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Pour Les Dépêches de Brazzaville, c'est la rencontre du chef de l’État avec la diaspora congolaise qui sera l'un des moments forts du voyage. « Une communauté qui compte plusieurs dizaines de milliers (de personnes) et dont l'appui apparaît (au journal) aujourd'hui indispensable ». Le président congolais s'attacherait à impliquer davantage les Congolais de l'étranger. « Une tâche essentielle, poursuit Les Dépêches de Brazzaville, au moment où le principal défi à relever pour l'État est d'élever le niveau de vie et de contribuer à l'émergence d'une classe moyenne responsable».
Au Burkina Faso, on s'intéresse à une autre facette de cette visite. « Hollande et ses contradictions » : c'est le titre choisi par Le Pays, qui regrette de devoir reparler de Françafrique. Le journal burkinabè se demande pourquoi le président français « s'obstine à recevoir à la queue leu-leu tous les dinosaures de la Françafrique (...). Après Blaise Compaoré, Idriss Déby, Ali Bongo, Paul Biya, c’est au tour du président congolais (...) de fanfaronner sur le perron de l'Élysée. Pourtant, on sait bien que ce dernier est actuellement dans le collimateur de la justice française pour une affaire de biens mal acquis qui impliquerait du reste tous les proches de sa famille ». « Hollande dit être intraitable sur la date des élections au Mali, rappelle Le Pays. On s’attendait à ce qu’il se montre aussi « intraitable » vis-à-vis de certains chefs d’État africains jugés peu fréquentables ».
La France, coupable de « néocolonialisme » ?
Les journaux reviennent d'ailleurs assez longuement sur cette date-butoir donnée par Paris pour le scrutin présidentiel au Mali, rappelée par le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, lors de son déplacement à Bamako. « Sur les bords de la Seine, on pousse à la roue, le martinet entre les dents », écrit L'Observateur . L'élection se sera le 31 juillet au plus tard et rien d'autre ! « Comme pour s’assurer que l’avertissement a été entendu, le chef du quai d’Orsay est allé, vendredi, tendre l’oreille à Bamako ». Mais « de quel droit, s'indigne le journal de Ouagadougou, l’Hexagone se pique-t-il de proférer des injonctions à un État souverain, fût-il actuellement en déliquescence ? » Même son de cloche dans Le Pays , toujours au Burkina Faso, qui parle de « paternalisme néocolonialiste, infantile ».
Scrutin bâclé
Le Mali pourra-t-il vraiment, dans trois mois, organiser un scrutin libre et transparent ? Les deux journaux burkinabés n'y croient pas du tout. Que dire de la sécurité ? La liste électorale sera-t-elle prête ? Comment vont voter les centaines de milliers de réfugiés et déplacés maliens ? Autant de questions posées par L'Observateur . « Attention au scrutin bâclé », prévient Le Pays . « A l’heure actuelle, poursuit-il, il n’existe au Mali aucun climat moral favorable à la réconciliation et à la paix. (...) Le pays peine encore à réaliser son unité spirituelle. Il faut donc craindre que la tenue d’élections bâclées n’engendre, ici, après le chaos djihadiste, un nouveau désordre, une nouvelle instabilité ». « Certes, résume L'Observateur, il faut vite un gouvernement légitime au Mali. Mais rien ne sert de précipiter les choses (...). Une crise postélectorale ne fera que précipiter (le pays) dans le précipice ». Afrika 7 cite de son côté une source diplomatique française. « Ce ne seront pas des élections absolument parfaites, concède-t-il, estimant toutefois qu'un report ne changerait guère les choses ».
Guinée : un retour préjudiciable pour Alpha Condé
On part pour terminer en Guinée où la presse fait ses gros titres sur le possible retour au pays de Moussa Dadis Camara, le chef de l'ancienne junte qui a dirigé la Guinée de décembre 2008 à décembre 2009. Il vit aujourd'hui en exil au Burkina Faso, mais Alpha Condé aurait donné son accord qu’il assiste aux obsèques de sa mère, indique Guinéeconakry.info . Impossible pour le président, de s'y opposer, même si cette décision pourrait lui être préjudiciable. « En effet, dans le contexte de la course folle aux électeurs, le président Alpha Condé ne souhaite certainement pas se fâcher avec le vivier électoral de la (Guinée forestière) », note le site d'information.
« Sauf que Dadis n’est pas n’importe qui. (Il) reste en effet, pour une bonne partie de l’opinion publique (...), lié aux horribles événements du 28 septembre 2009 (dans le stade de Conakry). (...) Pour beaucoup, si jamais il revenait en Guinée, il échapperait un peu plus aux griffes de la justice internationale ». Certaines personnalités, poursuit Guinéeconakry.info, tentent, tant que possible, de « baliser l'évènement ». Tout a été prévu, raconte la presse guinéenne, pour que le capitaine n'atterrisse pas à Conakry. Il « devrait se rendre directement à Koulé, son village situé à 40km de N'Zérékoré », la plus grande ville de guinée forestière. « Le risque, avance Guinéeconakry.info, c'est que le capitaine Dadis, contrairement à certaines de ses dernières déclarations, ne commence à nourrir quelques ambitions politiques. Il pourrait se dire que la meilleure façon d’échapper à une quelconque poursuite judiciaire, ce serait de s’octroyer l’immunité que confère le statut de chef de l’État ».

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