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    Le broyage du cacao se déplace vers l'Asie

    Broyage de grains de cacao dans une entreprise à Makassar, en Indonésie. Getty Images/Bloomberg

    On a broyé plus de cacao en Asie qu'en Afrique lors de la dernière campagne. L'Afrique de l'Ouest reste prépondérante dans la production de fèves, mais la première transformation suit la demande, de plus en plus forte en Asie.

    Alors que la consommation stagne en Europe et dans les Amériques et qu'elle n'a toujours pas décollé en Afrique, la demande de cacao progresse fortement en Asie : de 10% rien que cette année, prévoit l'Organisation internationale du cacao (ICCO). La hausse des revenus se conjugue aux incitations publicitaires pour encourager les ventes de produits chocolatés, barres et biscuits.

    Un mouvement de fond est en train de s'opérer : alors que l'Afrique produit encore 70% du cacao mondial et l'Asie moins de 15%, la première transformation se déplace progressivement vers l'Est. Il s'agit de la torréfaction des fèves, de leur séparation d'avec la coque et du broyage en pâte de cacao, voire de la séparation du beurre et de la poudre.

    L'Europe reste de loin la première région pour le broyage des fèves qu'elle a toujours préféré importer brutes, pour préserver sa propre industrie (1,5 million de tonnes, dont un peu moins du tiers aux Pays-Bas), mais cette année c'est l'Asie (850 000 tonnes) qui vient ensuite, devant l'Afrique (717 000 tonnes). La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de fèves (1,4 millions de tonnes estimées en 2011-2012), demeure aussi le premier producteur de produits semi-finis : elle broie plus du tiers de sa récolte (532 000 tonnes) ; c'était une priorité pour le pays : augmenter la valeur ajoutée de ses exportations.

    Mais malgré le discours toujours volontariste dans ce domaine, puisque l'objectif est de transformer la moitié de la production en 2015, les autorités d'Abidjan viennent de prendre des mesures qui contrarient brutalement cet essor : à deux reprises depuis le début de la campagne cet automne, elles ont augmenté les taxes sur les exportations de produits semi-finis, ce qui rogne les marges de cette activité. L'un des plus gros exportateurs de cacao, l'Américain Cargill, en a tiré les conclusions la semaine dernière : il a décidé de stopper l'expansion de ses capacités de transformation en Côte d'Ivoire. Cap sur l'Indonésie, le troisième producteur mondial (480 000 tonnes), avec un projet d'usine de broyage qui devrait démarrer au deuxième trimestre 2014. Une façon de prendre sa part du marché asiatique en pleine expansion.


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