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Le MNLA campe sur ses positions. La rébellion armée touareg au Mali, qui contrôle la ville de Kidal dans le Nord, ne veut pas de la présence sur place de l’armée malienne ; elle refuse le désarmement et elle ne veut pas entendre parler des élections prévues en juillet tant que de véritables négociations n’auront pas été engagées avec Bamako. C’est ce qu’a déclaré hier le vice-président du mouvement à Paris.
Réaction indignée ce matin de la presse bamakoise… « Kidal : le MNLA enfonce la ville », s’exclame L’Informateur . « Libérée le 28 janvier, Kidal, la ville du grand Nord, est contrôlée par les rebelles touaregs, bien décidés à ne pas laisser l’armée malienne approcher… Voilà un comportement irresponsable », déplore le journal malien.
Mais attention, prévient-il, « des officiers de l’armée, à commencer par les Bérets rouges tout juste reconstitués, ne cachent plus leur volonté d’en découdre avec ceux qui, bien plus que les jihadistes, sont perçus comme les 'vrais ennemis' du Mali : les indépendantistes touaregs. 'Tombouctou, Gao et Ménaka ont été libérés. Il ne reste plus que Kidal', s’irrite l’un d’eux. 'Si on ne monte pas, c’est parce que la France ne veut pas', ajoute une source sécuritaire malienne. À court terme, affirme en effet L’Informateur, le MNLA est considéré par Paris comme un allié dans la traque aux jihadistes. À plus long terme, dans la perspective d’une réconciliation nationale, il est perçu comme 'un interlocuteur inévitable', selon les termes d’un diplomate. »
Déclaration de guerre…
Pour Le Scorpion , autre périodique malien, le MNLA est en « disgrâce : la communauté internationale ne se laisse plus distraire par la comédie de mauvais goût que présente le MNLA. Et pour cause, s’exclame le journal, la 'revendication autonomiste', voire la position maximaliste des égorgeurs d’Aguel Hoc sonnent comme un défi lancé à la communauté internationale. A quoi s’ajoute l’inacceptable déni de territorialité à l’armée malienne ; sous le prétexte fallacieux d’une 'épuration ethnique' programmée. La propagande a vécu, lance encore Le Scorpion ; l’entrée de l’armée malienne est imminente à Kidal. »
Le Républicain, toujours à Bamako, hausse encore le ton : « malgré les injonctions de la communauté internationale, le MNLA ne veut ni désarmer, ni se mettre dans les conditions préalables pour l’amorce de tout dialogue politique. »
Le Républicain qui parle de « déclaration de guerre » de la part des indépendantistes touaregs : « Anefis, Kidal et Ménaka, que le MNLA revendique, sont des villes maliennes et à ce titre aucune organisation fut-elle criminelle ne peut interdire l’armée malienne d’y avoir accès. (…) Désemparé et ne sachant plus où donner de la tête, le MNLA, tire sur tout ce qui bouge, poursuit le quotidien bamakois. (…) Il n’a même pas l’intelligence de comprendre qu’il a poussé le bouchon trop loin lorsqu’il a pactisé avec des Djihadistes et les narco-terroristes pour mettre le nord du Mali à feu et à sang. Au lieu de s’en prendre à son intransigeance à vouloir créer une république chimérique sur le territoire de la république du Mali, en toute violation du droit international, le MNLA s’attaque à la France qui lui aurait intelligemment suggéré d’accepter d’être cantonné et désarmé au même titre que tous les groupes armées. »
Bref, conclut Le Républicain, « de gré ou de force, le MNLA doit être désarmé. La décision a été prise le 19 avril 2013 par la communauté internationale et elle doit être appliquée avec la dernière rigueur et le plus tôt sera le mieux. »
Confrontation ?
Alors va-t-on vers un affrontement ? Très certainement, selon L’Indicateur du Renouveau qui précise que l’armée malienne a promis un « déploiement en appui aux forces de la Misma à Kidal au plus tard le 15 mai prochain. Pour ce faire, l’Etat-major serait en train d’installer une base logistique à Gao en vue d’un assaut imminent sur la localité. Faut-il croire à cette autre profession de foi après celle du président de la République par intérim ? En tout cas, le plus tôt serait le mieux, s’exclame L’Indicateur du Renouveau. Le peuple est fatigué des multiples provocations et de l’irrévérencieuse arrogance du MNLA. Il faut vite débarrasser le Mali de ces apatrides renégats, conclut le journal bamakois, afin que notre pays retrouve pour de bon la quiétude, la stabilité et la paix en vue de consacrer tous les efforts possibles à son développement harmonieux. »
Du coup, les élections prévues d’ici la fin juillet pourront-elles avoir lieu ? Rien n’est moins sûr pour L’Observateur Paalga au Burkina. En raison de « l’épineuse question de l’enclave de Kidal, aux mains du MNLA », constate-t-il, mais il y a aussi d’autres problèmes : « fichier électoral incomplet, mobilisation des ressources et du matériel, vote des réfugiés et des déplacés, routes impraticables à cause de l’hivernage, sécurité dans le Nord en pleine période du Ramadan. (…) En temps de paix dans nos démocratures africaines, relève L’Observateur, il est difficile d’organiser des élections en seulement 3 mois. Alors que dire du Mali qui, malgré l’opération Serval et le déploiement de la Misma, est encore loin de pouvoir crier victoire. »
Et le quotidien ouagalais de s’interroger : « ne vaut-il pas mieux prendre tout le temps nécessaire pour réunir les conditions d’un scrutin fiable et équitable plutôt que de se lancer dans un processus électoral TGV avec des risques de dérapage ? »
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(2) Réactions
il faut cesser de trouver des
il faut cesser de trouver des excuses sans arret si l'armée malienne ne va pas à Kidal c'est que elle ne le veut pas et le gouvernement malien non plus, et les déclaration belliqueuse des berets rouge ne sont que de la poudre aux yeux, ces troupes présentées comme élite de l'armée sont restées à Bamako depuis janvier 2012 hormis la garnison d'Aguelhoc qui s'est battus courageusement mais qui abandonné de l'état a du se rendre, partout ailleurs l'armée malienne s'est enfui, en permanence le gouvernement sert des excuses: manque de véhicules, manque de finacements, opposition de la France etc etc.Il ne faut pas oublier que l'armée malienne compte environ 7000 soldats pour 108 généraux!!et une multitude d'officiers supérieur donc je ne crois pas que les raisons invoquées pour justifier le non engagement soit vrai!
Il faut éviter le deux poids
Il faut éviter le deux poids deux mesures; Kidal faisant partie intégrante du Mali, ne peut être interdit d'entrée à l'armée malienne! A quel jeu joue la France! Le plus tôt serait le mieux, il faut bouter dehors le MNLA, plus on attend, plus il sera difficile de recouvrer l'intégrité du territoire malien. Aucune négociation préalable avec ce mouvement d'intégristes!