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Un rapport d’experts de l’ONU qui fait feu de tout bois contre certaines dérives et autres magouilles financières exercées dans le camp Ouattara comme dans le camp Gbagbo… Comme le constate le bi-hebdomadaire ivoirien L’Eléphant Déchaîné, chacun en effet en prend pour son grade dans ce rapport… « Les journaux “bleus”, la presse proche de l’ancien président, y ont vu un rapport accablant pour le régime en place, quand ceux qui soutiennent le régime y ont décelé la volonté jamais affaiblie des pro-Gbagbo en exil, de tout mettre en œuvre pour renverser le pouvoir en place. »
Alors de quoi s’agit-il ? Que peut-on lire dans ce rapport de l’ONU ? L’Eléphant Déchaîné tente de faire la synthèse. « On y apprend, écrit-il, que les ex-chefs rebelles, qui avaient mis les zones qu’ils occupaient hier en coupes réglées, ont prospéré au sud et continuent leurs petits trafics en toute sérénité. Cette fois-ci, sur toute l’étendue du territoire national, et avec en prime le concours des pouvoirs officiels que notre président leur a gracieusement donnés. On y apprend, poursuit le bi-hebdo ivoirien, que Laurent Gbagbo dispose d’autres comptes cachés à la SGBCI et sur lesquels roupillent tranquillement plus de 5 milliards de francs CFA. On y apprend aussi que Charles Blé Goudé, en plus de disposer de plusieurs identités, dispose d’un surprenant compte bancaire à la BFA et sur lequel de nombreuses entreprises publiques et privées, on ne sait trop pourquoi, ont ordonné de nombreux dépôts de fortes sommes d’argent. Curieusement, alors qu’il est censé être gelé, ce compte continue d’être opérationnel et des retraits y sont effectués à distance via des cartes bancaires. »
Bref, relève L’Eléphant Déchaîné, « la lecture globale de ce rapport donne à réfléchir sur l’avenir de la Côte d’Ivoire. Subitement, on comprend pourquoi notre président ne croit plus qu’a priori, les trois années qui lui restent pour terminer son mandat ne seront pas suffisantes pour redresser le pays comme il le “voudrait”. »
Le juteux trafic de cacao…
Le site internet de Jeune Afrique revient pour sa part en détails sur les trafics des commandants de Ouattara… Un article intitulé « Les ex-“comzones” règnent-ils sur la Côte d’Ivoire ? », un article largement repris dans la presse ivoirienne ce matin, notamment par le journal Le Démocrate. Rappel : « Août 2011. Le président ivoirien Alassane Ouattara nomme les anciens “comzones” Issiaka Ouattara, dit “Wattao”, Chérif Ousmane, et Martin Fofié Kouakou à des postes militaires importants. (…) En décembre 2012, trois anciens chefs de guerre de la rébellion des Forces nouvelles sont également nommés à la tête de trois régions sensibles. » Se crée alors, relate Jeune Afrique, un « réseau militaro-économique au sein de l’administration qui profite de la contrebande et du système d’imposition parallèle et qui divise le pays en zones d’influence économique. Les autorités locales ne peuvent rien contre lui, estiment les experts onusiens. »
Exemple, rapporte Jeune Afrique, le cacao : « dont la contrebande s’effectue principalement par le Ghana. Le manque à gagner est énorme. Les autorités ivoiriennes estiment que, pour la saison 2011-12, il représente 153 000 tonnes, soit des pertes de 400 millions de dollars pour l’économie nationale et une perte de 76 millions de dollars en recettes fiscales pour le gouvernement. »
Exil doré pour Sanogo ?
Dans la presse africaine également : le Mali, avec le capitaine Sanogo qui serait sur le départ. Le quotidien malien L’Indicateur Renouveau répercute et développe les informations publiées ce week-end dans la presse française, selon lesquelles l’ex-chef de la junte veut quitter le pays. « Il devrait atterrir soit au Nigeria soit au Gabon : deux pays qui sont en train de faire de la place, disons préparer un exil doré à l’ex-chef du CNRDRE », relève L’Indicateur Renouveau. « Cette volonté de Sanogo de se retirer définitivement de la scène politique agace certains de ses proches, rapporte encore le quotidien malien, notamment les jeunes qui se considèrent oubliés après avoir été les “vrais” auteurs du coup d’Etat qui a précipité la chute des villes du Nord. (…) Pour ces jeunes soldats, il s’agit ni plus ni moins d’une trahison, car les promesses qui leur avaient été faites par le chef de l’ex-junte, comme leur promotion à des grades supérieurs, l’augmentation de leurs salaires et l’amélioration de leurs conditions de vie, toutes ces promesses sont restées lettre morte. »
Et puis le Mali toujours, avec l’inquiétude exprimée par le quotidien burkinabè Le Pays après le démantèlement ce week-end d’une cellule du Mujao à Bamako… « La guerre est finie, que la guerre commence ! », déplore le quotidien ouagalais. « C’est un nouveau front de la lutte anti-terrorisme qui est ouvert et les forces de sécurité ont l’obligation de gagner le combat. (…) Car rien ne prouve que le réseau démantelé à Bamako est le seul. Il y en a certainement d’autres. Il faut traquer tous les jjihadistes. (…) Et il faut également, relève encore Le Pays, un travail de fond des leaders religieux. Certainement que des jeunes ont été endoctrinés. Il faut une sensibilisation de la part des leaders communautaires afin de ramener sur le droit chemin ceux qui seraient tentés de suivre ces égarés d’islamistes. C’est donc, conclut le quotidien burkinabè, une véritable opération de salubrité publique qui s’impose. »

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