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Revue de presse française

A la Une de la presse hebdomadaire: le triomphe de François Hollande au Mali

Norbert Navarro
A la Une de la presse hebdomadaire: le triomphe de François Hollande au Mali
 

L’édition dominicale du journal Le Parisien ne s’y est pas trompée, en illustrant sa une d’une photo de François Hollande prise hier à Tombouctou.

En toile de fond, un minaret en pain de sucre hérissé de pieux. Au premier plan, de dos, un homme vêtu de bleu, coiffé d’un chèche et que regarde dans les yeux le président français, costume-cravate, sourire aux lèvres, et ce titre : «Triomphe présidentiel au Mali », étant rappelé qu’à Rome, le «triomphe» était, il y a vingt-cinq siècles, cette cérémonie durant laquelle le César du moment, sous les vivats du peuple, défilait à la tête de ses troupes après la victoire militaire.

A Tombouctou hier, c’est une foule «en liesse» qui a accueilli François Hollande «en libérateur», constate Le Parisien, qui publie également la photo du dromadaire offert au président français ! Il faut dire que l’animal est revêtu du drapeau français ! «Un dromadaire pour le boss», lance Le Parisien Dimanche !

Le Journal du Dimanche n’est pas en reste. Dans ses colonnes, François Hollande est aussi affublé de la gloire du «libérateur» et même de «sauveur». A Tombouctou, la foule en liesse a scandé «Papa Hollande», et le journal ne comptait plus les pancartes «Vive la France de François Hollande».

Des marques d’attention qui ont «peut-être changé» le président français, estime, énigmatique, Le JDD. De quoi, en tout cas, «amuser» le ministre français du Développement. Présent sur place, Pascal Canfin lâche au journal, en parlant du chef de l’Etat : «je crois qu’il serait élu ici, non ?»..

Emotion également du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, tapant sur une «darbouka», tenant la main d’un «enfant qui se marre». C’était un peu «comme si dans cette ville libérée des islamistes, François Hollande et ses proches sentaient le souffle de l’histoire», énonce Le Journal du Dimanche.

Mais attention, complète le confrère, la guerre «n’est pas terminée». Le titre de une du JDD est, du reste, sans ambigüité : au Mali, «on reste». Car la France n’a pas «terminé sa mission», a dit le président, avant de compléter «nous sommes tout près des otages ».

En tout cas, pour l’hebdomadaire, pas de doute, au Mali, François Hollande, qui a rendu un hommage appuyé aux militaires français, «a gagné ses galons de chef de guerre», mais pas seulement.  «Ici, à 4000 km de son pays, dans la poussière sablonneuse de Tombouctou, dans la ferveur des foules de Bamako, ce samedi 2 février, neuf mois après son élection, François Hollande est devenu président de la République», emphatise Le Journal du Dimanche.

Mali : plaies mobiles

François Hollande a regagné la France dans la nuit. Mais au Mali, aujourd’hui, c'est-à-dire le jour d’après, tout reste à faire. «Le plus dure commence», souligne Le JDD. Car c’est au «compte-gouttes» que s’effectue le déploiement des troupes de la Misma, la Mission internationale de soutien au Mali, qui doit prendre le relais des troupes françaises. Pire, selon l’hebdomadaire, «l’arrivée programmée des troupes africaines ne garantit pas le respect des droits de l’homme, loin s’en faut».

Quand à la crise politique qui secoue le Mali depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars 2012, elle est «bien plus compliquée à régler que la crise sécuritaire», déclare au JDD un éditorialiste à Bamako !

Le journal Le Monde daté d’aujourd’hui détaille justement «les trois plaies du Mali (…) faillite de l’Etat, discrimination à l’égard des Touareg et abandon du nord du pays à des nébuleuses armées islamistes». Et de ces trois plaies suinte à présent la crise « la plus grave sans doute que le Mali ait connue depuis son indépendance, en 1960 », estime le journal.

Alors, oui, tout reste assurément à faire. D’autant, constate M, le magazine du journal Le Monde, ..d’autant que, désormais, le djihad « passe par le Web ».

A l’origine de la récente prise d’otages du complexe gazier d’In Aménas, en Algérie, les djihadistes «ont aussi livré bataille sur le terrain des médias», relève l’hebdomadaire. « Sur les forums djihadistes, on enjoint les combattants du nord du Mali d’adopter une stratégie de dispersion pour éviter un « Tora Bora » malien », explique M, en référence au camp retranché des talibans afghans, pilonné par l’armée américaine au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Eviter Tora Bora ? C’est la conséquence de la guerre dite «asymétrique», qui oppose une armée disposant de la supériorité militaire à une guérilla.

Portrait poignant cette semaine dans Le Nouvel Observateur, d’un de ces enfants-soldats du djihad, prisonnier à la gendarmerie de Ségou. Quinze ans à peine, Boubacar, c’est son nom, se rappelle comment son chef parlait du «désert immense», de la «colère de Dieu qui frappera les impies, dans les dunes, sur les routes ou même dans les villes, portée par des martyrs, ceinture d’explosifs autour de la poitrine».

Boubacar, alors, «ne comprenait pas», note Le Nouvel Obs, mais son chef ne faisait que lui expliquer «les règles de la guerre asymétrique. Celle qui peut désormais commencer».

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