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Petit à petit, les éléments de la Mission internationale de soutien au Mali se positionnent au nord de ce pays. Depuis deux jours, un bataillon burkinabè est ainsi à pied d’œuvre à Tombouctou.
Mais c’est « au pire moment » que les troupes ouest-africaines « entrent en scène », estime L’Observateur au Burkina-Faso. Depuis quelques temps en effet, les groupes islamistes se livrent à une « guerre asymétrique » sous forme de « guérilla et d'attentats-suicides », relève le confrère, qui prédit que ces groupes terroristes « seront aidés dans cette entreprise par le fait que la porosité des frontières leur permet de se déplacer allègrement dans les différents pays de la zone, sans compter que leur parfaite connaissance du terrain leur permet de se fondre dans le relief qu’ils arpentent », complète le quotidien ouagalais.
Terrorisme : des djihadistes sur la lagune Ebriée ?
Justement, la question qui se pose ce matin est celle de l’infiltration des jihadistes au-delà de la seule zone du Sahel, et plus précisément à Abidjan. C’est le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko qui l’a dit sur place hier, lors d’une réunion en présence du premier ministre ivoirien. Et cette information n’est pas passée inaperçue au Mali-même, où le quotidien Le Républicain évoque les « tentacules du Mujao dans la sous-région ». Pour le quotidien malien, à présent que le gouvernement ivoirien l’a confirmée, il ne s’agit plus d’une rumeur, mais d’une « information ». Et selon Le Républicain, elle « donne froid dans le dos dans la capitale économique ivoirienne qui abrite plus de 30 000 Français et Européens ». Selon le journal, ces présumés jihadistes « arrivaient en petits groupes habillés décemment et rasés comme Monsieur tout le monde pour tromper la vigilance des militaires ivoiriens ».
En Côte d’Ivoire, le site d’information en ligne koaci.com a repris la nouvelle. « Des individus interpellés par la Force de recherche d’action de la police ont avoué que leur objectif est de s’attaquer aux intérêts des Occidentaux en Afrique », rapporte le site internet ivoirien, qui ajoute que Hamed Bakayoko a sollicité « l’aide » des occidentaux pour la « lutte contre le terrorisme ».
« Des jihadistes interpellés à Abidjan », renchérit Le Mandat. Le journal ivoirien précise que, selon le ministre de l’Intérieur, ce sont en fait les « pays de la sous-région » qui ont « besoin » de ce soutien.
Côte d’Ivoire : vacance parlementaire sur ordonnances
En Côte d’Ivoire toujours, le président Ouattara, dans le domaine économique et social, va, durant l’année en cours, gouverner par ordonnance. Et la presse s’interroge sur ses motivations. Etant rappelé que le seul parti du président ivoirien dispose déjà de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, L’Observateur-Paalga, au Burkina-Faso, se demande « pourquoi diable le nouveau maître de la Côte d’Ivoire a éprouvé le besoin d’un tel passage en force ». La question posée, le quotidien ouagalais cherche des explications à caractère politique : « Est-ce à dire que contrairement aux apparences il n’était plus très sûr d’avoir la maîtrise de ce levier de la démocratie que représente l’Assemblée nationale ? Et si réellement il ne le contrôle plus, cela voudrait dire que la coalition entre le RDR et le PDCI aura vécu tout juste le temps de la sortie de crise ».
Même questionnement à Conakry. « Ça manque de sens, lance Guinée Conakry Info. (…) On se demande (…) quelles sont les véritables motivations (…) d’Alassane Ouattara. Car il est évident que ce n’est pas par une quelconque crainte d’un blocage parlementaire. (…) La seule explication qui demeure, c’est que le président ivoirien a simplement voulu se libérer de la tutelle des parlementaires (…) Il est (…) possible que ce soit pour des fins non encore avouées... »
« Fins non encore avouées » ? A Abidjan-même, Le Nouveau Courrier a son idée sur la question. Le quotidien proche de l’ex-président Laurent Gbagbo soupçonne Alassane Ouattara de suivre un « agenda secret » économique au sujet de la Côte d’Ivoire. Le journal se base sur l'article de la lettre confidentielle Africa Mining Intelligence selon laquelle la Côte d’Ivoire serait « à court d'argent » et serait « sous la pression du Fonds monétaire international », dont le conseil d'administration se réunira en mai « pour examiner l'octroi de 74 millions de dollars en aide à Abidjan. D'ici là, le président Alassane Ouattara (…) aura signé une ordonnance permettant d’adopter la nouvelle législation ».
Le Nouveau Courrier y voit un « véritable chantage des institutions de Bretton Woods, les multinationales du secteur bénéficieront, en substance, d’une fiscalité très allégée ». Ce qui conduit le quotidien à lancer en manchette : « C’est officiel, la Côte d’Ivoire est en vente ».

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