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Revue de presse Afrique

A la Une : l'attaque terroriste contre un site gazier en Algérie

Frédéric Couteau
A la Une : l'attaque terroriste contre un site gazier en Algérie
 

L’information fait la Une bien évidemment de la presse algérienne ce matin. « Attaque terroriste contre un site gazier à In Amenas », s’exclame La Nouvelle République qui précise que « 41 otages sont retenus par un groupe armé », des ressortissants occidentaux.

« Des terroristes détiennent des otages », s’exclame en Une le quotidien La Tribune qui estime qu’il s’agit là d’un « grand coup médiatique. »
 
D’après El Watan, qui cite une source sécuritaire, il y a aurait parmi les 41 otages étrangers, 7 américains, 2 français, ainsi que des britanniques et des japonais.
 
Une opération revendiqué par « le sinistre Mokhtar Belmokhtar », relève pour sa part Le Matin, Belmokhtar qui avait créé récemment un nouveau groupuscule, Les Signataires par le sang. « L’émir justifie son attaque, relève le journal, par le fait que l’Algérie a autorisé le survol de son territoire par la France. »
 
D’après le quotidien Le Républicain à Bamako, généralement bien informé, qui cite plusieurs sites d’informations sahéliens, « le chef des assaillants est bien Belmokhtar. Le chef islamiste aurait quitté le nord du Mali par le Niger au tout début de l’attaque française, aurait traversé le Ténéré très vite et remonté l’Algérie le long de la frontière libyenne. Soit 1 700 km depuis son point de départ, sans être repéré. »
 
Commentaire du Républicain, si Abuzeid, l’autre grand chef d’Aqmi, est « dans la nasse à Diabaly », dans le centre du Mali, avec face à lui la puissance de feu de l’armée française, Belmokhtar est « aux anges », en Algérie à In Amenas. Toujours est-il, poursuit le quotidien malien que « six mois après la prise d’otages du personnel consulaire algérien de Gao, et 18 mois après celle du camp Sahraoui de Tindouf, cette opération terroriste spectaculaire met définitivement à nu la porosité des frontières, l’insécurité des sites pétroliers et l’incompétence des services de sécurité algériens. »
 
Point de non-retour…
 
Pour le site d’information Guinée Conakry Infos, il est clair que désormais « les représailles islamistes ont démarré. (…) La résistance des terroristes ne se manifeste pas qu’à l’intérieur des frontières maliennes, relève le site guinéen. Comme l’atteste la prise d’otages meurtrière d’hier en Algérie, les groupes islamistes sont, eux aussi, prêts à tout pour triompher. Quitte notamment à utiliser ces nouveaux otages pour faire chanter certaines puissances occidentales qui se proposaient de se joindre à la coalition internationale qui se met en place… (…) Il est vrai que le fait de pouvoir décider de la vie et de la mort de 41 occidentaux dont des Américains, des Irlandais, des Norvégiens et au moins un Français, est un “atout” énorme pour les futurs chantages. Cependant, poursuit Guinée Conakry Infos, dans la guerre au Mali, le point de non retour est déjà atteint. Par conséquent, les risques, pour les mêmes pays occidentaux, seraient autrement plus grands si, en ce moment même, en cédant au chantage, on renouait avec les tergiversations et autres doutes. »
 
Et le site guinéen de s’exclamer : « Surtout ne pas craquer. Retenir que la stratégie de la guérilla est faite de surprises et de reprises ! »
 
De son côté, L’Observateur Paalga au Burkina Faso lance ce cri d’alarme : « attention aux réseaux dormants ! » En effet, précise le quotidien ouagalais, « La situation au Mali commande aux Etats de la sous-région ouest-africaine d’être sur leurs gardes, et en ce sens, la prudence n’est pas de trop. En effet, ils sont nombreux dans nos villes, villages et quartiers, ces intégristes qui ont, depuis, pris fait et cause pour les rebelles maliens et pourraient, si on n’y prend garde, se réveiller par des actions d’éclat. »
 
Double jeu de Paris ?
 
Par ailleurs, dans le concert de louanges de l’intervention française au Mali, quelques voix dissonantes se font entendre… Certains journaux algériens continuent de critiquer vertement la stratégie française, à l’instar de La Tribune qui estime que « la France cherche en effet avant tout à sauvegarder ses intérêts économiques dans la région du Sahel. Ce sont là les objectifs inavoués d’une guerre qui commence à avoir ses premières conséquences avec l’attaque terroriste d’hier, relève le quotidien algérien. Officiellement, la France intervient depuis une semaine au Mali pour appuyer les forces maliennes dans leur lutte contre les groupes armés islamistes (…). Mais ce qu’on ne dit pas, poursuit La Tribune, c’est que cette guerre vise aussi à mettre à l’abri les intérêts économiques de l’Hexagone. Certes le Mali, où Paris totalise 28 filiales d’entreprises, n’est pas parmi les plus importants partenaires de la France dans cette région. Mais la stabilité dans les pays limitrophes compte beaucoup pour Paris. C’est le cas de la Mauritanie pour ses richesses pétrolières et du Niger pour ses gisements d’uranium et bien évidemment de l’Algérie. »
 
Enfin, très critique également La Nouvelle Tribune au Bénin qui estime que « la guerre de la France fait honte à l’Afrique. (…) Il y a quelque chose d’humiliant pour nous autres Africains, affirme le quotidien béninois, à voir une puissance occidentale, et de surcroît l’ancien colonisateur, venir faire la guerre à notre place, comme au temps de la colonisation et décider de comment cette guerre va être menée. » Et La Nouvelle Tribune d’interpeller justement l’Algérie ou encore le Nigeria, tout à fait capables, selon le journal, « de mettre en déroute ces jihadistes d’un autre âge. »

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