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Revue de presse Afrique

A la Une : l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd

Frédéric Couteau
A la Une : l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd
 

L’indignation en Tunisie et bien au-delà de ses frontières après l’assassinat hier matin de l’opposant Chokri Belaïd, tué par balles devant chez lui. Le parti islamiste au pouvoir Ennahda est montré du doigt. Manifestations, heurts avec la police… La presse est sous le choc. Et dans la blogosphère, les attaques fusent contre Ennahda et son chef Rached Ghannouchi, comme le montre ce point de vue publié sur le site Tunis Tribune qui s’adresse directement au leader islamiste : « Il est temps pour vous de lâcher prise sur un pays que vous n'avez jamais aimé, de rendre le pouvoir à ceux qui ont payé cher pour l’arracher à la dictature. Il faut que la tromperie cesse et que la tricherie s’arrête. Vous avez fait assez de dégâts, assez de souffrances et vous avez causé suffisamment de troubles et de tourmente, vous devez dégager ! »

Hier matin, le quotidien tunisien Le Temps publiait cet éditorial étrangement prémonitoire : « On assiste presque quotidiennement à des agressions contre des opposants, des journalistes, des intellectuels, des militants de la société civile et contre des sièges de partis et d’associations sans que les coupables ne soient arrêtés ou inquiétés. Ceci intrigue, soupire le quotidien tunisien, non seulement l’opposition mais tous les démocrates du pays et suscite des interrogations quant au laxisme des autorités et leur peu d’empressement à appliquer la loi. Y a-t-il anguille sous roche ? Y a-t-il connivence entre le parti dominant au pouvoir et ces énergumènes ? Une hypothèse que plusieurs opposants n’ont pas hésité à franchir accusant du coup Ennahda d’être l’instigateur de la violence dans le but d’intimider ses adversaires. Des accusations, conclut Le Temps, qui font froid dans le dos, jettent de l’ombre sur le déroulement des prochaines élections et hypothèquent tout le processus démocratique. »
 
Un nouveau mouvement révolutionnaire ?
 
Ce matin, beaucoup de réactions dans la presse du continent… « La Tunisie sous le choc manifeste sa colère », constate en Une La Tribune en Algérie. « La situation se dégrade en Tunisie », relève également El Watan.
 
Interrogé par le quotidien algérien Le Temps, Djilani Hamani, porte-parole du Parti des travailleurs tunisien dénonce lui aussi Ennhada et les groupes islamistes : « Ces groupes criminels veulent transformer la Tunisie en Somalie ou en Liban du temps de la guerre civile, affirme-t-il. C'est sciemment de plonger les Tunisiens dans une détresse sociale et économique afin d’empêcher que leur révolution soit prise comme exemple. »
 
Le site Guinée Conakry Infos tente également d’analyser la situation : « Le monde a du mal à voir les doux fruits de la vague révolutionnaire du printemps arabe de 2011. (…) Le bilan est plutôt désastreux. Car avec l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd, on réalise qu’en Tunisie aussi, les problèmes n’étaient pas que d’ordre économique et social. Les droits humains et les libertés politiques n’y sont pas non plus garantis, plus d’un an après la chute de Ben Ali. Et pour les Tunisiens, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’occasion de solder les comptes des nouvelles autorités par rapport aux espoirs déçus et aux promesses non encore tenues. C’est ainsi que depuis hier, constate Guinée Conakry Infos, les rues tunisiennes sont de nouveau occupées par des manifestants qui pourraient mettre l’occasion à profit pour enclencher un autre mouvement révolutionnaire... » En effet, conclut Guinée Conakry Infos, « beaucoup redoutent que les manifestants, poussés par l’émotion, ne finissent par reprendre goût à la révolution et décident de chasser les nouveaux maîtres, à leur tour. »
 
Finale inédite
 
Le football, avec la finale de la CAN qui opposera dimanche le Burkina Faso et le Nigeria. Explosion de joie hier soir dans les deux pays. « Les Super Eagles atteignent leur première finale depuis 2000, en battant le Mali 4 à 1 », s’exclame le quotidien nigérian This Day. « Les Eagles montent en finale », se réjouit Vanguard.
 
Au Burkina, la presse jubile également… « Les Etalons en finale pour la première fois », relève Le Pays. « L’exploit ! La rage ! La gloire ! (…) Face aux Blacks Stars du Ghana, ils ont été les stars. A égalité (1-1) après les 120 mn de jeu, c’est finalement aux tirs au but que les Etalons ont battu les Ghanéens, note Le Pays, malgré le coup de pouce de l’arbitre tunisien. »
 
En effet, relève aussi L’Observateur, « Les Etalons du Burkina sont en finale mais ils auront retenu que l’arbitre tunisien Slim Jedidi a failli les priver de cette finale historique. (…) N'eût été l'attitude répréhensible de l’homme en noir, les Etalons auraient pu gagner avant ou pendant les prolongations. »
 
En tout cas, constate Fasozine, « à Ouagadougou, où la population est descendue dans les rues pour manifester sa joie, cette victoire est perçue comme la manifestation de la justice divine. Tout en espérant que les Etalons ramènent le trophée au Burkina, où la nuit d’après victoire fut très courte, le pays entier reste mobilisé derrière ses “enfants en mission”. Malgré donc un arbitrage calamiteux, et c’est peu dire, le Burkina Faso disputera dimanche la première finale de son histoire. »
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