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Insécurité est un euphémisme car, même si le sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale qui vient de se tenir à Ndjamena, a décidé de porter à 2000 hommes l’effectif du bataillon régional en mission en Centrafrique, l’enjeu de ce sommet extraordinaire de la CEEAC n’était-il pas, justement, la sécurité dans la zone Afrique centrale ?
Telle est la problématique posée au Congo par Les Dépêches de Brazzaville. Le journal souligne que la gravité des troubles qui se déroulent à Bangui fait apparaître au grand jour le fait que si les pays d’Afrique centrale ne construisent pas très vite un « mécanisme de prévention et de gestion des crises efficace », le risque d'un « dérapage généralisé » deviendra très grand.
Le quotidien congolais en appelle à la création d'une véritable « communauté de défense » à-même de permettre, demain, aux peuples du Bassin du Congo de vivre « libres et en paix ».
Mais une fois exposée, cette problématique se heurte à une question lancinante que pose le journal. Les pays d’Afrique centrale sont-ils prêts ou non à consentir les « abandons de souveraineté » sans lesquels rien de « solide ni de durable » ne pourra être envisagé en matière de sécurité régionale, interroge Les Dépêches de Brazzaville.
RCA : défaite par chaos
On en est tellement loin qu’au Burkina-Faso, Le Pays dénonce l’attitude « irresponsable » des dirigeants de la CEEAC, incapables, selon le quotidien, de « faire suivre leurs paroles par des actes ». D’autant que certains Etats membres de la CEEAC ont bel et bien « soutenu la coalition Séléka » en République centrafricaine, martèle le journal ouagalais.
Et à l’instar des Dépêches de Brazzaville, Le Pays souligne à son tour qu’aucun Etat d’Afrique centrale ne peut connaître la sécurité en sachant le voisin centrafricain « nageant, en pleines eaux, dans une insécurité totale. Ici, l’insécurité est donc indivisible », lance Le Pays, à Ouagadougou.
En France, le quotidien Le Figaro estime que Bangui « menace de sombrer dans l’anarchie ». Le journal relaie les doutes émis par « beaucoup », écrit-il, sur l’envoi de renforts décidé par la CEEAC hier à N’Djaména. D’autant, enchérit Le Figaro, que « nul ne sait quel bailleur est aujourd’hui prêt à financer ces mesures ».
RDC : très convoité Kivu
Et s’il n’y avait que la Centrafrique.. A l’est de la République démocratique du Congo, la situation sécuritaire demeure tendue. Une partie de la presse kinoise s’alarme de la réintégration au sein du M23 de quelques 450 combattants « d’une faction rivale », comme le formule avec prudence une dépêche de l’Agence France Presse.
Qui sont ces hommes et d’où viennent-ils ? Du Rwanda, affirme Le Potentiel. Ce sont des hommes « de la faction du général Bosco Ntaganda », énonce le journal, des éléments qui avaient été « désarmés et cantonnés loin de la frontière avec la RDC selon les dires-mêmes des autorités rwandaises », rappelle Le Potentiel. Leur retour « intrigue la classe politique congolaise », constate le quotidien kinois.
450 hommes, donc, mais aussi, avec eux, « 3 missiles SAM 7 », croient savoir d’autres medias congolais. C’est le cas du site Internet de L’Avenir. Le journal accuse le chef d’Etat rwandais Paul Kagamé d’avoir avec ces 450 éléments, jeté un « pavé dans la marre en conciliant les deux ailes du M23 avant de déployer les hommes autrefois acquis à Ntaganda aux côtés de ceux de Makenga, dotés de 3 missiles SAM 7 de fabrication russe, déjà dissimilés à Goma ».
Info ou intox ? Le site Digitalcongo reprend les informations de L’Avenir mais y ajoute un titre alarmiste en affirmant que ces « 450 combattants et 3 missiles SAM 7 » ont été envoyés du Rwanda « pour un assaut décisif encore sur Goma » !
Madagascar : méfiance cordiale
A Madagascar, le dialogue inter-malgache sous l’égide du Conseil œcuménique des églises chrétiennes a débuté hier. Objectif : rien moins que sortir le pays de quatre ans de crise politique. Et c’est un dialogue qui se déroule « entre méfiance et défiance », lance L’Express de Madagascar. Certains candidats à la présidentielle s’inquiètent du « risque de report des élections et l’idée qui court sur une nouvelle Transition », constate le journal.
« Prolonger la TRANSITION est un scénario qui arrange des gens de TOUTES les mouvances. Ce n’est pas la stabilisation qui les intéresse. C’est gagner du temps pour satisfaire leurs enjeux personnels et leurs petites tactiques sordides », s’insurge Madagascar Tribune. « On les a crus pendant quatre ans quand ils prétendaient vouloir aller aux élections… Maintenant qu’ils les ont c’est … « ah ben non, hein », s’irrite le confrère, qui pousse un vrai coup de gueule : « ILS VONT NOUS CASSER ENCORE LONGTEMPS LES URNES !!! Virez les !!! », lance Madagascar Tribune !

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