Dernières infos

« Le processus de retrait a effectivement débuté avant-hier lundi, relève L’Observateur Paalga, avec l’arrivée à Chypre de 100 soldats de l’opération Serval. 100 hommes sur un effectif de 4.000, ce n’est rien, c’est même insignifiant, s’exclame le quotidien burkinabé. C’est comme un petit grain de sable dans le désert malien, et cette première fournée se veut sans doute symbolique. Mais symbolisme pour symbolisme, le locataire de l’Elysée, poursuit L’Observateur, qui sait que plus ses troupes durent dans le septentrion malien, plus les risques d’enlisement sont énormes, veut signifier à ses partenaires africains qu’il ne reviendra pas sur sa position et qu’ils devraient se préparer à assurer la relève. Si on excepte en effet les 2.000 combattants tchadiens, le gros de la troupe africaine n’est pas encore véritablement sur le terrain ou, quand elle y est, se cantonne à des tâches quasi anecdotiques. »

En effet, renchérit Le Pays, toujours au Burkina, « la Mission internationale de soutien au Mali (la MISMA) peine à se déployer totalement sur le terrain des combat. Cela est d’autant nécessaire, souligne le journal, que c’est elle qui va prendre le relais après le départ de l’armée française (…). Il est important qu’elle soit en mesure d’assurer la relève car, les djihadistes n’ont pas encore dit leur dernier mot. » Quant à l’armée malienne, relève encore Le Pays, elle est loin d’être opérationnelle. « Vivement que la formation de cette armée qui vient de démarrer permette à celle-ci de jouer son rôle régalien, notamment celui de défendre l’intégrité du territoire. »

Le site d’information Guinée Conakry Infos  s’interroge pour sa part sur la véracité de ce retrait français… D’après lui, le départ de cette centaine d’homme ne signifie pas que la France a enclenché un processus de retrait massif, au contraire… « En réalité, écrit Guinée Conakry Infos, au lieu de se retirer, la France souhaiterait s’établir au Mali pour une période encore plus longue. En fait, la stratégie vise manifestement à jouer le nombre contre la durée. Concrètement, précise le site d’information guinéen, il s’agit de retirer le plus gros contingent pour faire illusion ou diversion, c’est selon. Pour ensuite garder sur place, l’embryon d’une 'armée d’occupation' à l’image de la force Licorne en Côte d’Ivoire. »

Les mêmes ?

En Centrafrique, les régimes changent mais les pratiques restent…C’est du moins ce qu’affirme le quotidien béninois La Nouvelle Tribune  qui relève qu’il y aurait déjà des mouvements d’humeur au sein de la Séléka, au pouvoir depuis tout juste deux semaines. « Entre autres causes, précise le journal, la nomination par le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, de quatre membres de sa famille dans le nouveau gouvernement. Certains observateurs font d’ailleurs constater qu’une partie importante des portefeuilles du gouvernement est revenue à des ressortissants de sa région natale. (…) Et c’est déjà là, s’exclame La Nouvelle Tribune, le début de la gestion patrimoniale et clanique du pouvoir, qu’on a reproché à ses prédécesseurs, dont le général François Bozizé qu’il a chassé du pouvoir. (…) A voir ces premiers pas de Djotodia, l’on est tenté de dire qu’il est lui aussi venu pour enrichir sa famille et son clan, conclut La Nouvelle Tribune. Des actes qui ne sont pas de nature à faire disparaitre les frustrations et les sentiments d’exclusion qui expliquent, en partie, le recours aux armes comme moyen d’alternance à la tête du pays. Ce n’est que le début. Et Djotodia a encore le temps de corriger le tir pour que les mêmes causes ne produisent un jour les mêmes effets. »

Chaud !

Enfin, on revient au Mali, avec la canicule qui sévit dans le pays depuis ces derniers jours… Des températures qui dépassent allégrement les 40 degrés à l’ombre. Du coup, relève Le Républicain, à Bamako où l’on étouffe, « dans l’espoir de trouver un peu d’air pour adoucir leurs nuits, nombreux sont ceux qui amènent leurs couchettes sur leur terrasse ou sous le manguier, quand leur concession en dispose. »

Dans la journée, difficile d’échapper à la fournaise. Les fréquentes coupures d’électricité rendent inopérants les climatiseurs et autres ventilateurs. Alors, on va chercher la fraîcheur, là où elle se trouve naturellement, c’est-à-dire sur les bords du fleuve Niger.
En effet, constate Le Républicain , le week-end dernier, on a assisté à une véritable « ruée sur les plages ». Du coup, relate-t-il, « les vendeurs de boissons, les buralistes, les rôtisseurs, les marchands de fruits et légumes, les propriétaires de parkings pour pirogues, réalisent de jolis bénéfices. (…) Et, peu avant la tombée de la nuit, c’est souvent le branle-bas, relève encore Le Républicain. Tout le monde veut rentrer au même moment. Dans le tohu-bohu, on se bouscule pour prendre place dans des pirogues bondées, avec tous les risques que cela comporte. »

Attention, donc, conclut le quotidien bamakois, « fuir la chaleur en s’amusant au bord de l’eau, nécessite un minimum de prudence. »

Fiche Pays :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(0) Réaction
Fermer