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    «J'ai vu des Hommes Tomber», d'Arthur Frayer

    Arthur Frayer. Sophie Daret

    Février-août 2012. Pendant sept mois, un peu avant, pendant et juste après les élections présidentielle et législatives, le journaliste Arthur Frayer a sillonné la France. D'usine en cours de fermeture en site industriel menacé. A la rencontre de salariés déboussolés, de chômeurs résignés et en même temps en colère. Des vies professionnelles brisées, des compétences méprisées, une cohésion sociale et politique en danger. Le tableau est sombre, d'autant que le livre J'ai vu des Hommes Tomber d'Arthur Frayer, raconte une crise qui dure depuis déjà 40 ans.

    «J'ai vu des hommes tomber», par Arthur Frayer © Editions Don Quichotte

    Non, la « crise », en France, ne date pas de 2008. Non, les fameux subprimes américains n’ont pas engendré la désindustrialisation du pays. Pas plus qu’ils expliquent les fermetures d’usines en cascade et le chômage, élevé et durable, que le pays connaît.

     
    C’est l’une des réalités que rappellent implacablement les multiples témoignages que rassemble le livre d’Arthur Frayer. Paroles de jeunes surdiplômé-e-s, de moins jeunes cadres, ouvrières et ouvriers, salarié-e-s, commerçants... qui racontent une crise de déjà quatre décennies. Crise économique, crise de société aussi.

    Car ce qui frappe et inquiète le plus dans tous ces récits, c’est la désillusion des hommes et des femmes, qui sont tombés, tombent ou sont sur le point de tomber. Salariés déboussolés, chômeurs résignés, vivant de plus en plus chichement et sans projet possible.

    Le journaliste les a rencontrés, de février à août 2012. Soit, un peu avant, pendant et juste après les élections présidentielle et législatives.  Il a sillonné la France d’usine en souffrance en site industriel menacé. Ici, dans l’indifférence. Là, sous les projecteurs aveuglants d’une sur-médiatisation quasi inversement proportionnelle à la capacité des politiques  d’enrayer la machine infernale.

    Infernale et insensée : c’est en effet la frénésie de l’enrichissement immédiat et sans limite qui, de plus en plus, dicte fermetures et délocalisations. Y compris de sites rentables et assurément viables à moyen ou même long terme.

    Aux vies parfois usées par le travail mais jalonnées aussi de luttes sociales parfois victorieuses du capitalisme industriel, a indéniablement succédé un mépris humiliant du savoir-faire que le capitalisme financier triomphant n’apprécie qu’à l’aune des dividendes.

    Le tableau dressé est sombre. D'autant que la poussé de l’extrême droite au premier tour de la présidentielle et le très fort taux d’abstention aux législatives confirment le risque de nette fracture entre la France qui tombe, toujours plus nombreuse, et la France des nantis, des actionnaires toujours plus riches mais aussi des salariés, enfants des Trente glorieuses, de moins en moins en relation avec les précaires et autres enfants de la « crise ».

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