Jean-Marie Doré, ancien Premier ministre de la transition démocratique, président de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG)
« Les législatives auront lieu un jour, mais tout dépend du président de la République, Monsieur Alpha Condé, parce qu’il faut que l’établissement du fichier se fasse d’une façon très claire, qu’il n’y ait pas de doublons, qu’il n’y ait pas d’électeurs fictifs. »
En Guinée-Conakry, le bras de fer se durcit entre le pouvoir, qui veut organiser des législatives le 30 juin prochain, et l’opposition, qui ne veut pas en entendre parler tant que le fichier électoral ne sera pas révisé par un opérateur de confiance. Jeudi dernier, la dernière manifestation à Conakry a encore fait de nombreux blessés.
En 2010, l’année de la victoire électorale d’Alpha Condé, Jean-Marie Doré était le Premier ministre de la transition démocratique. Aujourd’hui, à la tête de l’UPG, l’Union pour le progrès de la Guinée, il veut se situer au centre de l’échiquier politique guinéen. En ligne de Conakry, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.