GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 21 Avril
Samedi 22 Avril
Dimanche 23 Avril
Lundi 24 Avril
Aujourd'hui
Mercredi 26 Avril
Jeudi 27 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Le fret maritime n'est pas à la fête à l'approche de Noël

    Claire Fages.

    Les tarifs du fret maritime sec, celui des céréales et des minerais, ont baissé de près de 20 % la semaine dernière. Une illustration du ralentissement du commerce mondial.

    Affréter un navire de 150 000 tonnes, un Capesize, pour transporter du blé ou du charbon, ne coûte plus que 8 000 dollars par jour, toutes routes maritimes confondues, et seulement 5 000 dollars à travers l'Atlantique. Par comparaison, il en coûtait 250 000 dollars au plus fort de la bulle des matières premières en juin 2008. C'est d'ailleurs ce qui avait incité les transporteurs maritimes à commander pléthore de navires. Mais depuis, non seulement la bulle du fret a éclaté fin 2008 lors de la crise financière, mais cette année, la Chine a ralenti ses importations, au moment où il n'y a jamais eu autant de navires disponibles. Les importations chinoises de minerai de fer ont en particulier chuté, or c'est un tiers du trafic maritime des Capesize, les vraquiers géants.

    Cette baisse d'activité n'a pas été compensée par l'augmentation du commerce de ferraille, c'est-à-dire de déchets de métaux, toujours en progression en temps de crise. Par ailleurs, le volume de blé à transporter est inférieur cette année : il y a moins de blé russe et moins de blé américain à exporter, du fait des sécheresses qui ont amputé les récoltes. A l'approche des fêtes, le ralentissement du trafic s'accentue, et plus tôt que l'an dernier. Certains vraquiers cherchent désespérément une cargaison.

    Seul le trafic pétrolier se réactive, en prévision des grands froids : le tarif de location d'un tanker de brut est au plus haut depuis la fin mai, celui de produits pétroliers, comme le fuel, au plus haut depuis le début de l'année. Mais la rentabilité n'est pas non plus au rendez-vous pour les propriétaires de tankers, étant donné le prix élevé du carburant, 40 % des frais de fonctionnement. Il faudra attendre le milieu de l'année prochaine pour voir se résorber un peu les surcapacités en navires, espèrent les courtiers maritimes. L'autre attente, c'est que le commerce des matières premières reprenne de la vigueur à destination des ports chinois. Ce qui doperait enfin le tarifs des vraquiers.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.