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mardi 29 janvier 2013
Bassma Kodmani, politologue, cofondatrice du Conseil national syrien
Bassma Kodmani.
Bassma Kodmani.
AFP/Andrei Smirnov
Par Frédéric Rivière

« Cette révolte qui s’est transformée en guerre rend les deux parties très dépendantes du soutien extérieur. La révolte, tant qu’elle était pacifique, pouvait compter sur le courage des seuls syriens pour sortir et affronter le régime et sa répression. Dès lors que la révolte et les insurgés ont prit les armes, malheureusement, il s’est développé une dépendance vis-à-vis de l’extérieur en armes et en argent… »

La coalition de l’opposition syrienne a réclamé hier, lundi, au cours d’une réunion internationale à Paris, un soutien financier et des armes pour renverser le président Bachar el-Assad. Est-ce que la solution est là, de l’argent et des armes ?
Bassma Kodmani, est politologue, directrice de l’Initiative arabe de réforme (ARI) et cofondatrice du Conseil national syrien, qu’elle quitte en août 2012, est l’invité de Frédéric Rivière.

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Il n'y a pas de petrole en

Il n'y a pas de petrole en Syrie. Cela est la raison pourquoi le conflit continue depuis un tel longtemps. Regardez la situation en Libye et la position adopté par l'occident. Il est très simple, pas de petrole, pas d'intervention.

Je crois que le conflit

Je crois que le conflit syrien a montré le cynisme des protagonistes, en premier lieu les occidentaux qui ont fait de Bachar l'ennemi no 1 des qu'ils ont vu qu il n avait plus d'utilité et qu'il fallait faire main basse sur le pétrole syrien comme le précédent en Irak,
2eme les rebelles qui ne savent plus très bien a qui ils font alliance quitte a le regretter très amèrement,
3e les arabes qui nous ont montrer leur incapacité a trouver une solution viable bien au contraire ils attisent le feu,
4e Assad s'est enfermé dans une logique radicale qui la mènera a subir le sort de Saddam.

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