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Revue de presse Afrique

A la Une : de la guerre à la guérilla…

A la Une : de la guerre à la guérilla…
 

Au fur et à mesure de la progression et des succès des militaires français et maliens, le conflit au Nord-Mali devrait peu à peu changer de forme. C’est ce qu’explique le site internet de Jeune Afrique . « Les islamistes armés qui occupent le Nord du Mali se sont préparés à l’intervention militaire actuelle depuis de longs mois. Ils devraient rapidement adopter une stratégie de guérilla sur laquelle les forces françaises et africaines pourraient bien se casser les dents », affirme le site de l’hebdomadaire panafricain. « Les soldats français et africains ont rapidement pris l’avantage, poursuit-il, sur les groupes islamistes armés.

Ciblés par des frappes aériennes, la plupart des combattants d’Aqmi, d’Ansar Eddine et du Mujao ont quitté les grandes villes du Nord qu’ils contrôlaient depuis neuf mois. 'Ils savent très bien qu’ils ne tiendraient pas le choc, explique Yves Trotignon, spécialiste de l’islamisme radical, cité par Jeune Afrique. Leur stratégie devrait être un mélange de guérilla et de terrorisme'.

Cette tactique, semblable à celle qu’appliquaient leurs 'frères d’armes' en Irak et en Afghanistan, consiste à user l’ennemi en le frappant violemment et par surprise. » La récente, et sanglante, attaque d’un commando islamiste sur le site gazier d’In Amenas, dans le sud algérien, en est un premier aperçu, relève Jeune Afrique. Outre les prises d’otages, les attentats-suicides et les embuscades sont d’autres techniques susceptibles d’être utilisées par les jihadistes, dont certains, très déterminés, n’hésiteront pas à sacrifier leur vie au nom de la guerre sainte. »

Vengeances ?

Alors va-t-on vers un enlisement, un conflit long ? Difficile de répondre avec précision. Le problème le plus préoccupant pour le moment, ce sont les exactions qui auraient été perpétrées par l’armée malienne… Les organisations humanitaires, en premier la FIDH, la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme, s’inquiètent. Plus d’une dizaine d’exécutions sommaires de combattants islamistes ou assimilés auraient été perpétrées par des soldats maliens. La FIDH est affirmative.

Et les médias de la sous-région s’alarment. « Attention aux exactions ! », s’exclame le site d’information Guinée Conakry Infos . « Les soldats maliens en seraient désormais à des exécutions sommaires. N’ayant manifestement pas encore réussi à digérer le fait que quelque 80 d’entre eux aient été égorgés ou éventrés par les combattants d’Aqmi, dans la ville d’Aghélock, ils auraient alors décidé de rendre 'dent pour dent' ! (…) Le faciès, la peau claire, a été érigé en critère de distinction entre rebelles et non rebelles, déplore encore Guinée Conakry Infos. Avec naturellement le risque plutôt élevé que de pauvres innocents se retrouvent accusés d’islamisme. »

Constat similaire pour Le Pays au Burkina : «les communautés touarègue et arabe du Mali vivent actuellement dans la peur, la détresse, et sont envahies par des sentiments de honte et de culpabilité. Elles sont victimes de menaces, de représailles et de violences

Et le quotidien burkinabé de lancer un appel : « le Mali n’est pas engagé et ne livre pas une bataille contre ses propres minorités. Le peuple malien doit savoir faire la part des choses. Et, cette guerre ne doit pas servir de prétexte à l’expression des instincts les plus brutaux, accentuant la conscience du malheur chez un peuple déjà blessé dans son âme. Car, il existe un risque de divorce réel entre les différentes communautés vivant au Mali. »

Se mettre autour d’une table !

«Vers un nettoyage ethnique du nord ?», s’interroge pour sa part le site d’information Slate Afrique . Slate Afrique qui rapporte les propos de l’historien Pierre Boilley, directeur du Centre d’Etudes des Mondes Africains : « j’observe les actions de l’armée malienne depuis les années 1960, et de fait cela fait 50 ans que l’armée malienne commet des exactions dans le nord, affirme-t-il. Une situation qui est due à plusieurs raisons, comme par exemple le manque de formation de l’armée malienne, qui n’est pas très portée sur la question des droits de l’homme.

Le second problème, poursuit Pierre Boilley, est que cette armée est composée très majoritairement de gens du sud. Et chez certains éléments, un racisme existe contre les gens du nord, et surtout il y a un amalgame entre les rebelles, les salafistes et ceux qui ont la peau blanche. »

Alors quelle est la solution ? Pour l’historien, «Il faudra bien qu’un jour où l’autre, tout le monde se mette autour de la table et discute des problèmes relatifs au nord du Mali. Tout le monde, c’est à dire l’ensemble des communautés du nord, les populations du sud, l’Etat (sans les militaires putschistes…) et qu’on trouve un arrangement institutionnel durable sous l’égide et la garantie de la communauté internationale.»

Le spectre du Rwanda

Enfin inquiétudes également au sein de l’armée française, comme le rapporte Le Figaro. « S’ils se généralisent, les mauvais traitements infligés aux islamistes armés ou à ceux qui sont censés les avoir soutenus pourraient jeter une ombre sur l’opération Serval, qui se déroule pour l’instant relativement bien. Les représentants de la Défense le savent bien, relève le quotidien français.

Neuf ans après les faits, le rôle présumé des militaires français auprès des milices hutues impliquées dans le génocide au Rwanda fait toujours débat. (…) L’armée française ne veut surtout pas être tenue pour responsable d’éventuels crimes de guerre qui seraient commis par ses protégés maliens. Que faire ?, s’interroge Le Figaro. En encadrant les forces maliennes et africaines sur le terrain, les militaires français espèrent pouvoir les contenir.»

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