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    La sécheresse en Nouvelle-Zélande fait flamber les prix mondiaux du lait

    Claire Fages.

      Le prix de la poudre de lait est au plus haut depuis cinq ans en Nouvelle-Zélande, frappée par la sécheresse.

      La production laitière de la Nouvelle-Zélande est très dépendante de la météo puisque le cheptel se nourrit dans les pâturages et, depuis la fin de l'année dernière, ces pâturages ont manqué d'eau. La production de lait est médiocre en cette fin de saison ; or la Nouvelle-Zélande fournit les deux tiers de la poudre de lait qui s'échange sur la planète. En face, la demande chinoise est de plus en plus forte, elle a été multipliée par 10 en cinq ans ! Les Chinois ont tellement peur des contrefaçons dans la poudre de lait fabriquée chez eux, qu'ils se ruent sur la poudre de lait néo-zélandaise ; rien qu’en janvier, ils ont dépassé tout leur quota annuel ! C'est pourquoi les prix flambent aux enchères de Fonterra, la plus grande coopérative laitière néo-zélandaise, qui dicte le prix de référence mondial : la tonne de poudre de lait entier dépasse les 5 000 dollars la tonne, elle a gagné 60% depuis le début de l'année.

      Cela ne compensera sans doute pas les pertes de volumes subies par les éleveurs néo-zélandais. Il n'empêche que la hausse actuelle des prix du lait dans l'hémisphère Sud fait rêver les éleveurs de l'hémisphère Nord, et en particulier en France. Les producteurs français, qui ont subi une hausse des coûts pour alimenter leurs vaches, réclament à corps et à cri une hausse de 3 centimes le litre de lait depuis l'automne. Sans succès, contrairement à leurs collègues allemands et anglais ; la puissance de la grande distribution en France bloque toute hausse de tarifs de la part des industriels du lait, qui ne peuvent donc pas répercuter de hausse aux producteurs. L'élevage laitier est de plus en plus déserté dans l'Hexagone au profit des cultures végétales plus lucratives. Pourtant cette année, les éleveurs laitiers européens pourraient tirer leur épingle du jeu sur le marché mondial, étant donné la chute de la production néo-zélandaise, et la stagnation de celle des Etats-Unis.

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