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    La Thaïlande n'est plus le premier exportateur mondial de riz

    REUTERS/Samrang Pring

    La Thaïlande était le premier exportateur de riz depuis plus de trente ans. Mais en 2012, elle a été détrônée par l'Inde et le Vietnam. 

    C'est le principal effet pervers du programme de soutien aux cultivateurs en Thaïlande. Depuis plus d'un an, le gouvernement de Bangkok achète à un prix garanti très élevé la récolte de riz des paysans et les autorités stockent les grains à leurs propres frais.

    C'était une promesse de campagne, qui avait permis le retour de la famille Shinawatra au pouvoir. C'était aussi un pari sur la remontée des cours mondiaux. Mais le monde regorge de riz et l'Inde s'est remise à exporter massivement les quantités qu'elle gardait prudemment en stock. Alors depuis plus d'un an, le prix du riz sur le marché international est déprimé. A moins de vendre son riz subventionné à perte, la Thaïlande n'est plus compétitive ; ses exportations ont été réduites d'un tiers en 2012 (7 millions de tonnes de riz décortiqué). Après avoir conservé plus de 30 ans le rang de premier exportateur mondial, la Thaïlande a été détrônée par l'Inde (10 millions de tonnes d'exportations) et le Vietnam (8 millions de tonnes). Autre effet pervers du stockage public à un prix élevé, Bangkok a, sans le savoir, subventionné du riz arrivé clandestinement sur son sol, depuis les pays voisins...

    La Thaïlande est aujourd'hui assise sur des stocks de 10 à 12 millions de tonnes de riz qu'elle ne peut pas vendre dans l'immédiat, sauf à perdre près de 4 milliards de dollars, selon la Banque mondiale ! Pourtant les autorités de Bangkok disent vouloir proroger ce système de soutien au revenu des producteurs en 2013, ce qui implique le stockage de 12 millions de tonnes de riz supplémentaires.

    Le gouvernement thaïlandais affiche un optimisme à toute épreuve, il dit pouvoir écouler son surplus grâce à des accords de gouvernement à gouvernement. Il espère aussi doper les exportations du riz de qualité supérieure, les riz parfumés, ou les riz gluants, qui trouvent de plus en plus d'amateurs en Asie-même, auprès des consommateurs aisés, et qui sont bien sûr vendus plus chers. Les entrepôts ne sont pourtant pas près de se vider, étant données les belles récoltes mondiales de riz qui s'annoncent encore cette année.


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