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A droite comme à gauche, nombreux sont ceux qui, parmi les élus, font de la résistance au projet de moralisation de la vie politique, en tout cas à la publication de leur patrimoine. Et les commentaires vont bon train.
Pour Le Figaro, la réponse qu’a voulu apporter le président de la République « se retourne contre lui ». Le journal pose la question : « Etait-il nécessaire de jeter l’opprobre sur tous les élus pour une faute commise par l’un de ses ministres ? Même ses amis reconnaissent que son “choc de moralisation” est disproportionné, qu’il instille le venin de la suspicion généralisée et encourage ce populisme que la gauche entend combattre avec la dernière énergie », souligne Le Figaro.
Cette affaire de moralisation de la vie politique enflamme ce matin une bonne partie de la presse quotidienne régionale française.
« L’exécutif a eu tort de vouloir aller plus vite que la musique, estime ainsi La Montagne. Pourquoi légiférer dans la précipitation avant que la commission d’enquête parlementaire sur la gestion gouvernementale du dossier Cahuzac ait rendu ses conclusions ?, interroge le journal. Pourquoi noyer l’affaire Cahuzac en globalisant ? »
D’autant, complète Le Républicain Lorrain, que l’affaire Cahuzac n’est que l’histoire du « fourvoiement d’un seul homme. La branche pourrie est élaguée », remarque le quotidien.
Quand à La Presse de la Manche, elle fustige une « formidable manœuvre de diversion ».
A l’inverse, le journal Le Monde soutient la logique de ce projet de moralisation. « Il faudrait savoir ce que l’on veut, lance le quotidien du soir. Ou bien l’on estime que la crise morale révélée par l’affaire Cahuzac est très grave et que la défiance des citoyens à l’égard de leurs élus est insupportable, et l’on se donne alors les moyens, rigoureux et vigoureux, de lutter contre ce cancer pour la démocratie. Ou bien, complète Le Monde, (…) on renonce à cet effort de moralisation, et il ne faudra pas s’étonner, alors, d’avoir dangereusement alourdi un climat politique délétère ». Ce qui conduit Le Monde à poser cette question : « François Hollande a choisi. Comment lui donner tort ? »
Hollande : peut mieux faire
Où en est, justement, le président. Les Français l’ont noté, et, résultat, François Hollande n’a pas la moyenne. Selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd’hui Magazine, les Français attribuent une note moyenne de 7 sur 20 à l’action de François Hollande depuis son élection à l’Elysée en mai 2012.
Les deux tiers environ de personnes interrogées lui attribuant moins de la moyenne, mais comme le tiers restant lui inflige entre 1 et 5/20, forcement, ça fait baisser la dite moyenne. A noter que les sympathisants de gauche décernent une moyenne de 11 sur 20 à l’action du président de la République, et ceux de droite 3/20 seulement.
Parmi les mesures ou décisions les plus populaires de François Hollande, la mise en place du crédit d’impôt compétitivité pour les entreprises ou l’intervention militaire au Mali. Parmi les moins populaires, la réforme des rythmes scolaires, l’instauration du droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels.
Amiante : Aubry hors de cause
Le dossier de l’amiante en France, et l’horizon qui devrait s’éclaircir pour Martine Aubry. Selon Le Parisien/Aujourd’hui en France, la mise en examen de l’ancienne ministre de la Santé dans le dossier des victimes de l’amiante « devrait être annulée ». Le journal affirme que les avocats des parties civiles « n’ont pas demandé le maintien de sa mise en examen », étant rappelé que de nombreuses victimes de l’amiante souffrent de fibroses pulmonaires appelées asbestoses, plus communément connues sous l’appellation de « cancer de l’amiante », cette fibre minérale employée dans le bâtiment pour ses qualités de résistance au feu, mais dont on connaît aussi, hélas, depuis plus d’un siècle, les dangers mortels pour ceux qui en respirent les poussières.
Alors, que se passera t-il si le 17 mai, la chambre de l’instruction annule la mise en examen de Martine Aubry ? Et bien ces mêmes avocats ont indiqué « qu’ils ne feraient pas appel ». Commentaire du Parisien/Aujourd’hui en France : « c’est une bonne nouvelle pour la gauche ».
Côte d’Ivoire : justice des vainqueurs
Deux ans après la chute de l’ex-président Gbagbo, un quotidien national français dresse un bilan sévère de la justice ivoirienne. C’est le journal Libération, qui met l’accent ce matin sur la « justice des vainqueurs à Abidjan ». Libération évoque le « malaise » qui règne sur place du fait que les autorités ivoiriennes « ne poursuivent que les pro-Gbagbo ». Mais, explique le quotidien, il est difficile au président Ouattara de « poursuivre ceux qui l’ont installé au pouvoir ». Et Libération de citer les récents rapports d’Amnesty international et de Human Rights Watch et de souligner que les défenseurs des droits de l’homme « s’inquiètent de ces promesses de justice impartiale non tenues » en Côte d’Ivoire.

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