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    A la Une: la guerre chimique en Syrie

    AFP

    « Au début, il n’y a eu qu’un bruit modeste, un choc métallique, presque un cliquetis. (…) Pas d’odeur, pas de fumée, pas même un sifflement indiquant l’éjection d’un gaz toxique. Puis sont apparus les symptômes. Les hommes toussent violemment. Les yeux brûlent, les pupilles se rétractent à l’extrême, la vision s’obscurcit. Bientôt surviennent les difficultés respiratoires, parfois aiguës, les vomissements, les évanouissements. Il faut évacuer les combattants les plus touchés, avant qu’ils n’étouffent. »

    C’est ainsi que Jean-Philippe Rémy, envoyé spécial du quotidien Le Monde en Syrie, décrit l’attaque chimique dont il a été le témoin, sur le front de Jobar, à l’entrée de Damas. Attaque perpétrée par les forces gouvernementales contre les combattants de l’Armée syrienne libre. Il s’agit du premier volet d’une série de cinq reportages après deux mois en immersion avec les rebelles syriens. Témoignages, photos, échantillons… Le reporter du Monde apporte donc une preuve tangible que le régime de Bachar el-Assad utilise bien l’arme chimique contre l'opposition armée. 

    Commentaire du journal : « Après les chars, l’aviation, les missiles Scud, voici donc le chimique. On peut être certain que la conférence censée se préparer à Genève le mois prochain relèvera encore plus du faux-semblant si “Bachar le chimique” pense tenir l’avantage sur le terrain en gazant l’adversaire. Le conflit approche les 100 000 morts, relève Le Monde. La guerre étend ses métastases dans la région. »

    Et le quotidien du soir de s’interroger : « Faudra-t-il attendre un “Halabja syrien”, un massacre comparable à celui perpétré au Kurdistan irakien en 1988, pour que soit tracée une vraie limite ? L’enquête du Monde montre qu’il est urgent que les responsables occidentaux énoncent clairement ce qu’ils savent du chimique en Syrie. Qu’ils cessent de tergiverser sur la “ligne rouge”. Ils doivent sortir de l’ambiguïté. Avant qu’il ne soit trop tard. »

    Combien de divisions ?

    Alors, que fait la communauté internationale ? Elle poursuit sa politique des petits pas… Hier soir, les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé de lever l’embargo sur les armes pour les rebelles syriens, mais chacun des Vingt-Sept s’est engagé à ne pas livrer d’armes avant le 1er août pour ne pas interférer avec la conférence qui se dessine à Genève le mois prochain avec le régime syrien, l’opposition et les grandes puissances. Le Figaro parle de « compromis boiteux ».

    Dans le même temps, hier soir, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, recevait ses homologues américain et russe. « Fabius prépare Genève 2 avec Kerry et Lavrov », relève Le Figaro qui pointe, là aussi, les divisions des trois grandes puissances, notamment sur la participation de l’Iran à cette conférence. « Moscou souhaite la présence des représentants iraniens, Paris la refuse en dénonçant le “rôle déstabilisateur” de Téhéran, a fortiori depuis que son bras armé libanais, le Hezbollah, est à l’offensive en Syrie aux côtés de l’armée de Bachar. Ban Ki-moon, le patron de l’ONU, lui est favorable à l’inclusion de l’Iran - le trio franco-russo-américain devra en tenir compte. » Toutefois, pointe Le Figaro, « le rôle de Téhéran n’est qu’un des paramètres d’une équation syrienne qui semble se compliquer de jour en jour. Parmi les nouveaux facteurs, l’utilisation des armes chimiques. Si on se refuse, côté français, à parler de “ligne rouge”, Laurent Fabius s’est montré très préoccupé hier en soulignant que l’utilisation de ces armes en Syrie était “de plus en plus étayée”. » Allusion bien sûr aux révélations du Monde.

    Remède pire que le mal ?

    Ce sommet de Genève pourra-t-il faire évoluer la situation ? Ouest France expose ses doutes… « On aimerait y croire, mais trop d’indices contredisent les belles formules diplomatiques. Assad, s’il accepte comme on le dit à Moscou, de dépêcher à Genève ses représentants, n’a aucune raison de faire des concessions. Non seulement, explique Ouest France, parce qu’il a davantage l’âme d’un tortionnaire que d’un négociateur, mais parce que la réalité du terrain lui est, aujourd’hui, moins défavorable. Le temps que les Occidentaux cherchent à gagner dans l’espoir d’éteindre l’incendie joue en fait en sa faveur. »

    En fait, estime Le Journal de la Haute-Marne, « le seul moyen de pression que puissent exercer les États-Unis et leurs alliés est la fourniture d’armes plus sophistiquées aux rebelles. Encore faut-il séparer le bon grain de l’ivraie…, soupire le quotidien champenois. Fournir des équipements aux groupes islamistes, qui sont sur le terrain les plus efficaces contre l’armée syrienne, reviendrait à administrer à la Syrie un remède pire que le mal. Certains reprocheront aux chancelleries leurs tergiversations face à un drame épouvantable, mais elles sont en droit d’éviter de mettre le pied dans ce qui ressemble un énorme piège. »

    Justement, « l’opposition syrienne victime de ses divisions », titre pour sa part Libération. « La Coalition nationale de l’opposition vient de faire éclater au grand jour ses divisions à Istanbul, rapporte en effet le journal, avec le fiasco hier d’un vote sur l’élargissement à de nouveaux membres. (…) En dépit de quatre jours d’âpres et difficiles pourparlers pour définir une liste de 22 nouveaux entrants, les 60 membres de la coalition, soit le principal groupe de l’opposition, ne sont parvenus à ratifier la nomination que de huit d’entre eux. (…) Une fois de plus, relève Libération, ce sont les dissensions entre laïcs et islamistes qui ont envenimé les débats. »

    Nombre record de détenus…

    A la Une également : « la politique antiprison de Taubira en accusation ». C’est le grand titre du Figaro qui relève que « c’est le paradoxe de l’ère Taubira. La ministre de la Justice avait expliqué, et choqué, en annonçant que la prison devait être dorénavant l’exception. Or un an plus tard, les établissements pénitentiaires, au lieu de se vider, n’ont jamais été aussi remplis. Ils ont même battu un nouveau record avec 67 839 détenus début mai alors que l’on compte environ 57 000 places en France. »

    Commentaire du Figaro : « L’augmentation du nombre des mises sous écrou n’a qu’une explication : l’explosion de la délinquance. Il faut donc souhaiter que François Hollande et Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, usent de toute leur autorité pour corriger, à l’automne, la grande loi préparée par la garde des Sceaux. Son rejet de l’emprisonnement pour les sanctions inférieures à deux ans, son appel à abandonner les peines planchers, son militantisme tout idéologique de désarmement pénal s’avèrent quasi criminels, estime Le Figaro. Et font redouter le pire. »

    Pratiquer au travail

    Libération nous propose un dossier sur la pratique religieuse au sein des entreprises… « Entreprise : religion mode d’emploi », titre le journal. « Aménager ses horaires pendant le ramadan, exiger un jour de congé pour la pâque juive, venir travailler voilée, pouvoir manger casher à la cantine, refuser de travailler le dimanche pour cause de messe… Les demandes à caractère religieux au travail ont augmenté », constate Libération. Libération qui s’appuie sur une étude menée par l’Observatoire du fait religieux en entreprise qui montre que plus d’un quart des managers de ressources humaines ont été confrontés récemment au fait religieux dans leur société. Et près de 45% estiment que la question va se poser de façon plus aiguë dans les prochaines années. Pour autant, contrairement à ce que pourrait laisser penser l’actualité, parfois dramatisante sur ces sujets, relève Libération, l’entreprise gère globalement bien ces problématiques : 80% des managers disent ne pas ressentir de malaise sur ces questions. Et seules 6% des demandes ont abouti à des blocages. »

    Monaco fait sauter la banque !

    Enfin, Monaco met le paquet… « Monaco, bingo ! », s’exclame L’Equipe en première page, avec la photo, avantageuse, de l’attaquant colombien Radamel Falcao, torse nu, le poing levé. Falcao qui pourrait bien intégrer le club monégasque la saison prochaine, croit savoir le quotidien sportif. Considéré comme l’un des meilleurs attaquants du monde, Falcao pourrait signer à Monaco pour la somme record en L1 de 60 millions d’euros. Et ce n’est pas tout, affirme L’Equipe, qui croit savoir aussi que Monaco s’apprête à signer avec James Rodriguez du FC Porto, pour 45 millions d’euros, et Moutinho du même club, pour 25 millions… Bref, « un nouveau monstre déboule », lance L’Equipe. Pour son retour en L1, Monaco pourrait bien, en effet, venir perturber le PSG dans la course au titre.

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