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    La France adopte la diplomatie économique

    Dominique Baillard.

      Désormais en France, la diplomatie se veut économique. C'est le mot d'ordre du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. D'après certains responsables politiques, la France n'en fait pas assez dans ce domaine.

      C'est Martine Aubry, de retour de Chine, qui rue dans les brancards. La maire de Lille a fait plusieurs déclarations dans la presse française cette semaine pour regretter le retard de la France en ce domaine et approuver l'initiative salutaire de Laurent Fabius. Comme Jean-Pierre Chevènement pour la Russie ou Jean-Pierre Raffarin pour l'Algérie, Martine Aubry pour la Chine fait partie des sept personnalités mandatées par le président de la République pour représenter la France et assurer le suivi des relations économiques avec les pays ciblés.

      Cette équipe resserrée est la partie la plus visible de la nouvelle dynamique en matière de diplomatie économique. Le ministère des Affaires étrangères veut dorénavant mieux coordonner les actions menées par l'Etat pour aider les entreprises et attirer les investissements étrangers en France. Il existe maintenant au sein du ministère une direction des entreprises. Tout comme des représentants spéciaux sont désignés à l'international, au niveau national une équipe d'ambassadeurs sera déployée dans les régions pour aider les entreprises cherchant des marchés d'exportation.

      Ce nouveau dispositif sera surtout utile pour qui ?

      Pour les PME. Les grandes entreprises disposent déjà des moyens humains et financiers pour investir l'international. Un chef d'entreprise d'une PME implantée en Chine raconte qu'il lui a fallu quatre ans pour s'installer dans l'empire du milieu et qu'il connait des petits patrons qui ont dû renoncer à s'installer non pas faute de débouché mais faute de visa. Les fonctionnaires des ambassades pourraient donner un sérieux coup de pouce aux entrepreneurs dans leur démarche pratiques. Voilà un champ d'action nouveau pour le quai d'Orsay.

      Est-ce si nouveau que cela ?

      A entendre l'ambassadeur de France aux Etats-Unis, non pas vraiment. François Delattre dit « passer son temps à vendre la France ». Il existe déjà un réseau de conseillers économiques qui dépendent du ministère de l'Economie. A Bercy, une partie de l'administration est dédiée à cette diplomatie économique, ce sont les services dépendant du commerce extérieur incarné actuellement par Nicole Bricq.

      Ce qui est nouveau, c'est la prise de conscience de ce besoin de diplomatie économique et l'élaboration d'une stratégie commune aux ministères concernés. La nouveauté, c'est aussi un discours positif qui est tenu aux entrepreneurs, le Quai d'Orsay a édité une brochure intitulée « au service des entreprises ».

      Il était temps. Comme le fait remarquer Martine Aubry, il y a longtemps que l'Allemagne accompagne ses entreprises à l'étranger. Ce terme de diplomatie économique qu'on découvre aujourd'hui en France est une réalité déjà ancienne pour les Etats-Unis par exemple. Cette conception des relations internationales a pris de l'ampleur avec l'essor des pays émergents. Dans ce monde en pleine mutation, les Etats occidentaux doivent composer avec de nouvelles puissances en formation.

      La limite de ce redéploiement de l'action du quai d'Orsay, ce sont les moyens financiers. A l'époque de la rigueur, le ministère des Affaires étrangères n'a pas de ligne budgétaire dédiée à cette nouvelle priorité.

      En Italie, le taux d'emprunt à dix ans est tombé en-dessous de la barre des 4%, son plus bas niveau depuis 2010

      Alors que le pays n'a toujours pas de gouvernement, la tension des marchés est largement retombée depuis deux jours. C'est la réélection de Giorgio Napolitano à la présidence qui visiblement rassure les investisseurs. Le président menace de démissionner si les partis ne parviennent pas à s'entendre sur une nouvelle équipe dirigeante.
       
      En France, la Lorraine s'apprête à fermer ses derniers hauts-fourneaux
       
      Les opérations de mises à l'arrêt des hauts fourneaux de Florange doivent commencer aujourd’hui. C'est un épilogue douloureux pour les salariés après des mois de lutte pour empêcher la fermeture du site décidée par son propriétaire, Lakshmi Mittal. 600 salariés sont concernés. C'est aussi une page d'histoire qui se tourne pour la Lorraine, le berceau de l'acier français.

       

       

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