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    A la Une de la presse française: l’engagement militaire français au Mali

    C’est bien entendu le seul gros titre que la presse écrite développe ce matin en France. Avec, de prime abord, une précision purement sémantique.

    «Officiellement, ça n’est pas une guerre», lance ainsi, tout de go, Le Parisien-Aujourd’hui en France, mais plutôt une «opération visant à libérer un pays ami». Mais il n’empêche, complète le quotidien, «en dépit des précautions de langage, Hollande a bel et bien désormais (…) « sa » guerre ».

    «François Hollande en treillis de combat, qui l’eut cru ?», souligne, interloqué, Le Parisien-Aujourd’hui en France, dont le caricaturiste brosse le chef de l’Etat répétant à l’envi : «Moi, chef des armées, moi, chef des armées, moi, chef des armées..», devant deux observateurs qui remarque que «faut avouer qu’il surprend parfois».

    François Hollande à la manœuvre militaire ? Le président «s’est (…) entretenu jeudi soir du Mali avec Barack Obama», affirme le journal.

    Et la presse française souligne aussi que cette intervention directe se situe en Afrique

    «François Hollande est rattrapé par cette Afrique à laquelle il ne s’est jamais vraiment intéressé», énonce Le Figaro. Mais, poursuit le quotidien, le président français «s’est trouvé face à un appel au secours et à des responsabilités venues d’une histoire lointaine. La France ne pouvait l’ignorer, à moins d’oublier son passé et de renoncer à ses rêves de puissance ».

    «Rêves de puissance»… Voilà donc le mot lâché, et c’est Le Figaro qui l’affirme. Alors on ne fera pas grief à notre confrère de sonder ainsi le cœur et les reins de François Hollande, car l’heure n’est pas à la polémique. Du reste, comme le relève l’ensemble de la presse française, droite et gauche confondue, c’est « l’union sacrée » en France autour de cette affaire. Tout du moins pour l’instant. D’autant, martèle Le Figaro, ..d’autant que, «un président français se doit d’avoir une politique africaine particulière». A en croire notre très catégorique confrère, c’est ainsi, «qu’il le veuille ou non».

    Mali : périls et risques

    Mais il n’empêche, l’opération comporte certains risques. Et Le Parisien-Aujourd’hui en France les énumère. D’abord celui de «l’enlisement», le Mali étant un vaste pays. Ensuite, le risque de « voir l’opinion africaine se retourner, Paris étant toujours un peu suspect quand il intervient dans son ancien pré-carré », admet le quotidien. Le risque « politique », avec une question : «combien de temps avant que la politique politicienne reprenne ses droits et que l’opposition (…) accuse un président en position délicate de faire diversion», écrit Le Parisien-Aujourd’hui en France.

    Mais aussi et surtout, complète le journal, le risque «lié à la présence de huit otages français au Sahel». Et Le Parisien-Aujourd’hui en France d’évoquer «l’angoisse des familles des otages». Un souci qui est, il faut le noter, pour l’heure, encore assez peu développé ce matin dans la presse française.

    Cette intervention est donc une «opération» militaire. Mais en fait, il s’agit bel et bien d’une «guerre». C’est d’ailleurs la manchette de Libération : «La France en guerre», sur une photo pleine page de deux djihadistes servant une mitrailleuse en batterie. « François Hollande a sauté le pas, formule le journal, plaçant de facto la France en première ligne dans la crise au Mali». Et qui dit guerre dit nouvelles du front.

    Libé affirme ainsi que les militaires français ont apporté un «appui aérien, probablement des frappes contre les véhicules légers mais bien équipés des groupes islamistes».

    Le quotidien rapporte des témoignages selon lesquels des «avions de transport» ont été vus «déposer des renforts militaires avec, parmi eux des Blancs sur l’aéroprts de Sévaré, au nord de Mopti».

    Le Figaro précise que «huit avions se sont posés sur la piste de Sévaré, des hélicoptères survolant la ville de Konna en ouvrant le feu».

    Le confère va plus loin en affirmant aussi que «des avions et des hommes en provenance de l’étranger, français au moins pour certains, sont donc bel et bien arrivés en renfort dans la soirée de jeudi, vraisemblablement en provenance du Tchad ou du Burkina-Faso voisins ».

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.