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    L'ONU soupçonne deux géants du négoce d'avoir aidé l'Iran à contourner les sanctions

    Les deux géants suisses du négoce, Glencore et Trafigura, sont épinglés dans un rapport d'experts de l'ONU. REUTERS/Arnd Wiegmann/Files

    Les deux géants suisses du négoce, Glencore et Trafigura, sont épinglés dans un rapport d'experts de l'ONU. En fournissant de l'alumine à l'Iran, ils auraient indirectement permis à Téhéran de poursuivre son programme d'enrichissement nucléaire.

    A priori, il s'agit de contrats tout à fait innocents : du troc de minerai, de l'alumine, fourni par Glencore et Trafigura contre du métal, l'aluminium produit par l'Iran à partir de ce minerai. Un montage astucieux, puisque l'Iran n'a plus de devises, et qu'il ne peut plus payer en pétrole les sociétés européennes, y compris les sociétés suisses, du fait des sanctions. De l'alumine pour alimenter les fonderies d'aluminium iraniennes, qui permettront de fabriquer des pièces d'automobile ou des cannettes de boisson en Iran (pourquoi pas). Le problème, c'est que cette alumine fournie par Glencore et Trafigura est aussi soupçonnée d'avoir permis à l'Iran de fabriquer l'aluminium nécessaire aux tuyaux des nouvelles centrifugeuses nucléaires, là où l'Iran compte enrichir son uranium...

    Les maisons suisses de négoce nient avoir su que leur partenaire iranien, la Compagnie iranienne de l'aluminium (Iralco), avait des liens avec l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (Tesa), qui, elle, était bien entendu sous le coup des sanctions internationales. L'ONU n'a inscrit Ia Compagnie iranienne de l'aluminium (Iralco) dans la liste noire qu'en décembre dernier. Pour alors, Glencore et Trafigura avaient mis fin à leur troc d'alumine contre de l'aluminium.

    Les deux géants du négoce peuvent donc prétendre qu'ils sont de bonne foi, même si dans l'histoire, ils ont largement prouvé qu'ils savaient contourner sinon enfreindre les sanctions internationales, que ce soit pour fournir l'URSS en blé américain, ou exporter illégalement du pétrole d'Irak. Les experts qui ont remis leur rapport au Conseil de sécurité de l'ONU ont au moins souligné que l'Iran savait utiliser les intermédiaires pour poursuivre des activités interdites par la communauté internationale. Ils appellent à plus de vigilance de la part des Etats.


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