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    Les énormes stocks de cuivre n'avantagent pas les acheteurs

    Fabrication de tubes en cuivre dans une usine en Inde. Getty Images

    Sur tous les continents, il est très difficile de sortir du cuivre des entrepôts agréés par la bourse des métaux. Pourtant l'offre de cuivre n'a jamais été aussi abondante.

    Les cours du cuivre ont baissé de 10 % depuis février. Car la demande de métal rouge utilisé dans la construction, l'automobile, les circuits électriques ou la plomberie, a ralenti du fait de la crise. Alors que les mines, elles, vont produire comme jamais cette année, avec la mise en route de tous les projets lancés dans les années 2008, du Chili, à la Zambie, en passant par le Pérou et le Kazakhstan.

    On attend donc pour une fois un surplus de cuivre. Et une grande partie de ce surplus se retrouve déjà dans les entrepôts dont dispose le LME, la Bourse des métaux de Londres, partout dans le monde. Des stocks qui grossissent de façon inquiétante : ils ont doublé en six mois, au point d'atteindre près de 600 000 tonnes. On n'avait pas vu ça depuis dix ans !

    L'existence de ces énormes stocks ne fait que peser davantage sur les cours du cuivre sur le marché à terme. Mais paradoxalement les acheteurs ne profitent pas de cette baisse, parce que sur le marché réel, le marché physique, ils ont toutes les peines du monde à obtenir de la marchandise. Les entrepôts agréés par le LME sont embouteillés. Il faut attendre un mois et demi pour obtenir du cuivre des entrepôts malaisiens de Johor, 5 mois pour ceux de la Nouvelle Orléans, aux Etats-Unis, et jusqu'à 6 mois pour sortir de la marchandise des entrepôts d'Anvers. D'où l'envolée des primes qui s'ajoutent au cours londonien, à l'heure où la fabrication des câbles de cuivre bat son plein en Chine.

    Ceux qui ont le sourire, ce sont les gérants de ces entrepôts, qui se font rémunérer pour le stockage des métaux. Une activité tellement lucrative que les grandes banques, telles que Goldman Sachs et JP Morgan, se sont lancées dans cette activité de stockage. Les grandes sociétés de négoce également : Glencore et Trafigura contrôlent par exemple la majorité des entrepôts de cuivre les plus engorgés actuellement. Ce qui éveille des soupçons, étant donné que ces sociétés ont pour activité principale d'acheter et de revendre du cuivre.


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