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Revue de presse Afrique

A la Une : un dialogue difficile en perspective

Frédéric Couteau
A la Une : un dialogue difficile en perspective
 

Rebelles centrafricains et représentants de Bangui devraient arriver ce lundi à Libreville. C’est ce qu’annonce le site d’information gabonais Gabonactu : « les rebelles centrafricains de la Séléka partiront de l’aérodrome de Bria au nord de la Centrafrique pour Libreville », croit savoir le site qui précise qu’ils transiteront par Ndjamena au Tchad.

« La délégation gouvernementale et celle de l’opposition politique arrivent à Libreville également ce lundi, affirme encore Gabonactu. Se joindront à eux des représentants de la société civile. La date exacte de l’ouverture de pourparlers de Libreville n’est pas encore connue. Encore moins le mode de négociation retenu. »

En tout cas, le dialogue devrait débuter dans les jours qui viennent et il s’annonce pour le moins « tendu », relève le site d’information centrafricain Le Confident  : « chaque partie prenante cherchera à se faire entendre et surtout à faire passer ses exigences. Le régime du général François Bozizé va descendre à Libreville contre tous et devra jouer l’apaisement pour arriver à sauver une situation déjà extrêmement sensible.

L’opinion nationale sait que le pouvoir de Bangui n’a jamais accepté la remise en cause des institutions issues des dernières élections. Mais, s’interroge Le Confident, comment le pouvoir pourra t-il faire face à la fois à la principale revendication de Séléka (à savoir, la démission du chef de l’Etat) et à celle de l’opposition civile (à savoir l’annulation et la reprise des élections de 2011) ? »

Position de force ?

Une inquiétude partagée par la presse ouest-africaine. Pour le site d’information Guinée Conakry Infos , « les deux principaux camps, ne se faisant nullement confiance, envisagent toutes les options. Y compris la solution par les armes. (…) Tout en se disant disposés à aller à Libreville, ils préparent tous l’option militaire. En témoigne la prise samedi dernier par les rebelles d’Alindao et de Kouango, dans le centre du pays. »

« Alors que tous les esprits étaient préparés à un cessez-le feu et que les Forces de la CEMAC s’étaient interposées entre pouvoir et rebelles centrafricains, la nouvelle de la chute de ces deux villes résonne comme un coup de massue », estime pour sa part L’Observateur Paalga au Burkina. « Il s’agit pour la coalition Séléka, poursuit-il, d’aller à la table des négociations en position de force afin d’engranger gros en termes d’acquis. Ayant le vent en poupe, elle use de sa force de frappe et peut-être en abuse. »

L’Observateur Paalga qui note également que « depuis la chute des deux villes, samedi, rebelles et pouvoir s’accusent mutuellement tout en parlant de mauvaise foi de l’un ou de l’autre. Inutile dans ce cas d’être géomancien pour dire que les protagonistes centrafricains se regarderont en chiens de faïence à Libreville. D’où la crainte d’entrer dans un interminable cycle de négociations. »

En effet, renchérit le site d’information Fasozine , « si l’on s’en tient au spectacle que donnent jusque-là les pouvoirs africains pris en étau par des forces rebelles, il ne faut pas attendre grand-chose de l’arbre à palabres de Libreville. Du moins, on aura droit à l’habituel marathon d’accords et de désaccords, de rupture de dialogue et de reprise des hostilités, de déclarations du médiateur…

Comme au Mali et bien avant en Somalie, et au Soudan, pour ne citer que ces pays toujours en crise, le bout du tunnel n’est pas pour demain en Centrafrique, estime encore Fasozine. Tant que le général Bozizé cherchera à s’accrocher à un pouvoir qui ne tient qu’à quelques kilomètres carrés et que les rebelles de la Séléka ne rencontreront pas de résistance sur leur chemin, les médiateurs de la crise centrafricaine peuvent toujours causer. »

Délires mystico-religieux ?

De son côté, Le Pays, toujours au Burkina, s’en prend au président Bozizé : « il est des signes qui ne trompent pas sur la détermination du président centrafricain à s’accrocher au pouvoir, affirme le quotidien ouagalais. Il a ainsi activé une jeunesse dite patriotique et même fait appel aux disciples de sa confession religieuse, pour lui venir en aide.

Cela rappelle, de triste mémoire, le scénario ivoirien avec Laurent Gbagbo, ses jeunes patriotes et ses évangélistes. C’est un cocktail extrêmement dangereux, dont l’explosion a donné les résultats que l’on sait : une guerre civile postélectorale avec des milliers de morts. François Bozizé ne semble pas avoir peur d’emprunter ce chemin sans issue du nationalisme étriqué et des délires mystico-religieux. »

Conclusion, soupire Le Pays, « il faut donc s’attendre à des négociations très difficiles à Libreville entre une rébellion en position de force et un président qui se croit investi d’un pouvoir divin. Ces discussions annoncées sont aussi un test pour le président gabonais, Ali Bongo Odimba, appelé ainsi à jouer le rôle qu’affectionnait son père, qui était présenté comme le 'sage' de l’Afrique centrale.

En attendant de voir ce que donnera le dialogue promis, il faut craindre que cette nouvelle crise centrafricaine ne laisse des traces indélébiles dans la société, estime Le Pays : la haine et les divisions alimentées par l’irresponsabilité des dirigeants au pouvoir. »

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