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De la fumée, du sang, des blessés… Une photo volontairement choc à la Une du Monde, avec ce titre : « Boston frappée par des attentats ». « Les Etats-Unis revivent l’angoisse du terrorisme », s’exclame La Croix. « Le retour de la terreur », renchérit Libération.
L’attentat n’a pas été revendiqué. Qui est derrière ? Pour James Forest, professeur à l’université du Massachusetts et spécialiste du terrorisme, interrogé par Libération, « trois pistes doivent être envisagées : la cible choisie à Boston fait plutôt penser à une piste internationale. Mais la date de l’attaque, le 15 avril, jour de collecte des impôts et jour des patriotes au Massachusetts, fait penser à une piste domestique. La troisième hypothèse est celle d’un loup solitaire, un individu isolé, qui a des rancunes et se laisse enflammer par une idéologie, quelle qu’elle soit, Al-Qaeda, ou encore, mouvements extrêmes antigouvernementaux. »
En tout cas, relève L’Alsace, « islamiste ou 'facho', cet attentat prouve qu’il est extrêmement difficile de se protéger contre de tels actes. Pourtant, depuis le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont multiplié les opérations externes et internes pour éviter qu’une telle tragédie se reproduise. Les démocraties ont le droit et le devoir de se défendre, estime encore le quotidien alsacien, y compris -surtout- contre ceux qui les agressent au nom d’une liberté qu’ils veulent réduire ou supprimer. C’est sur ce terrain que se rejoignent les fous de Dieu et les allumés du colt : ils professent la même détestation de l’Amérique multiculturelle et ouverte. »
Quels que soient ses auteurs, « l’attentat de Boston ne concerne pas que les Américains, remarque pour sa part Le Journal de la Haute-Marne. Il montre la fragilité de nos sociétés qui offrent tant de cibles aux groupes terroristes, quelles que soient leurs motivations idéologiques ou politiques. »
Et puis autre réflexion du quotidien champenois : « ce qui demeure, fort heureusement, exceptionnel aux États-Unis ou en Europe, est devenu le lot quotidien dans certains pays. En Irak, par exemple, les victimes d’attentats tombent parfois par dizaines dans la même journée. C’est devenu une habitude qui ne fait que quelques lignes - et encore…- dans les journaux. Des Boston à la pelle dans la quasi indifférence générale. » Et Le Journal de la Haute-Marne de remarquer que « la solidité de nos États, en dépit de tout ce qu'on peut leur reprocher, nous évite de connaître ces flots de sang continus. »
Cahuzac au confessionnal…
A la Une également, la confession télévisée de Jérôme Cahuzac… L’ex-ministre du Budget a donné hier sa première interview depuis ses aveux. Il annonce qu’il abandonne son mandat de député. Alors, « sincère ? », s’interroge Le Parisien. « L’incroyable mea-culpa télévisé auquel s’est livré hier l’ex-ministre du Budget restera dans les annales de la la vie politique française. Pour la première fois, un élu est venu avouer son mensonge sur un plateau, dans un exercice d’auto-flagellation à l’américaine. (…) Avec quel effet ? », s’interroge encore Le Parisien. « Le soulagement pour lui sans doute. L’embarras et l’incrédulité pour le téléspectateur, transformé, l’espace de 28 minutes, en psy, curé et voyeur. »
Libération parle également « d’exercice inédit : (…) pesant ses mots, Jérôme Cahuzac est resté évasif, estime le journal, notamment sur ce que pouvait savoir François Hollande de son compte en Suisse. » En effet, précise Libération, « à la question : 4Est-ce que François Hollande savait' l’existence de son compte en Suisse, l’ancien ministre du Budget ne répond pas 'non' tout de go. Il choisit une formule alambiquée qui risque de devenir un nouveau poison pour la gauche. 'J’ignore quel était son niveau de connaissance de cette affaire', glisse Cahuzac, avant de (re)dire qu’il a menti au chef de l’Etat. »
Scénario impossible ?
La croissance sera-t-elle positive ou négative cette année ? Question à la Une du Figaro et des Echos… C’est ce matin que le gouvernement va défendre en conseil des ministres sa stratégie de retour à l’équilibre des finances publiques. Le gouvernement qui table sur une croissance de 0 ,1% cette année et de 1,2% l’année prochaine. Seulement voilà, ce « scénario est contesté », relèvent Les Echos. Contesté par le FMI qui, lui, estime que le PIB sera en recul de 0,1% cette année, suivi d’une croissance limitée à 0,9% en 2014. Dans son dernier rapport, le Haut conseil des finances publiques, placée sous la houlette de la Cour des comptes, est sur la même ligne. Du coup, « croissance : le rapport qui désavoue le gouvernement », s’exclame en Une Le Figaro. Commentaire du journal : « sur un ton policé, le Haut Conseil des finances publiques, présidé par l’excellent Didier Migaud, vient, ni plus ni moins, de jeter à la corbeille le 'programme de stabilité' français. Pas plus que le FMI, ni qu’un nombre incalculable d’experts, cette nouvelle institution, créée par le chef de l’État et présentée comme l’ultime juge de paix, ne croit au scénario économique du gouvernement. »
Enfin, « monstre chimique » : c’est l’intitulé d’une enquête du Monde sur la pollution qui frappe la Guadeloupe. Une pollution qui touche la région de Basse-Terre, une pollution au chlordécone, un pesticide utilisé dans la culture des bananes, connu pour être un perturbateur endocrinien. « Après avoir pollué les sols, ce pesticide poursuit ses dégâts en mer, explique Le Monde. Une catastrophe écologique qui prend la dimension d’un désastre économique aux Antilles françaises. » L’Etat, lui, a laissé faire, explique le journal. Il faut dire, relève Le Monde, que « les Antilles expédient 270.000 tonnes de bananes par an en Europe, c’est la seule véritable filière exportatrice. »

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