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Invité Afrique

Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, médiateur de la Cédéao

Christophe Boisbouvier
Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, médiateur de la Cédéao
 

« Je pense que l’essentiel est fait. A savoir que par rapport à l’offensive militaire des mouvements rebelles, une offensive qui venait en violation des résolutions des Nations unies et aussi de l’engagement pris par ces mouvements à Ouagadougou pour arrêter la guerre, je cois que l’opération franco-africaine est un succès. Mais cela n’est pas suffisant pour une paix durable au Mali. Il faut que les Maliens continuent de s’investir dans un dialogue inter-malien afin de traiter cette crise qui est foncièrement d’abord une crise politique, donc c’est sur le terrain politique que les batailles doivent se gagner aujourd’hui. »

Fallait-il négocier avec les jihadistes ? Que reste-t-il des putschistes ? Depuis près d’un an, le président burkinabè Blaise Compaoré est le médiateur de la Cédéao dans la crise malienne. Au lendemain de la reprise de la ville de Tombouctou par les forces franco-africaines, il répond, à Addis-Abeba, aux questions de Christophe Boisbouvier, l’un de nos envoyés spéciaux au 20e sommet de l’Union africaine.

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