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Revue de presse Afrique

A la Une: l’armée française s’engage au sol au Mali

Frédéric Couteau
A la Une: l’armée française s’engage au sol au Mali
 

Au 6ème jour de l’intervention française dans le Nord Mali, les premiers blindés tricolores ont quitté Bamako hier. Des troupes mixtes franco-maliennes, plusieurs centaines de soldats, seraient en route pour le nord, notamment pour Diabaly, ville entre les mains des islamistes. Cet engagement au sol fait la Une de la presse malienne qui s’attend à une première grande confrontation ce mercredi.

Le Journal  à Bamako claironne : «les troupes maliennes, françaises, sous-régionales vont engager la guerre totale. Le déséquilibre des forces est aujourd’hui en leur faveur, d’autant plus qu’une grande partie de l’armement lourd des assaillants a été détruite. Au demeurant, relève Le Journal, la 'prise' de Diabaly qui pouvait être une grosse épine au pied du Mali n’en est pas une.

Les agresseurs, en fuite, y sont plutôt coincés, car les avions Rafale, du ciel, guettent tous leurs mouvements. En tous cas, poursuit le journal malien, cette 'offensive jihadiste' dans une zone désormais pilonnée par l’aviation française révèle à quel point les agresseurs sont aujourd’hui pris en tenaille dans le pays, puisque les voisins ont fermé leurs frontières.»

Bourbier ?

La presse algérienne est beaucoup moins optimiste… Pour le quotidien Liberté, «la France est en plein bourbier. (…) Il ne fait aucun doute que l’opération terrestre sera à l’avantage des terroristes, qui connaissent tous les coins et recoins, en plus du fait qu’ils sont plus rodés à la guérilla. (…) On se rend compte que la tâche de la France au Mali est loin d’être une partie de plaisir, bien au contraire.

En outre, estime encore Liberté, le soutien des pays africains, très limité en logistique où en moyens humains, ne sera pas un apport déterminant dans cette guerre. En effet, le nombre de soldats que les États de la CEDEAO s’engagent à dépêcher au Mali n’est guère impressionnant. Quant à l’aide des Européens et des Américains, elle ne répond pas encore aux attentes de Paris qui tablait sur un engagement beaucoup plus important. »

Attention en effet, pointe également Frédéric Lejeal, rédacteur en chef de La Lettre du Continent, interrogé par le site d’information Afrik.com, «la nouvelle stratégie des groupes jihadistes, c’est l’éparpillement dans une zone désertique pour qu’ils soient de moins en moins repérables. Il s’agit de la stratégie de dissémination. Ce qui va compliquer le conflit.» D’autant, poursuit Frédéric Lejeal, que la force interafricaine «n’est pas du tout organisée malgré le commandement nigérian. La France peut être prise au piège de cette impréparation.»

Astérix au pays des Bambaras…

Justement, la presse de la sous-région s’interroge sur les capacités des armées continentales…«Quel rôle pour les troupes africaines ?», se demande ainsi le site d’information Guinée Conakry Infos.

«Aujourd’hui, affirme le site guinéen, que sous l’impulsion bénéfique de la France, chacun réalise qu’on a perdu trop de temps. Il faut désormais savoir aller droit à l’essentiel, grâce à des actions coordonnées, des stratégies connectées sur les réalités du terrain, où il ne s’agira point à chaque force africaine présente de planter son 'petit drapeau', mais plutôt où il faudra travailler sur les synergies et les complémentarités pour mieux traquer et abattre l’ennemi terroriste. »

«Allez, courez, volez», s’exclame L’Observateur Paalga au Burkina. Une forme de supplique aux accents cornéliens lancée en direction des armées ouest-africaines. « Bien de nos armées sont à la traîne au moment où on a le plus besoin d’elles, déplore le quotidien ouagalais. Astérix seul au pays des Bambara. Voici la situation dans laquelle se trouve le président français, François Hollande (…).

Si on peut comprendre la lenteur ou le manque d’empressement de certaines puissances occidentales à s’engager directement ou indirectement dans ce conflit, on a de la peine à faire de même concernant les armées africaines, déplore L’Observateur, particulièrement celles des pays de la CEDEAO. Malgré l’urgence, il a fallu attendre cinq jours après l’ouverture des hostilités pour voir les hauts stratèges militaires de la sous-région tenir conseil de guerre.

C’était hier à Bamako. Alors que le Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO, initialement prévu pour aujourd’hui à Abidjan, a été repoussé à samedi prochain. » Et L’Observateur Paalga de s’interroger : «à cette allure de tortue, la force ouest-africaine pourra-t-elle arriver à temps pour encore profiter de l’effet de surprise de l’aviation française contre les combattants islamistes ?»

Pour de vraies armées sous-régionales !

Plus largement, Le Pays, toujours au Burkina, constate l’inefficacité chronique des armées de la sous-région : «trop longtemps, les états- majors ouest-africains sont demeurés silencieux voire apathiques. (…) On sent l’impréparation, beaucoup d’hésitations et un manque patent d’empressement à aller sur le terrain.

La faiblesse des moyens ne peut tout justifier !», s’exclame Le Pays qui relève que « pour la plupart, les armées nationales africaines sont le reflet des autres institutions de l’Etat : budgétivores, infiltrées de clans mafieux et religieux, gangrénées par l’affairisme, le clientélisme et la corruption sous diverses formes. (…) Constat amer, donc, soupire le quotidien burkinabé : au moment où le danger se présente à nos portes, on sent réellement un grand vide. »

Alors, s’interroge enfin Le Pays, «les moyens faisant cruellement défaut, qu’attend-on, au nom de l’idéal panafricain, pour composer de véritables armées sous-régionales, dépendant exclusivement de l’Union africaine, avec des démembrements régionaux ? Au moins, aura-t-on fait un pas dans la bonne direction.»

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