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« L’Elysée veut prendre de vitesse les anti », formule Le Figaro, le seul quotidien national français à avoir eu le temps de monter en Une l’information annoncée hier soir de l’avancement du calendrier parlementaire pour en finir plus vite que prévu avec le vote du projet de loi sur le mariage pour tous. Les autres journaux de presse écrite traitent l’information en pages intérieures et aucun n’a encore eu le temps de la commenter. Mais comme il leur a bien fallu rédiger des titres en toute hâte avant le bouclage, ce sont, ce matin, ces titres qui laissent préjuger les commentaires à venir.

Ainsi, Le Parisien/Aujourd’hui en France souligne-t-il que l’UMP, le parti de droite en France, « repart en guerre » contre le mariage gay.
 
Toujours via un de ses titres, Le Figaro dénonce un « coup de force », constate que les horloges « s’affolent » en référence à l’accélération de la navette parlementaire, évoque le « tollé » à droite, et rapporte le mot du député Hervé Mariton qui estime que ce « programme accéléré » risque de « casser la société ».
 
La seule information sur le sujet ce matin est à lire dans Libération. Le quotidien, qui baptise ce calendrier parlementaire accéléré d’opération « plions l’affaire et fissa », croit savoir que les socialistes « s’apprêtent » à demander l’application de la procédure dite du « temps programmée ». Traduction : l’examen en seconde lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi sur le mariage gay « ne pourrait dépasser 25 heures ». Et Libération l’admet en toutes lettres, il s’agit bien de « couper l’herbe sous le pied des anti-mariages homosexuels ».
 
Florange : du fer à repasser
 
Du nouveau sur Florange ce matin : un projet serait à l’étude pour pérenniser le site sidérurgique lorrain en pleine crise. Selon Le Parisien/Aujourd’hui en France, le conseiller social du président Hollande reçoit « régulièrement » à l’Elysée « certains syndicats » du groupe ArcelorMittal, propriétaire des aciéries de Florange, afin d’étudier un « nouveau projet » préparé par un « consortium » de six entreprises travaillant dans la « réduction des émissions de CO2 ». Ce projet, baptisé LIS, serait « en discussion ». Un syndicaliste de Florange confie du reste au Parisien/Aujourd’hui en France que François Hollande pourrait se rendre sur le site « fin avril ou en mai ».
 
Mali : l’inertie seule est menaçante
 
Au Mali, les élections sont toujours prévues en principe pour juillet prochain. Mais cet engagement semble pour le moins audacieux. Et « l’inquiétude grandit côté français », souligne Le Parisien/Aujourd’hui en France. Certes, cet engagement, la semaine dernière, des principaux acteurs politiques maliens lors de la visite à Bamako du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a bien été pris. Mais la France « s’agace devant l’inertie de son allié malien », relève le quotidien.
 
Des élections en juillet ? Ça n’est « pas gagné », lance le journal. Le Parisien/Aujourd’hui en France souligne que, côté malien, « on se plaint, en privé, du ton un peu vif parfois employé par la France pour parler à son allié africain ». Lequel n’a pas apprécié le mot de François Hollande à la télévision, quand le président français avait dit qu’il serait « intraitable » sur le « sujet » des élections au Mali. « Nous ne sommes pas revenus au temps des colonies », dit au journal un diplomate malien anonyme. Mais Le Parisien/Aujourd’hui en France remarque aussi qu’à Paris, on « fait observer » que le pouvoir à Bamako est « issu d’un coup d’Etat, qu’il manque donc de légitimité. Et que l’ONU elle-même réclame fermement cette consultation ». Conclusion interrogative du Parisien/Aujourd’hui en France : « comment organiser un scrutin digne de ce nom dans ces conditions ? Mystère ».
 
Côte d’Ivoire : port en eaux troubles
 
Des interrogations concernent l’attribution d’un marché public en Côte d’Ivoire. Il s’agit de l’affaire du second terminal à conteneurs du port d’Abidjan, qui a été confié au groupe français Bolloré. Le journal Libération consacre une page entière à ce qu’il appelle la « seconde bataille » du port. Laquelle se joue entre Bolloré, déjà détenteur, depuis 2004, du premier terminal à conteneurs, et l’armateur marseillais CMA-CGM. Lequel « conteste les conditions d’attribution du second terminal », écrit Libération, dans les colonnes duquel un cadre de CMA-CGM parle de « coup d’Etat ! ». Les avocats de l’armateur ont déposé un recours judiciaire contre ce qu’ils dénoncent comme un « abus de position dominante », complète le quotidien, qui a consulté un rapport de la « commission d’évaluation des offres techniques ». Commission selon laquelle la « segmentation » du marché public concerné « crée une situation de monopole (…) et constitue plutôt une faiblesse ». Libération se réfère enfin à un « proche du dossier » qui affirme que les analyses « ont été envoyées directement à la présidence de la République en Côte d’Ivoire. Le dossier est bien en cours d’examen à la présidence, dernière étape avant la signature définitive du marché », affirme Libération.

 

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