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    Gazprom s'allie à Shell pour forer l'Arctique et le pétrole de schiste en Russie

    Claire Fages.

      Vladimir Poutine a profité de sa visite au Pays-Bas, lundi 8 avril, pour parrainer un accord pétrolier entre le géant russe du gaz Gazprom et la compagnie néerlandaise Shell. Moscou multiplie les alliances avec les compagnies occidentales pour développer les pétroles difficiles d'accès, comme celui de l'Arctique. Car la production traditionnelle de la Russie décline.

      En matière de pétrole, la Sibérie occidentale a longtemps été la « vache à lait » de la Russie. Des gisements rentables et faciles à exploiter. Mais aujourd'hui, leur rendement décline.

      Si la Russie veut garder son rang de premier producteur mondial d'hydrocarbures, elle doit à tout prix développer les pétroles dits « non conventionnels », beaucoup plus difficiles d'accès, mais qu'elle aurait en quantités énormes, que ce soit au nord de ses côtes, dans les eaux glacées de l'Arctique, ou dans les roches très compactes de Sibérie occidentale. Il faudra utiliser des compétences techniques, comme la fracturation hydraulique, que la Russie ne maîtrise pas. Et des capitaux gigantesques à la mesure des difficultés de forage dans les eaux glacées de l'Arctique.

      C'est pourquoi la Russie fait appel aux compagnies privées étrangères pour épauler ses propres compagnies d'État, seules habilitées à recevoir des licences : le géant russe du pétrole Rosneft s'est déjà allié à l'Anglo-Néerlandais BP, à l'Américain Exxon Mobil, au Norvégien Statoil et à l'Italien Eni pour se lancer dans l'exploration de l'Arctique ou des pétroles de schiste de Sibérie.

      Au tour de Gazprom, cette fois, de demander le soutien de l'Anglo-Néerlandais Shell pour explorer lui aussi ces gisements hors normes. Le géant russe du gaz devra se préparer à une lutte fratricide avec son concurrent Rosneft, car Moscou leur a attribué des licences qui se chevauchent dans l'Arctique.

      Pour Shell, c'est une consolation après les déboires qu'elle a connus à l'autre bout de l'Arctique, au nord des États-Unis : la major européenne a dû renoncer à ses tentatives de forages au large de l'Alaska jusqu'à l'année prochaine, après plusieurs avaries, en partie liées à la glace. L'administration américaine risque d'être très prudente sur la poursuite du projet... Alors l'Arctique russe permettrait à Shell de rentabiliser les 5 milliards de dollars qu'elle déjà investis pour forer le pétrole dans ces eaux inhospitalières.

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