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    Record pour la production de l'oignon au Sénégal

    REUTERS/Paulo Whitaker

    La saison bat son plein. Cette année, la production d’oignons au Sénégal devrait atteindre 250 000 tonnes, un record pour une filière en pleine expansion mais qui reste pourtant très fragile.

    La production d’oignons au Sénégal a plus que doublé en dix ans, selon la direction de l’horticulture. Cette forte croissance est le résultat d’une politique de diversification. « Le paysan qui fait du riz pendant l’hivernage peut faire de l’oignon le reste de l’année. C’est une culture rentable qui apporte un plus aux 250 000 agriculteurs qui se sont lancés dans cette culture » explique Mamadou Ba Diamyoli, président national de la filière oignon, lui-même producteur.

    Aujourd’hui, le Sénégal a la capacité d’être autosuffisant pendant sept mois, jusqu’en août. Et pourtant, il n’est pas rare de voir les oignons pourrir dans les champs alors que pendant ce temps, sur les marchés, les Sénégalais achètent des oignons importés d’Europe, essentiellement des Pays-Bas.

    À cette situation paradoxale, deux raisons majeures : l’oignon produit au Sénégal contient plus d’eau que l’oignon importé et donc il se garde moins bien, moins longtemps, et en plus, il est parfois vendu quasiment au même prix ou à peine moins cher.

    Pour protéger les producteurs sénégalais, le gouvernement a décidé de geler les importations depuis le mois de février jusqu’au 31 août mais ce gel ne règle pas tous les problèmes puisque les commerçants font des stocks d’oignons importés qu’ils continuent d’écouler sur les marchés.

    Pour les acteurs de la filière, il faut rationaliser la commercialisation en trouvant un consensus entre les importateurs, les producteurs, les fournisseurs et les transporteurs.
    Il faut aussi prendre d’autres mesures : améliorer la qualité de l’oignon sénégalais, accroitre les rendements. « Là où les Européens produisent 80 tonnes par hectare, nous on n’en fait qu’entre 15 et 25 tonnes » explique Thierno Ibrahima Ba de l’association des producteurs d’oignons de la Vallée. Il faut, en outre, revoir le conditionnement, améliorer la capacité de stockage et limiter le nombre d’intermédiaires.

    Bref, mieux organiser la filière, « c’est possible, on y travaille » affirme-t-on a la direction de l’horticulture où l’on insiste surtout sur la nécessité de faire baisser les prix. Si l’on vendait par exemple sur les marchés, l’oignon à 150 francs CFA le kilo, au lieu 250, explique-t-on, cela inciterait les gens à consommer local et tout le monde y gagnerait.


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