qui ont accompagné son développement artistique, de John Coltrane à Michael Jackson...
Le 27 octobre 2012, Marcus Miller se produira à l'Olympia à Paris à l'issue d'une tournée française très attendue.
Il nous fait, cette semaine, l'honneur d'une visite de courtoisie pour évoquer son incroyable aventure musicale et nous faire découvrir quelques extraits de son nouvel album...

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