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    Le géant asiatique du négoce Olam malmené en bourse

    Claire Fages.

    L'action d'Olam a continué de chuter hier, à la bourse de Singapour. Le groupe asiatique de négoce, qui a débuté ses activités dans la noix de cajou, en Afrique de l'Ouest, est accusé par une petite société d'analyse financière américaine d'avoir maquillé ses comptes et d'être au bord de la faillite.

     

    En deux décennies, Olam est devenu un géant mondial du négoce. Mais serait-ce un géant aux pieds d'argile ? C'est en tout cas l'avis de la société de conseil Muddy Waters, spécialisée, non pas dans le blues, mais dans la recherche des informations financières « en eaux troubles », celles des sociétés dont elle estime la gestion opaque.

    Olam afficherait ainsi des résultats qui ne correspondent pas à la réalité de ses finances ; quant à l'endettement du groupe - un milliard deux cents millions de dollars - il serait sur le point de précipiter le deuxième courtier mondial de riz vers la faillite.

    L'endettement, c'est le lot des maisons de négoce, puisqu'elles avancent l'achat de matières premières pour les revendre ensuite. Mais Olam aurait eu la folie des grandeurs, suggèrent les analystes, en multipliant les acquisitions depuis 2008. Des acquisitions beaucoup moins rentables que le groupe ne voudrait bien l'afficher, qu'il s'agisse d'une usine de sauce tomate aux Etats-Unis, d'une meunerie au Ghana, ou de rizières au Nigeria.
    Cet Etat ouest-africain où Olam est né, grâce au commerce de la noix de cajou, alimenterait par ailleurs artificiellement les profits du groupe asiatique par ses subventions à l'export : à hauteur de 30% des bénéfices ! Or le gouvernement nigérian est en train de supprimer progressivement ces aides, ce qui risque de mettre Olam en difficultés, estime encore le rapport.

    Le groupe asiatique, toujours aux mains de l'homme d'affaires d'origine indienne, Sunny Verghese, a répondu à ces critiques en défendant sa capacité à se refinancer et en attaquant Muddy Waters devant la justice singapourienne. Les critiques des analystes américains sont loin d'être désintéressées puisque Muddy Waters a parié à baisse sur l'action d'Olam. Objectif atteint, mais qui ôte au rapport beaucoup de sa crédibilité.
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