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Le président français persiste et signe. François Hollande, pour l’heure, écarte toute idée de remaniement gouvernemental. Pourtant, il est « assiégé » en Une de Libération ; sur celle du Figaro, il est dans « l’impasse » ; sur celle des Echos, sa cote de confiance est en « plongée ». Et comme si ça ne suffisait pas, c’est le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici qui est « dans la tempête » à la Une du Parisien-Aujourd’hui en France. Encore ne s’agit-il-là que des Unes des quotidiens nationaux français. Les quotidiens régionaux ne sont pas en reste, tout comme les pages intérieures de l’ensemble de la presse française. La tourmente n’en finit pas d’enfler, celle qui est née de l’affaire Cahuzac, du nom de l’ex-ministre du Budget, confondu de mensonge et d’évasion fiscale, via des comptes bancaires en Suisse comme à Singapour.
Très sévère pour le président, Libération évoque ce matin une situation de « chaos » due, selon lui, au fait que François Hollande à trop tardé pour se séparer de Jérôme Cahuzac. Selon le journal, « c’est pour avoir attendu les conclusions de l’enquête du parquet que Hollande et Ayrault ont fauté. Les indices, même s’ils ne constituaient pas des preuves absolument irréfutables de l’existence du compte suisse de Cahuzac, imposaient au président de prendre la décision de se séparer de son ministre, soutient Libération. La présomption d’innocence n’empêche pas de défendre l’intérêt de l’Etat (…) L’indépendance de la justice ne peut être une entrave à la décision politique ».
Le Figaro n’est pas en reste. Le quotidien, qui avait cette semaine, évoqué l’hypothèse d’un remaniement gouvernemental, note que, « pour l’heure », cette hypothèse est écartée. Pourtant, insiste le quotidien, « François Hollande à le devoir de réagir et de tout changer, son équipe et sa politique. C’est un devoir moral ».
Avis diamétralement opposé du quotidien économique Les Echos. « Il faut être rêveur, à gauche, pour penser qu’un remaniement suffirait à panser les plaies, estime le journal, il faut être, à l’UMP, cynique ou à côté de la plaque pour croire que la droite classique tirera sans coup férir les marrons du feu ».
Alors, pas de remaniement ? Le Parisien-Aujourd’hui en France note aussi que François Hollande ne remaniera « pas tout de suite ». Le journal publie un sondage de l’institut BVA affirmant que cinquante-trois pour cent des Français sont mécontents de la manière dont François Hollande et le gouvernement gèrent l’affaire Cahuzac.
Quand au journal communiste L’Humanité, il s’en prend ce matin aux paradis fiscaux, théâtre de « la grande évasion ». Chaque année, 40 milliards d’euros échappent à l’impôt, s’indigne L’Humanité, qui dénonce les « connivences » entre l’argent et des responsables politiques. Et le journal de s’en prendre à la droite. « Les inventeurs du bouclier fiscal pour leurs amis les riches, de l’austérité sans frein et de la remise en cause du droit syndical, mise en chantier en fin de quinquennat, ont-ils des leçons à donner ? Non et c’est d’ailleurs pour cette politique qu’ils ont menée qu’ils ont été battus », rappelle L’Humanité.
Sarko : non-lieu en perspective
L’un est dans la tempête, l’autre serait en passe d’en sortir. Tandis que François Hollande est dans la tourmente, son prédécesseur Nicolas Sarkozy pourrait bénéficier d’un non-lieu. C’est ce qu’affirment ce matin Le Parisien-Aujourd’hui en France mais aussi le site internet de la radio France Info.
Selon Le Parisien, le parquet de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, envisage de requérir un non-lieu concernant l’ancien président français, inculpé pour « abus de faiblesse » à l’égard de la milliardaire Liliane Bettencourt. Le journal s’appuie sur une source proche du dossier selon laquelle les confrontations organisées le 21 mars dernier entre Nicolas Sarkozy et d’anciens membres du personnel de l’héritière du groupe L’Oréal n’avaient « rien » apporté de neuf.
Le site Internet de France Info évoque de son côté « plusieurs sources concordantes dont Le Parisien » pour prédire que le parquet se dirige vers des « réquisitions de non-lieu » dans cette affaire Bettencourt. Bien sûr, complètent les deux journaux, « les juges auront le dernier mot, ils ne seront pas tenus de suivre ces réquisitions ». Mais en cas de désaccord, le parquet « pourra alors faire appel », précisent-ils en chœur, très au fait de la procédure pénale française qui stipule bien qu’alors, ce sera la cour d’appel qui « tranchera » en dernier ressort.
Le Conseil économique et social français, théâtre d’une « fronde » sociale
C’est Le Parisien-Aujourd’hui en France qui utilise ce mot pour définir la situation sociale prévalent au sein de cette institution. Une « fronde » sans précédent depuis sa création il y a quelques quatre-vingt-dix ans. Les syndicats du CES y dénoncent pêle-mêle le « démantèlement de l’emploi » mais aussi une organisation du travail « archaïque », ou encore un « mal-être » au sein du personnel du Conseil économique et social.

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