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« Ce qui me choque le plus, c'est toutes ces privations quotidiennes auxquelles notre peuple dans le Nord est aujourd'hui soumis, et que nous soyons ici à compter les coups (...) J'espère que tous, nous convergeons aujourd'hui vers le même objectif. A savoir, libérer notre pays et faire en sorte que Tombouctou la mystérieuse, ce lieu de foi, de culture, d'éclat retrouve ses lustres. Et ce ne sont pas les obscurantistes d'un autre âge qui devraient en imposer au monde entier. »
C'est l'un des poids lourds de la classe politique malienne. Et depuis le début de la crise au nord du Mali, il a très peu parlé.
Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, a été Premier ministre pendant six ans. Aujourd'hui, il est député et préside le RPM, Rassemblement pour le Mali.
La déroute de l'armée, la faillite de l'Etat, le projet islamiste... Qu'en pense-t-il ? De passage à Paris, après le congrès du Parti socialiste français à Toulouse, IBK répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

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