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Revue de presse Afrique

A la Une : l’accord de paix pour la RDC

Frédéric Couteau
A la Une : l’accord de paix pour la RDC
 

Onze pays africains ont donc signé hier, dimanche 24 février, à Addis-Abeba, un accord destiné à ramener la paix dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment en renforçant la Monusco, la mission des Nations unies déployée dans la région.

« Une signature et beaucoup de prudence », titre le site d’informations Kongo Times. Kongo Times qui rappelle en effet que « de nombreux accords bilatéraux et multilatéraux ont déjà été passés ces dernières années, sans permettre de ramener une paix durable dans cette région qui suscite les convoitises en raison des richesses minières qu’elle recèle ». De plus, relève encore le site d’informations congolais, « l’absence des présidents ougandais et angolais hier à Addis-Abeba, ne peut que confirmer l’inquiétude de ceux qui s’interrogent sur l’impact réel de cet accord ».

Et puis sur place, « en RDC, pointe encore Kongo Times, les avis sont nettement partagés entre les différents acteurs politiques et membres de la société civile sur la signature de cet accord de paix. Pour les uns, ce texte reste l’une des solutions aux problèmes de sécurité que connaît la région du Kivu. Pour d’autres, il est question de la mise en cause de la souveraineté nationale, pourtant garantie par le droit international ».

« Devons-nous nous en réjouir ? »

Un débat répercuté par la presse congolaise. Pour le quotidien Le Potentiel, cet accord d’Addis-Abeba n’est pas suffisant. Notamment la question du renforcement de la Monusco qui ne va pas assez loin, selon le quotidien kinois. « S’engager en faveur de la détermination sans équivoque de la mission de la force neutre ou d’interposition, avec comme mandat clair : l’imposition de la paix dans l’est de la RDC. Ce principe primordial aurait dû être énoncé, s’exclame Le Potentiel. Laissant perplexes les Congolais, l’accord se contente de proposer 'une revue stratégique de la Monusco, afin de renforcer son appui au gouvernement pour faire face aux enjeux d’ordre sécuritaire et favoriser l’expansion de l’autorité de l’Etat'. Des circonlocutions qui ne rencontrent pas les attentes d’un peuple fatigué par des assauts injustifiés des voisins prédateurs ».

Qui plus est, poursuit le quotidien congolais, « rien n’est mentionné sur les négociations de Kampala, qui se sont terminées en eau de boudin ; encore moins sur le sort réservé au M23 dont le double statut - force négative et interlocuteur de Kinshasa - continue d’entretenir le flou sur la suite des événements.  Bien plus, le texte supprime, sans argumenter, la mise en œuvre de la force spéciale d’intervention chargée de traquer et neutraliser les forces négatives au nombre desquelles figure le M23 ».
Bref, conclut Le Potentiel, cet accord laisse un « arrière-goût d’inachevé » et place la RDC « sous tutelle ».

« L’accord d’Addis-Abeba : devons-nous nous en réjouir ? », s’interroge pour sa part L’Observateur, autre quotidien congolais. Et bien, oui, répond-il. « Nous nous refusons à croire que cet accord tant attendu pourrait ressembler demain à une promesse qui n’engagerait que celui qui y croit. Parce que nous croyons en cet accord, nous devons mêmement nous investir pour sa meilleure application ».
 
Attention toutefois, prévient L’Observateur, au dialogue national mis également en avant par les signataires de l’accord d’Addis-Abeba. Attention à ne pas tomber dans le piège des revendications multiples du M23. En effet, affirme le quotidien congolais, « des gens aux agendas pas toujours clairs s’activent du mieux qu’ils peuvent pour obtenir par tous les moyens la tenue d’un dialogue national dont on peut douter qu’il apporte quelque chose de significatif au pays. Pour mieux brouiller les pistes, on commence ici et là à appeler ça concertations. On commence ce faisant à avoir affaire là à une guerre sémantique qui ne change rien au fait que cette messe destinée à réconcilier les Congolais ne pouvait mieux tomber pour les animateurs du M23, devenus infréquentables grâce à la vigilance de la communauté internationale ».

Une réconciliation nationale nécessaire

Il reste que « la paix se gagne aussi à l’intérieur », estime Le Pays, au Burkina, qui se penche longuement sur cet accord d’Addis. Certes, reconnait-il, « comme les dirigeants des pays des Grands Lacs ont souvent fait preuve de reniement de la parole donnée, il faudra attendre la mise en œuvre de ce énième accord, avant de juger de la sincérité des uns et des autres. Les faits et gestes de deux des signataires seront passés à la loupe : le Rwanda et l’Ouganda. Car, ces deux pays sont régulièrement et systématiquement accusés d’être les fauteurs de troubles en RDC ».

Mais, relève le quotidien burkinabé, « la paix en RDC est tributaire aussi bien des voisins que de la politique de réconciliation nationale que voudra bien mener le président Kabila. On a ainsi vu que la rébellion du M23, même si elle est instrumentalisée de l’extérieur, a posé des revendications dont certaines sont légitimes et touchent aux questions de gouvernance. Et l’opposition politique congolaise doit trouver son compte dans la nouvelle donne géopolitique sous-régionale. Cela passe par des institutions électorales crédibles, des forces de l’ordre respectueuses des droits humains, une justice indépendante, une redistribution plus équitable des ressources de l’Etat, la fin de l’impunité. Bref, conclut Le Pays, un colossal travail de démocratisation attend la RDC, auquel Joseph Kabila ne peut se soustraire, au risque de brader les efforts de paix en cours ».
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