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« Bangui dans l’insécurité », s’exclame le site d’information Guinée Conakry Infos. « Les violences les plus graves de ce week-end ont été perpétrées hier dans le quartier de Boy-rabe, rapporte le site d’information. Très tôt le matin, des éléments de la Seleka s’y étaient rendu pour dit-on chercher des armes. Mais très vite, les populations ont compris le manège. Voleurs en puissance, les forces de la Seleka entendaient ainsi intimider et chasser les populations pour, ensuite, s’emparer de leurs biens. Et c’est pourquoi, ces mêmes populations auront préféré se battre et mourir que de fuir lâchement. (…) C’est ainsi que deux obus se seraient abattus sur une église du quartier provoquant jusqu’à sept morts parmi les fidèles qui célébraient la messe dominicale. »
Et Guinée Conakry Infos de constater que « les populations banguissoises se disent de plus en plus exaspérées par la terreur que leur font vivre les membres de la Seleka qui refusent de rejoindre les casernes. Elles dénoncent en particulier les tirs que l’on continue à entendre çà et là et qui ne viseraient qu’à faire peur aux paisibles citoyens en vue de les déposséder de leurs biens ou, pour les femmes, de les violer. Une situation que les populations disent d’autant plus ne pas comprendre qu’elles estiment que la Seleka a obtenu ce qu’elle voulait : le pouvoir. »
Désigné par acclamations…
En effet, la Seleka et son chef, Michel Djotodia sont parvenus à leurs fins. Le nouvel homme fort du pays a été élu président de la Centrafrique, avant-hier, par acclamation, sans vote formel, par les membres du Conseil national de transition.
« Pour mieux faire passer la pilule, note L’Observateur au Burkina, Djotodia a accepté de ne pas briguer un nouveau mandat à l’issue de la période de transition. Comme le stipulent les Accords de Libreville. Le vernis légal du 13 avril lui permet de diriger le pays pendant le temps de la transition de 18 mois, drapé de son manteau de “Président”. Lavée donc la souillure “rebelle putschiste”. »
Et sa première tâche sera donc de s’atteler à la question sécuritaire… « A Bangui, relève L’Observateur, il ne se passe pas un jour sans braquage ou règlement de compte dans le sang. Et comme pour tout compliquer, la grande composante de la Seleka inquiète à plus d’un titre, les rebelles étant pour la plupart issus du Nord musulman. Djotodia est d’ailleurs le premier musulman à régner sur la destinée de la Centrafrique. Attention, donc, surtout à l’extrémisme », s’exclame le quotidien burkinabé qui rappelle que « les rebelles se sont déjà attaqués à des lieux de culte chrétien. »
Agneau ou… loup ?
« Djotodia, un agneau à surveiller de près », titre pour sa part Le Pays, toujours au Burkina. Le Pays qui note que « cette question de l’insécurité demeure une grosse épine dans le pied des nouveaux dirigeants. Rien de sérieux ne peut être entrepris dans un contexte de chaos généralisé, dont les soldats de la Seleka eux-mêmes sont en partie responsables. Mais là n’est pas le plus grave, estime Le Pays. Les dissensions qui semblent se faire jour au sein de la Seleka doivent être un motif d’inquiétude. On a bien perçu des tensions internes ces derniers jours qui peuvent s’aggraver, si Michel Djotodia ne parvient pas à maîtriser l’ensemble des composantes de la Seleka. »
Alors, constate le quotidien ouagalais, « en tout état de cause, un engagement est pris, une parole donnée. L’avenir de la Centrafrique doit impérativement se décliner en termes d’élections transparentes et de démocratie. Les Etats d’Afrique Centrale qui se sont fait forts de superviser la mise en route du processus de transition sont garants de son succès. Ils ne doivent donc en aucun cas, conclut Le Pays, se laisser charmer par les beaux discours et les belles attitudes du moment. Vigilance et rigueur doivent être les maîtres mots, car Djotodia, l’agneau soumis d’aujourd’hui peut se muer en un loup prédateur demain. »
Analyse similaire pour La Nouvelle Tribune au Bénin, pour qui « il faut marquer Djotodia à la culotte. (…) L’on est bien tenté de croire en sa bonne foi. Cependant, quand on tient compte du louvoiement et de la roublardise par lesquels nombre de putschistes se sont illustrés sur le continent, on a des raisons de rester aux aguets (…). »
Le Confident agressé !
Notons enfin que l’un des rares journaux centrafricains, Le Confident, doit faire face en ce moment à de grosses difficultés. Ses locaux ont été dévastés et pillés le 24 mars dernier, lors de l’entrée à Bangui des troupes de la Seleka. « Tous les équipements de fabrication du journal, tous les matériels de reportage ainsi que du mobiliers de bureau ont été emportés au cours de plusieurs passages des combattants de la coalition Seleka au siège du journal », rapporte-t-il sur son site internet. Et il poursuit : « Le Confident se considère comme une institution de la démocratie centrafricaine. Ce qui lui est arrivé peut-il être mis sur le compte d’une bavure des éléments incontrôlés ? Difficile à dire. Est-ce voulu par ceux qui ont essayé en vain de faire taire un organe qui dit la vérité et qui dérange ? Peut-être. Mais, conclut-il, ceux qui ont prédit la mort du Journal Le Confident en s’en prenant à ses installations sont allés très vite en besogne. »

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