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    A la Une : un nouveau Premier ministre au Mali

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Le retour de Diango », s’exclame Le Républicain à Bamako, pastichant ainsi le titre d’un western spaghetti des années 60. Diango Cissoko a donc été nommé Premier ministre en remplacement de Cheick Modibo Diarra, contraint à la démission hier par les militaires. Alors, ce "retour" est plutôt une façon de parler car Diango Cissoko, jusque-là médiateur de la République, n’a jamais été vraiment dans la lumière du pouvoir. C’est plutôt un homme de l’ombre, comme le relève Le Républicain : « administrateur chevronné, fin connaisseur de l’Etat porté sur le compromis plutôt que l’affrontement, Diango Cissoko a indiscutablement le physique pour son nouvel emploi, estime le quotidien malien. Mieux, il connaît le dossier de la crise malienne pour avoir participé très tôt à sa gestion. Une gestion dans l’ombre mais il a été là chaque fois qu’il était sollicité. Très peu de Maliens savent le rôle qu’il a joué, relève encore Le Républicain, pour que l’ex-junte accepte les solutions de la Cédéao, dont les principaux leaders l’apprécient. Diango Cissoko est un pas décisif dans la bonne direction. Mais il ne sera fait aucun cadeau à cet ancien collaborateur de Moussa Traoré et d’ATT qui est caricaturé dans certains cercles comme un "Talleyrand malien". »

    En tout cas, désormais, « une chose est sûre, commente Le Républicain, le Mali a épuisé son droit à l’erreur. De Paris à Washington, d’Abuja à Addis-Abeba, la surveillance sera désormais plus accrue sur notre gouvernance. Car, nous sommes devenus comme dit Dioncounda Traoré "un enjeu de sécurité globale". Et nous le sommes devenus non pas en raison de la crise du Nord, souligne le quotidien bamakois, mais parce que la crise du Nord résulte d’abord de la crise de gouvernance du Sud. »

    Sanogo monterait-il en grade ?

    Et cette crise de gouvernance à Bamako est en partie due aux ingérences répétées des militaires dans la vie politique du pays. C’est l’opinion de nombreux journaux de la sous-région ce mercredi, qui concentrent leurs critiques sur le capitaine Sanogo, accusé de tirer les ficelles du pouvoir. « Ahmadou Haya Sanogo, empereur du Mali ! », s’exclame ainsi le quotidien béninois La Nouvelle Tribune. « Si ce n’est pas un coup d’Etat qui prive le Mali de son gouvernement en pleine période d’incertitudes, ça y ressemble. (…) Personne n’est dupe ! C’est bien Sanogo et le quarteron de bérets verts de Kati qui ont décidé de se débarrasser de Diarra. »

    « Le capitaine Sanogo, seul maître à bord », renchérit le site d’informations Fasozine. « Coupant l’une des têtes de l’attelage à trois têtes qui dirigeait le sud du Mali, le capitaine Sanogo fait passer un signal fort : il reste maître du jeu. Et bat et distribue les cartes, n’en déplaise aux naïfs qui croient que le pouvoir se trouve à Bamako. Non, c’est bien à Kati, souligne Fasozine, que se jouent le présent et l’avenir du Mali. »

    Toujours est-il que « le nœud gordien reste entier », remarque L’Observateur, toujours au Burkina qui résume la situation :
    « - une intervention militaire qui s’éloigne comme une ligne d’horizon au fur et à mesure qu’on s’en approche,
    - des négociations qui sont loin d’aboutir,
    - enfin une transition malienne littéralement plombée par ce dernier événement.
    C’est malheureux
    , commente L’Observateur, on a pitié du Mali, dont les dirigeants semblent avoir perdu la réalité des choses : ainsi, la libération du Nord semble n’être plus qu’un vague souci pour eux, occupés qu’ils sont à se glisser des peaux de banane sur les bords du Djoliba. »

    « Confusion à tous les étages… »

    Beaucoup de réactions également dans la presse française. Et notamment ce papier d’analyse de Libération intitulé « le Mali de mal en pis ». Le quotidien français tente d’examiner les conséquences de la nouvelle donne politique malienne sur l’action internationale au nord du Mali. Pour lui, « la confusion règne à tous les étages. Tout d’abord, l’organisation sous-régionale ouest africaine, la Cédéao, plaide pour le déploiement rapide d’une force militaire africaine, soutenue par les Européens et les Américains. Mais en son sein, le Burkina Faso -médiateur officiel- veut tout faire pour éviter une intervention. Il bénéficie du soutien objectif d’un pays clé dans la région, l’Algérie, où François Hollande doit se rendre les 19 et 20 décembre.
    Ensuite, poursuit Libération, une rivalité feutrée oppose les principaux soutiens militaires pressentis à une telle opération : la France et les Etats-Unis. (…) Et l’éviction du chef du gouvernement malien risque de renforcer la conviction des Américains qui prônent la mise en place d’un gouvernement légitime à Bamako, issu des élections, avant de soutenir une opération dans le Nord.
    Ces dissensions se reflètent au sommet,
    relève enfin Libération : la semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU a approuvé du bout des lèvres le principe d’une intervention militaire au Mali, prévue au mieux à l’automne 2013, tout en soulignant les risques qu’elle comportait, notamment sur le plan humanitaire. Le Conseil de sécurité n’a toujours pas adopté de résolution en ce sens. »

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