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6 mai 2012 - 6 mai 2013 : premier anniversaire à l’Elysée pour le chef de l’Etat. Pour autant, la presse ne lui fait pas de cadeaux, ce matin. « Une bougie, des incendies », constate L’Est Républicain. « Un an après, Hollande à la peine », renchérit Ouest France. « Hollande an I : doit et peut mieux faire », s’exclame La Marseillaise. « L’homme seul », lance Libération.
Le Midi Libre résume le sentiment général : « Aujourd’hui, François Hollande fête sa première année à l’Elysée. Sans flonflons ni cotillons. Triste anniversaire, médiocre bilan. Tout comme le moral des Français, le drapeau tricolore est en berne. L’étendard de l’espoir, qui flottait au vent nouveau de la Bastille il y a tout juste un an, s’enchevêtre dans le marasme économique, le bourbier social et le sable mouvant des couacs ou des affaires à répétition. »
Sans complaisance aucune, également, Libération dresse ce triste constat : « La seule certitude, c’est qu’il y a urgence. Afin que la désillusion actuelle ne fasse pas le lit du populisme et des extrêmes lors des prochaines échéances électorales. La gauche doit aussi apprendre à se retrouver dans le dialogue, plutôt que de s’enfermer dans l’affrontement si elle ne veut pas faire le jeu du FN. Tout cela passe en premier lieu, estime Libération, par l’écoute du mal-être qui grandit chaque jour un peu plus. Parce que, au-delà des querelles de clocher, le débat sur l’austérité ou la relance qui agite le Vieux Continent se traduit par des situations individuelles souvent dramatiques. »
« Les quelques succès sont trop minces pour restaurer la confiance, soupire Le Courrier Picard. Si les électeurs oublient toujours qu’une politique met du temps à faire son œuvre, nul ne voit où nous emmène celle du gouvernement. »
L’Est Républicain enfonce le clou : « François Hollande, hier habile manœuvrier au sein du PS, ne semble ni vouloir hâter le pas, ni brusquer les corps intermédiaires. La tempête menace. Il cabote. Et le docteur Ayrault vient à la télé nous prescrire sa petite médecine douce, là où il faudrait pratiquer de la chirurgie de guerre. »
La France peut-elle s’en sortir ?
Un peu isolée, La Dépêche du Midi, se veut indulgente à l’égard de François Hollande : « Nous voilà dépités, à faire les comptes de ce qui aurait dû… Nous voilà même sommés de tout juger en une seule année -la première- alors que nous ignorons le fin mot de ce quinquennat. En attendant, c’est la saison des impatients. (…) Comment ira la France en 2017 ? C’est la seule réponse qui vaille, s’exclame La Dépêche, la seule réponse dont François Hollande, le jour venu, nous sera redevable. Et si, au bout du compte, dans quatre ans, s’interroge le journal, les Français se portaient mieux et retrouvaient confiance ? Et si on le devait alors à ce Président aujourd’hui brocardé ? La politique n’est jamais avare de retournements. On appelle même ça l’ironie de l’Histoire. »
Alors, « peut-il rebondir ? Surtout, la France peut-elle s’en sortir ?, s’interroge Ouest France. Les spéculations sur un changement de Premier ministre, un gouvernement resserré ou d’union nationale n’ont aucun sens tant que François Hollande n’aura pas expliqué s’il persévère ou s’il réoriente sa politique. »
Justement, Le Télégramme rappelle cette phrase de François Mitterrand : « Quand on ne veut pas changer de politique, on change de gouvernement. »
Et c’est bien ce qui pourrait se produire dans les prochaines semaines… C’est ce que relève notamment L’Eclair des Pyrénées : « Hollande ne peut continuer de diriger le pays avec un gouvernement aussi divisé, aussi pagailleux, qui donne le sentiment du trop plein et de l’incompétence. Il devrait donc y avoir un gouvernement Ayrault 2, plus resserré, avant l’été, pronostique le quotidien béarnais. C’est là que les choses sérieuses vont commencer. Que la ligne politique du pouvoir doit être clairement affirmée. Il faudra donc rompre définitivement avec la gauche Mélenchon et une partie des écologistes qui ne partagent pas les objectifs de la majorité. Ce gouvernement de combat devra se donner une seule mission : la lutte pour l’emploi. »
Espérance ou retour en arrière ?
Mélenchon qui continue en effet de jouer les trouble-fêtes… Hier le Front de gauche a rassemblé Pplace de la Bastille à Paris 180.000 personnes selon les organisateurs, 30.000 selon la police, pour manifester contre la politique d’austérité du gouvernement.
L’Humanité salue un « franc succès » et « l’amorce d’une espérance. (…) Le rassemblement des forces vives de la gauche (…) doit prendre une ampleur bien supérieure, relève le quotidien communiste, pour faire pièce à la coalition des bénéficiaires de dividendes, des propriétaires du CAC 40, des oligarques européens, et des grands prêtres de l’austérité. Mais c’est désormais à l’ordre du jour. »
Enfin, analyse différente, on s’en serait douté, pour Le Figaro. Le Figaro pour qui « il faut oublier Mélenchon. (…) Le Chavez de la Bastille peine à décoller dans les sondages. Sa popularité est loin d’être au niveau des décibels de ses diatribes. Il a beau en appeler à la révolution citoyenne, invoquer les mânes de Jaurès, tonner contre le gouvernement socialiste, interpeller sans ménagement le président de la République, son influence dans l’opinion, notamment dans les couches populaires, est bien moindre que celle du Front national, estime Le Figaro. Ce serait donc un signe de faiblesse supplémentaire de la part de François Hollande de se laisser contaminer par ce discours aux relents marxistes. (…) S’il veut reprendre pied, conclut Le Figaro, ce n’est pas du côté des démagogues qu’il doit se tourner. Mais vers les millions de Français qui lui demandent de conduire une politique claire, adaptée, réaliste. Sans perdre de temps. »

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