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Un projet de texte plutôt musclé et quelques paroles qualifiées par certains d’imprudentes au sein du Parti socialiste… Voilà comment a débuté la polémique vendredi qui a rebondi jusqu’en Allemagne.
Dans ce texte, précise Le Figaro, « la direction du PS dénonce la droite 'affaiblissant' l’Europe et fustige 'l’intransigeance égoïste' d’une Angela Merkel ne songeant qu’ 'à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral'. Doublé des déclarations incendiaires de ministres et de hauts responsables français, ce texte a eu l’effet d’un uppercut en Allemagne, déplore Le Figaro, où le gouvernement s’efforçait de respecter le pacte selon lequel les désaccords franco-allemands ne doivent pas être étalés en public. La tension a rarement été aussi forte. »
Du coup, dans son éditorial, le quotidien d’opposition ne mâche pas ses mots : « rien n’est plus irresponsable que de faire d’Angela Merkel et de la politique européenne de l’Allemagne le bouc émissaire des difficultés qui s’accumulent sur notre pays. (…) Rechercher une confrontation avec Berlin pour faire diversion est extrêmement dangereux. »
De son côté, Libération n’hésite à afficher également son désaccord… « France-Allemagne : le PS dérape », s’exclame le journal en Une. « A quel jeu dangereux jouent les socialistes français, prêts à transformer Angela Merkel en bouc émissaire plutôt que de débattre de la politique de leur gouvernement ?, s’interroge Libération. A quoi joue encore (le président de l’Assemblée nationale) Claude Bartolone (…) en souhaitant 'une confrontation' avec l’Allemagne ? On peut - on doit - pouvoir discuter des politiques de rigueur, mais il est démagogique d’en faire porter le chapeau à Berlin ou à Bruxelles. »
D’ailleurs, relève encore Libération, le gouvernement « tente de calmer l’incendie. (…) Hier, deux ministres, Manuel Valls et Michel Sapin, se sont relayés pour expliquer, si besoin était, la bonne parole présidentielle. 'Les propos [de Bartolone] sont irresponsables, démagogiques et nocifs', a lâché le ministre de l’Intérieur. Son homologue du Travail, ami de François Hollande, a été tout aussi définitif : 'le terme de confrontation est totalement inapproprié, inadapté'. »
Le débat sur l’austérité
En tout cas, cette polémique au sein du PS, et au-delà, a eu au moins le mérite de relancer le débat sur « le bon réglage entre une rigueur nécessaire et une austérité destructrice si elle est généralisée », pour reprendre une formule de La Croix. La Croix qui rappelle que « Berlin fait de l’assainissement budgétaire un préalable intangible. Et que L’Europe du Sud voudrait que les pays ayant déjà réalisé cet ajustement - à commencer par l’Allemagne - facilitent le processus par une politique économique et monétaire davantage tournée vers la croissance. C’est un vrai et beau débat, relève le quotidien catholique. Encore faut-il l’engager avec de bons arguments. »
Alors, deux positions diamétralement opposées dans ce débat : celle des Echos et celle de L’Humanité.
Pour le quotidien économique, « nous n’arriverons à rien avec Berlin si nous ne commençons pas par reconnaître que la divergence entre nos deux économies tient d’abord à nos faiblesses. Ce n’est pas 'l’intransigeance égoïste' de la chancelière qui est en cause ici. C’est, estiment Les Echos, notre négligence collective qui conduit à retarder les réformes que nous savons nécessaires. »
A l’opposé, donc, L’Humanité se rallie aux critiques du PS : « vous avez voté Hollande ou Merkel au second tour de la présidentielle ? », s’exclame le quotidien communiste. « L’hypocrisie a assez duré. La question ne concerne évidemment pas l’amitié avec nos voisins - le mythe du modèle allemand ne résiste d’ailleurs pas à l’examen critique -, mais du rapport de forces, donc du devenir des citoyens de tout un continent enrôlés de force dans des politiques d’austérité qui conduisent à la catastrophe et pour lesquelles l’Allemagne a joué un rôle primordial. »
De son côté, Sud Ouest tente de faire la synthèse… « Il est un peu facile aujourd’hui de dénoncer une chancelière dont le pays a su fournir des efforts au bon moment et qui reste, jusqu’à preuve du contraire, le premier contributeur au budget européen. Ceci étant, relève Sud Ouest, l’état catastrophique du marché de l’emploi et la montée du populisme dans les pays les plus fragiles commandent, sinon un changement de cap, du moins un sérieux bilan de la politique menée. D’ailleurs, l’actuel ralentissement de la réduction du déficit, entériné de facto par la Commission de Bruxelles, démontre que la course à l’austérité pratiquée partout en même temps en Europe a atteint les limites du supportable. »
De soldats en moins…
A la Une également : « l’armée française va perdre 20 000 postes » C’est le grand titre des Echos qui précisent que le Livre blanc de la Défense, remis ce lundi au président de la République, prévoit un budget sur 6 ans de 179 milliards, un budget qui prévoit aussi donc la suppression de 5.000 postes en moyenne par an sur la même période.
Enfin, un sujet fédérateur à la Une du Parisien : les radars routiers pompes à fric… « Oui, certains radars sont des pièges », s’exclame Le Parisien. Le Parisien qui publie la carte des 72 appareils « piégeux » montrés du doigt par l’association 40 millions d’automobilistes. « D’après son enquête auprès de dizaines de milliers de conducteurs, constate le journal, l’efficacité de certains de ces radars sur la sécurité est loin d’être évidente. » Notamment le radar de Saint-Avertin sur l’A10, près de Tours, qui est le plus actif de France avec l’année dernière : 162.154 flashes… soit 444 par jour !

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