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Atelier des médias

2 - Mosireen, la vidéo au service du changement en Egypte

Ziad Maalouf
2 - Mosireen, la vidéo au service du changement en Egypte
 

Reportage au Caire cette semaine sur le collectif et média «populaire» Mosireen. L'Atelier des médias a rencontré Aalam Wassef. Plasticien, éditeur et blogueur, Aalam Wassef est co-fondateur Mosireen, dont la principale mission depuis deux ans est de récolter et produire des vidéos pour raconter et archiver la révolution.

Mosireen, en égyptien, signifie "déterminé". Et c'est bien la détermination qui caractérise le mieux l'action des membres de ce collectif qui a vu le jour en 2011. Ce projet s'est donné pour mission de couvrir et de créer une archive vivante du changement en Égypte, au moment de la révolution qui a entraîné la chute du dictateur Hosni Moubarak le 11 février 2011, après 30 ans de pouvoir.

 

Aalam Wassef est l'un des membres de Mosireen. L'homme a de multiples casquettes : artiste, éditeur ou encore blogueur - il a notamment tenu pendant quelques mois un blog sur Libération.fr, Cris d'Egypte - il s'est lancé dans le projet dès sa création, aux premiers jours de la révolution égyptienne.

 

Face aux silences des médias étatiques et de leurs satellites sur les violences faites aux citoyens égyptiens, Aalam et d'autres blogueurs engagés ont voulu récolter les témoignages de ce qui se passait réellement dans les rues du Caire.

"L'idée, c'était de faire entendre les voix que l'on entendait trop peu, la voix de la rue, du peuple, des gens qui perdaient leurs fils, leurs frères et leurs soeurs dans les manifestations et les affrontements avec la police."

 

A l'époque, comme aujourd'hui, il s'agit de donner une visibilité aux victimes de la répression et des violences policières que les médias d’État ne couvrent pas.

 

Une base d'archives librement accessible en ligne

Mosireen a donc permis de créer une base d'archives vidéo, format de prédilection du site : tous les films réalisés par les membres de l'organisation ou des contributeurs extérieurs sont conservés et classés en ligne, par date et par lieux. Le tout est accessible gratuitement.

 

Lors du deuxième sit-in Place Tahrir - lieu emblématique de la révolution du printemps 2011, et où se rassemblent aujourd'hui encore les opposants au régime de Mohamed Morsi - Mosireen avait installé une tente pour inciter les gens à déposer les images prises avec leurs téléphones portables ou leurs caméras.

Mosireen existe de différentes manières en lignes : l'organisation a un compte Twitter, des chaînes sur Youtube et Viméo ainsi que plusieurs pages Facebook. Pour Aalam Wassef, il était important de multiplier les canaux de diffusion en ligne pour que les ressources de Mosireen soient facilement accessibles aux internautes, et puissent être aisément partagées. L'organisation veille également à s'appuyer sur un réseau de relais de personnes qui ont une forte influence sur les réseaux sociaux.

 

Donner une réalité sensible à une information parfois trop désincarnée

 

Toutes ces vidéos ont pour but d'être au plus près d'une actualité qui ne sera pas couverte par les autres médias égyptiens. Mosireen veut donner une réalité sensible à des faits qui ne seront que brièvement évoqués de manière factuelle par les journaux et les télévisions de son pays, voire qui seront totalement ignorés. Mais surtout, le site veut également dénoncer toutes les injustices qui touchent encore trop souvent les citoyens égyptiens.

 

Dernier exemple en date avec le cas de Mohammed al-Guindi, un étudiant de 28 ans arrêté et torturé à mort pendant sa détention par la police égyptienne. Le jeune homme avait assisté à la mort d'un manifestant Place Tahrir, et aurait pu devenir un témoin gênant pour la police.

Comme la plupart des vidéos disponibles sur Mosireen.org, le sujet mêle témoignages d'anonymes, mais aussi interviews de gens bien informés : dans la vidéo ci-dessus un avocat explique ainsi les vices de procédure lors de l'enquête, tandis qu'un médecin critique le rapport d'autopsie de Mohammed al-Guindi, bâclé. Le tout a un rôle pédagogique : donner aux internautes des éléments pour comprendre un événement qui s'est produit en Égypte.


Pour Aalam Wassef, toutes les vidéos archivées sont là pour rendre justice : le but est parfois atteint quand les images arrivent à toucher l'opinion public et parviennent à créer un débat. Dans cette démarche, Mosireen trouve parfois des alliés inattendus, comme par exemple les anciens médias proches d'Hosni Moubarak, trop heureux de critiquer les Frères musulmans au pouvoir...

 

"La révolution continue ? En réalité, des funérailles continues..."

 

Parallèlement à cette activité en ligne, Mosireen a organisé très tôt des projections de vidéos dans la rue, avec le lancement du Tahrir Cinema. Ses membres ont également fait distribuer des DVD gratuitement pour inciter les gens à projeter des films à leurs proches ou à leurs voisinages.

Dans la phase de transition suivant la révolution de 2011, un écran, un vidéoprojecteur et des enceintes ont permis de diffuser toutes les images montrant que l'armée égyptienne n'était pas du côté de la révolution et du peuple, puisqu'elle s'en prenait à des citoyens égyptiens. Avant les élections législatives et présidentielles en Égypte, peu d'images montraient les agissements du conseil supérieur des forces armées. En diffusant ses vidéos dans la rue, Mosireen entendait montrer le vraie visage de l'armée, afin d'inciter les citoyens à se montrer vigilant.Depuis deux ans, ces violences n'ont jamais vraiment cessées, faisant dire à Aalam Wassef que depuis deux ans en Égypte, on assiste non seulement à "une révolution continue", mais surtout à "des funérailles continues"...

Quel avenir pour Mosireen ?

 

Après deux ans d'existence, cette initiative fondée sur le volontariat, et qui compte de plus en plus de membres a renforcé son organisation. Elle se répartit en groupes de travail pour que toutes les décisions ne soient pas prises en groupe. L'organisation développe un réseau en province, pour que l'action qu'elle mène au Caire soit reproduite un peu partout dans le pays.


Le collectif veille ainsi à ce que des formations soient menées dans le pays - construction de vidéos, cours pour apprendre à filmer, à prendre du son convenablement... - pour que le projet se développe indépendamment ailleurs.

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