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« Aurevoir Kibaki, bonjour Kenyatta ». Le Kenya investit ce mardi son quatrième président. « Un transfert de pouvoir pacifique », s'enthousiasme Le Daily Nation. « Moment historique », écrit Le Standard , toujours au Kenya. « Un transfert de pouvoir à une génération de dirigeants plus jeunes », note le journal. C'était d'ailleurs l'un des arguments de campagne d'Uhuru Kenyatta, qui, à 51 ans, devient le plus jeune président kenyan.
Là-bas, on l'attend au tournant: « Il y a un nouveau shérif en ville, écrit l'éditorialiste du Daily Nation. Va-t-il imiter l'un de ses trois prédécesseurs ? Ou va-t-il tenir sa promesse de changer de manière conséquente la manière dont le Kenya est gouverné ». L'analyste penche pour la deuxième option, même si, nuance-t-il, Kenyatta « n'a pas totalement coupé le cordon qui le relie à un passé plus sombre ». « Il y a bien trop de personnages dans son entourage, qui s'ils ne sont pas déjà en prison, devraient appartenir aux poubelles de l'Histoire ».
Les défis, pour le nouveau président, sont nombreux. Fossé entre riches et pauvres, insécurité, terrorisme, énumère Le Pays au Burkina Faso. « Au niveau interne, Kenyatta semble avoir les mains libres pour se livrer à la tâche ». C'est autre chose au niveau international, car le président est poursuivi par la Cour pénale internationale. « On attend donc de voir, écrit Le Pays, comment Kenyatta s’y prendra dans le volet diplomatique de son mandat. » Le Standard remarque d'ailleurs qu'aucun chef d'État européen ou américain n'a fait le déplacement en ce jour d'investiture…
Paris peut-il donner des leçons à Brazzaville ?
La presse revient aussi encore ce matin sur la visite de Denis Sassou Nguesso à Paris. Bark Biiga , au Burkina Faso, note que le président congolais « n’est plus considéré comme ce président peu recommandable à qui François Hollande n’avait accordé que 15mn d’entrevue glaciale en octobre dernier à Kinshasa. Lundi, les deux présidents sont allés au-delà d’une heure (de rencontre) preuve que le Congo reste important pour la France, et Sassou pour Hollande ». Les deux hommes affichent « une entente cordiale », écrit Jeune Afrique .
Alors bien sûr, Denis Sassou-Nguesso « n'a pas échappé à la question qui fâche : celle des biens mal acquis que la justice française l'accuse de posséder, lui, ainsi que son entourage ». Mais les journaux burkinabés se demandent si Paris peut vraiment lui donner des leçons. Bark Biiga à Ouagadougou s'interroge même: « Est-ce un choix prémédité ou un hasard de calendrier ? ». La visite tombe très mal, pense la presse, en plein scandale Cahuzac. 600 000 euros, peut-être même 15 millions d'euros, sur un compte à l'étranger pour l'ancien ministre français du Budget. « A la différence de Sassou Nguesso, ce sont des sommes peut-être bien acquises, mais certainement mal placées », lance L'Observateur .
Triste bilan pour Thatcher en Afrique
Autre titre développé par la presse du continent : la mort à 87 ans de Margaret Thatcher. L'Afrique reste discrète question hommages, après le décès de l'ex-Première ministre britannique. « Une discrétion, indique Guinéeconakry.info , que l’on peut d’autant plus comprendre que « la dame de fer » n’avait pas eu de rapports privilégiés avec le continent africain ». Un point positif, estime le média en ligne: sa prompte résolution de la crise en Rhodésie du Sud, l'actuel Zimbabwe. Un conflit vieux de 15 ans, dont elle sera venue à bout en moins de six mois. « A l’époque ce fut une réussite diplomatique saluée de partout ».
Mais les relations entre la dame de fer et le continent sont dominées par celles qu'elle entretenait avec le régime ségrégationniste de l'Apartheid en Afrique du Sud. Toujours, elle s'est opposée à des sanctions économiques contre Pretoria. « L'ANC (au pouvoir aujourd'hui) salue la mémoire de cette femme à poigne, mais son porte-parole n'oublie pas qu'elle a « échoué » à reconnaître le parti de Nelson Mandela », souligne Fasozine à Ouagadougou. L'ANC que « Thatcher avait décrit comme un mouvement 'terroriste', insiste Afrika 7 au Bénin. Fasozine note aussi que son « omniprésence dans les sphères de décision internationales a souvent irrité en Afrique, où une femme n'avait jamais occupé un tel poste à responsabilité ».
Un vieux coucou capricieux
Une histoire pour finir : celle de l'avion présidentiel du Bénin. « Il y a longtemps qu’on ne l’a plus vu ronronner dans l’espace aérien béninois, raconte La Nouvelle Tribune. Malgré les nombreux check-up (les réparations) qu’il a subis et les milliards engloutis (près de six milliards), l’avion présidentiel du Bénin n’est toujours pas opérationnel. » Cet avion a une histoire, poursuit le journal. C'est un Boeing 727-200, « un vieil aéronef dont le premier vol remonte à 1963 ». Il a été offert au Bénin par l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Un cadeau plutôt empoisonné puisqu'il n'a jamais fonctionné plus de trois mois d'affilée, poussant le président Boni Yayi à « prendre son mal en patience et à se faire affréter des jets très onéreux pour ses nombreux voyages ». Location de Falcon à chaque déplacement, des dizaines de millions à chaque fois, regrette La Nouvelle Tribune. Le journal béninois se demande si, avec cet argent, on ne pourrait pas tout simplement acheter un avion plus neuf au président.

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