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    La France au pied du mur… des réformes

    A Bruxelles, devant le siège de la Commission européenne. REUTERS/Yves Herman

    La Commission de Bruxelles a rendu son verdict sur les finances publiques des Etats membres. Comme prévu, la France obtient une rallonge de deux ans pour ramener son déficit en dessous de la barre des 3% de produit intérieur brut. En échange, elle devra faire des efforts conséquents.

    Des efforts conséquents et rapides. Si Bruxelles est particulièrement exigeant avec la France, c'est en raison de sa position dans l'Union. Elle en est historiquement l'un des moteurs avec l'Allemagne, elle a donc un effet d'entraînement sur les autres Etats membres. Et puis vu son poids, c'est la deuxième économie de l'Union, elle doit sortir au plus vite de la récession pour ne pas contaminer ses partenaires. La France a commencé à résorber ses déficits en augmentant les impôts, Bruxelles souhaite maintenant que le gouvernement entame enfin les réformes libérales pour redonner confiance aux milieux d'affaires, et donc faire repartir la croissance. La reprise est indispensable pour faire rentrer les sous dans les caisses de l’Etat et surtout pour faire baisser le chômage. Premier chantier urgent pour la Commission : la réforme des retraites, que Bruxelles aimerait voir finalisée dans l'année. Cette réforme est justement à l'agenda du président François Hollande.

    Priorité à la réforme des retraites

    Elle est prévue pour cet automne. Sur le marché du travail, en revanche, la Commission ne se contentera pas de l'accord de compétitivité signé en janvier. Elle aimerait que la France aille bien au-delà, qu'elle fasse une vraie réforme des contrats, qu'elle abaisse l'indemnisation du chômage, qu'elle diminue les taxes sur les entreprises. La Commission souhaite aussi que la France libère enfin le marché de l'énergie, qu'elle dérèglemente les professions protégées, comme celle de coiffeur ou de notaire. Autant de points sur lesquels le gouvernement n'est pas très bavard.

    La France d’accord avec la Commission

    La France mènera les réformes structurelles, mais à sa manière, a déclaré tout à l'heure le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en réaction aux recommandations de Bruxelles.
    C'est une première réaction positive, mais encore bien vague. La France peut difficilement faire la sourde oreille alors qu'elle bénéficie d'une dérogation spéciale. Maintenant, qu'il ait ou non la volonté de mener les réformes souhaitées, le gouvernement sait surtout qu'il aura du mal à faire avaler la pilule aux Français. Il lui faudra donc effectuer un gros travail pédagogique pour présenter des réformes acceptables pour les Français, mais aussi pour sa majorité. Le président Hollande dispose bien de la majorité absolue à l'Assemblée, mais il n'est pas certain d'obtenir le vote des députés socialistes les plus à gauche pour les réformes libérales telles qu'elles sont formulées par la Commission européenne. 

    EN BREF DANS L'ECONOMIE

    La justice américaine a révélé hier une vaste affaire de blanchiment d'argent réalisée grâce à une monnaie numérique.

    Bien moins médiatisé que le bitcoin, le Liberty Reserve est aujourd'hui sur le banc des accusés. Cette monnaie, créée en 2006, a permis à des criminels en tout genre de blanchir leurs revenus illicites. La fraude porte sur 6 milliards de dollars. La société émettrice était basée au Costa Rica, elle permettait le transfert d'argent sans laisser de traces. Cinq responsables, dont les fondateurs, ont été arrêtés, deux autres sont encore recherchés.

    Une première en France : un groupe du CAC 40, Publicis, demande l'avis des actionnaires sur la rémunération des dirigeants.

    Les actionnaires du champion de la publicité, Publicis est le troisième groupe mondial du secteur, ont donné leur feu vert au mode de rémunération des deux principaux patrons, Raymond Lévy et Elisabeth Badinter. Mais ils ne se sont pas prononcés sur le montant et leur vote était purement consultatif. C'est toutefois une avancée sur un sujet très controversé. Les Français se sont émus des salaires des patrons et pour le moment le gouvernement a renoncé à les encadrer.


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