dimanche 14 avril 2013
Ndranto Razakamanarina, président de l’Alliance Voary Gasy (AVG), plateforme d’organisations de la société civile
Ndranto Razakamanarina.
Ndranto Razakamanarina.
alliancevoaharygasy.mg
Par Boniface Vignon

« Depuis des années, Madagascar a exporté illégalement près de mille mètres cube par an. Mais entre 2009 et 2010, on a multiplié cela par 25 ; on a exporté 25 000 mètres cube de bois de rose, donc, 500 containers pendant ces deux années, un trafic autorisé par les deux gouvernements successifs d’ailleurs et qui n’était pas légal. Quand on a sorti ce décret interdisant l’exportation, cela ne s’est pas arrêté. »

Depuis mars 2010, la coupe, l’exploitation et l’exportation de bois de rose malgache sont totalement prohibées. Après des années de lutte, les organisations environnementales avaient obtenu un décret du ministère de l’Environnement, ne laissant pas –en principe– de place aux dérogations exceptionnelles. Mais la règlementation n’a pas mis fin au trafic de cette essence rare et protégée dont on fait des meubles précieux, des instruments de musique et des intérieurs de bateaux de prestige. Bien au contraire !
La société civile, elle, vient de gagner une autre bataille. Les pays signataires de la Cites, dont la Chine, ne pourront plus importer du bois de rose brut. Notre invité est Ndranto Razakamanarina de l’Alliance Voary Gasy (AVG), une plateforme d’organisations de la société civile qui se bat contre le trafic de ce bois et la surexploitation des ressources naturelles à Madagascar. Il est interrogé par Boniface Vignon.

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