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C’est le titre principal du Parisien. « Le grand déballage : (…) c’est en effet ce lundi que les ministres publient leur patrimoine sur le site du gouvernement que tout le monde pourra consulter. » C’est une grande première en France, note le journal. « Culturellement, c’est un grand changement. Dans l’Hexagone, contrairement au monde anglo-saxon, le rapport à l’argent a toujours été compliqué. Or, aujourd’hui, les Français vont découvrir que des élus de gauche peuvent être riches. »
Alors justement, « la politique enrichit-elle ? », s’interroge La Croix en première page. La Croix qui a mené enquête et qui constate que si « l’affaire Cahuzac jette le soupçon sur les élus, la plupart, s’ils gagnent correctement leur vie, ne font pas fortune dans cette activité. » « D’après Olivier Costa, professeur à Sciences-Po Bordeaux, interrogé par le quotidien catholique, les rémunérations des élus français sont dans la moyenne européenne. (…) La plupart ne s’enrichissent pas en faisant de la politique mais un individu peu scrupuleux, affirme-t-il, peut s’enrichir. D’où la nécessité de contrôle et de transparence. » Exemple : « certains parlementaires qui monnayent leur carnet d’adresse et l’influence que confère leur position, (…) en faisant du conseil aux entreprises. » En tout cas, conclut le socialiste René Dosière, toujours dans les colonnes de La Croix, « les dérives de quelques-uns font souffrir tous ceux qui font honnêtement leur boulot. Alors, oui, il faut dire et redire que l’immense majorité des élus ne sont pas des profiteurs. »
Plus que la richesse, l’honnêteté !
Toujours est-il, relève Sud Ouest, que « ce soir à dix-sept heures, une France dévorée par la curiosité ou par la jalousie va donc se précipiter sur le portail internet du gouvernement pour voir de quelle fortune disposent nos ministres. On saura combien d’entre eux sont assujettis à l’impôt sur la fortune, lesquels se trouvent à la tête d’un beau patrimoine. C’est la victoire de la politique du trou de serrure, déplore Sud Ouest, l’impérium de la transparence à tout prix et la porte ouverte à toutes les dérives. Car ce ne sera jamais assez ; les dieux de la transparence auront toujours soif. Il faudra ensuite savoir d’où vient la fortune d’untel, comment une telle peut être aussi riche, et pourquoi des ministres, qui ont généralement fait des études longues, gagnent effectivement plus que la moyenne de la population. Mais beaucoup moins que des capitaines d’industrie, des vedettes du showbiz ou des footballeurs capricieux. »
« Alors, relève Le Journal de la Haute-Marne, on peut imaginer ce qui se passera quand ce sera le tour de tous les parlementaires et les grands élus départementaux et régionaux de publier leur patrimoine. Cela ne peut que donner raison aux partisans d’un système à double détente, estime le quotidien champenois : déclaration non publique mais contrôle approfondi assorti de lourdes sanctions en cas de dissimulation. En fait, ce n’est pas la photographie du patrimoine qui est importante. C’est son évolution dans le temps, jusques et y compris longtemps après les fonctions de ministre ou d’élu. »
Finalement, estime La Montagne, « les citoyens savent pertinemment à quoi s’en tenir. Ils savent qu’un élu ne doit pas faire vœu de pauvreté mais… d’honnêteté. Puisqu’on parle de portefeuille ministériel, c’est la façon de le tenir plus que sa grosseur qui compte. Va donc pour cette mesure, s’exclame le quotidien du centre, qui nous rapproche de la quasi-totalité des pays européens, sans nourrir pour autant la moindre illusion. Le dispositif, cela a été dit, n’aurait pas empêché l’affaire Cahuzac. La détermination des patrimoines se prêtera donc à bien des échappatoires. »
Manœuvre ?
A la Une également, les opposants au mariage pour tous ne désarment pas… « Le bal des ultras », dénonce L’Humanité qui constate que « des catholiques intégristes et autres groupuscules extrémistes ont multiplié les actions coup de poing ce week-end. Mais, relève aussi le quotidien communiste, après le Sénat vendredi, l’Assemblée devrait adopter le projet de loi cette semaine. »
Pour Le Figaro, c’est « la manœuvre du gouvernement qui exaspère les opposants. Le projet de loi présenté à l’Assemblée dans la précipitation suscite la colère des Français hostiles au mariage pour tous. »
Et Le Figaro de s’en prendre, plus largement, à François Hollande qui ferait l’unanimité contre lui : « les manifestations de la colère sont légion, estime le quotidien d’opposition. Dans la rue, où les opposants au mariage homosexuel dénoncent le coup de Jarnac qu’il vient de leur porter, en précipitant l’adoption de la loi. Dans la société, où les “riches”, comme il les appelle, sont livrés à la vindicte populaire, les classes moyennes écrasées par les impôts et les jeunes démoralisés. Dans les entreprises, où le climat social est à l’orage. Dans les assemblées parlementaires, estime encore Le Figaro, où le projet de publication du patrimoine des élus provoque un début de fronde, toutes sensibilités confondues. »
Derniers feux pour Florange
Enfin, à la Une de Libération, plein feu sur l’aciérie de Florance en Moselle, dont les hauts-fourneaux seront éteints ce soir… « L’acier trahi », s’exclame Libération. « La disparition de ce site n’est pas seulement un drame social et humain, relève le journal. Un voile obscur jeté sur une région. Il illustre des dégâts que peut causer un capitalisme sans scrupules qui fait de l’endettement un outil de sa conquête. Surtout, il porte un coup terrible à la parole politique. Celle des deux derniers présidents de la République. »
Et Libération de s’en prendre à Nicolas Sarkozy et à… François Hollande : « sa gestion désastreuse de la crise de novembre dernier, écrit-il, la cacophonie gouvernementale et au final le succès de Mittal ont discrédité un peu plus le pouvoir socialiste. Gandrange hier et Florange aujourd’hui attestent l’idée de discours démagogiques et de politiques impuissants, alors même qu’ils avaient choisi de faire de ces deux sites des emblèmes. »

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