lundi 04 février 2013
2. Mali: la visite du président Hollande
REUTERS/Philippe Wojazer
Lundi, je vous propose de réagir à la visite de François Hollande au Mali.
Trois semaines après le début de l’opération Serval, quel regard portez-vous sur l’évolution de la situation ? Comment envisagez-vous la suite des opérations militaires et la perspective de l’après-guerre ?
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(1) Réaction
A mon avis, les choses
A mon avis, les choses rentrent dans la phase la plus délicate.
En effet, les grandes villes sont libérées et les terroristes se sont retranchés pour mieux s’organiser et prendre des positions qui leur permettent de mieux se défendre. Je pense qu’il faut être vigilant et surtout ne pas donner le temps à ces gens de s’organiser davantage.
Quelle suite : Au plan stratégique, il faut rapidement que toute l'armée africaine soit rapidement sur le terrain. Aussi, il faudra éviter d’intégrer le MNLA et le MIA dans la guerre. C’est un danger pour la stabilité du pays. Tant qu’ils ne déposent pas les armes, on ne peut les utiliser. Mais s’ils déposent les armes et oublie leur revendication indépendantiste, leur connaissance du milieu pourra être utilisée uniquement dans l’information et le conseil.
Par ailleurs, la position de la France me parait instable dans la mesure où l’armée française s’est déployée à Kidal sans aucun représentant de l’armée malien encore moins des officiels maliens. Cela est incorrect de la part de la France.
Aussi, je ne suis pas d’accord que la France se limite à libérer les grandes villes seulement. Les armées africaines ont besoin des moyens matériels et humains français.