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    A la Une: printemps multicolore

    AFP

    « Un vent de révolte souffle sur la Turquie », estime le Figaro à propos des  violences à Istanbul. Les scènes d’insurrection dignes du printemps arabe selon le quotidien, qui y voit quand même une petite différence : les manifestants. La plupart des riverains de quartiers se sont révoltés contre un vaste projet immobilier et la disparition d’un parc au centre de cette ville tentaculaire. On se bat pour Gezi, l’un des rares espaces verts du centre de la métropole de 17 millions d’habitants…  Mais attention : ce projet de rénovation urbaine qui prévoit la construction d’un immense centre commercial est encadré par des promoteurs immobiliers proches du parti islamiste au pouvoir. Derrière ce réaménagement de l’espace urbain, voulu par l’ancien maire stambouliote, Premier ministre depuis 2003, c’est la conception de la vie quotidienne qui est en jeu. Et le Figaro de rappeler que « le vote, par le Parlement la semaine dernière, d’une loi durcissant la vente d’alcool au détail est perçu comme une intrusion supplémentaire dans les modes de vie par une part importante de la population ».

    D’un printemps l’autre

    Libération est allé enquêter sur les opposants au mariage pour tous, sur tous ceux qui ont témoigné parfois avec violence leur hostilité au plus communément appelé mariage gay. « Ils sont en lutte contre ce qui est pour eux le bouleversement violent d’un ordre symbolique », assure un  politologue. Un peuple militant actif qui forme désormais un véritable courant politique que d’aucuns voudraient bien voir représenté dans l’échiquier  politique français. C’est le cas du « Printemps français », l'un des mouvements les plus radicaux, qui a annoncé néanmoins qu’il « ne prendrait pas position et ne présentera aucun candidat aux municipales de 2014 ». Car à y regarder de plus près,à en croire Libération, « ces manifestations n’ont pas rassemblé que des gens de droite ».

    Libé constate que la Bretagne, une région de tradition démocrate chrétienne, qui a viré au rose ces dernières années, a été très active contre le projet de loi Taubira. « Les gens se sont levés pour défendre des valeurs qui dépassent les clivages droite-gauche », peut-on lire. En ligne de mire : la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, « la marchandisation du corps », mais aussi tout ce qui a trait à des sujets comme l’euthanasie, l’éducation, la défense « des valeurs familiales » ou « des droits de l’enfant », constate Libé. « Après un rejet massif de Sarkozy en 2012, cette communauté pourrait-elle changer de camp ? », se demande donc Libération. « On va tout faire pour virer ce Parti socialiste qui tient l’Ille-et-Vilaine depuis quarante ans ! » répond Najib, informaticien, musulman et assidu des soirées militantes organisées à Rennes anti-mariage pour tous.

    En attendant, L’UMP, naturellement, espère que ces militants se tourneront vers elle, lors des prochaines échéances électorales. En sous-main, toujours selon Libération, Jean-François Copé tirerait sur la ficelle de cette droite morale, pour faire échec notamment à la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris qui n’a pas voté contre le mariage gay.

    Contre-révolution à l’UMP

    « L’UMP en vrac », titre en Une Le Parisien Aujourd’hui en France. « Soupçons de fraude, demande de suspension du scrutin » : le vote pour la primaire de l’UMP a démarré dans le plus grand désordre, constate le grand quotidien de la capitale. Le Parisien est allé tester le système de vote de la primaire décrié par certains et constate quand même qu’il est apparemment facile d’usurper deux identités.

    Mais c’est surtout les journaux de la presse régionale qui tirent à boulet rouge sur cette droite parisienne. « Objectif, dézinguer NKM accusée de s’être abstenue sur la loi Taubira », ironise La République des  Pyrénées. « Des appels à voter pour ses concurrents se sont propagés sur les sites de La Manif pour tous et d'autres proches de la droite radicale », a constaté le quotidien.

    « Pourquoi cette nouvelle querelle de chiffonniers ? » se demande pour sa part la Charente libre. Outre « la guerre des égos », et bien « l’UMP a perdu sa boussole », estime le quotidien charentais. « Elle ne sait plus si elle est à droite de la droite ou si l'humanisme a encore un sens. »

    Alors en attendant, on assiste à un jeu de massacre, selon le Midi Libre. « Un remake du chamboule-tout hivernal entre les clans Copé et Fillon », lit-on. « Dès la première occasion, voilà que les jeunes loups de la droite forte n'hésitent pas à sortir les couteaux, à se couvrir d'invectives, à brandir aussi sec la menace d'une scission. Preuve qu'il existe bien désormais un gouffre entre les deux factions ». Fin de citation. Voilà ce n’est pas le printemps de la droite ; pour le Midi libre, c’est plutôt « une guerre civile ouverte, avec au milieu des fidèles pris en otages par ce conflit suicidaire… »

    Une autre guerre civile

    Le Monde poursuit sa série de reportages exclusifs aux frontières du conflit syrien et constate que l’accumulation des indices sur l’usage de gaz toxiques par le régime syrien embarrasse les Occidentaux. Avec ce fameux concept de ligne rouge à ne pas dépasser. « Une ligne de plus en plus mouvante, lit-on, l’argument de la ligne rouge à ne pas dépasser devait faire peur à Damas, aujourd’hui, ce sont les puissances occidentales qu’il embarrasse. » Et le Monde de publier des caricatures de 5 ou 6 humoristes dessinateurs internationaux. Parmi elles, cette vignette humoristique signée du célèbre dessinateur suisse Patrick Chappatte, où l’on retrouve Bachar el-Assad, toujours propre sur lui, costume-cravate impeccable, qui porte néanmoins un masque à gaz et une espèce d’arme chimique en bandoulière. On le voit franchir une première ligne rouge où il est écrit « ne pas franchir », devant l'air circonspect de Barack Obama, costume trois pièces, qui l’attend derrière une troisième ligne rouge où alors là il est écrit « Ne vraiment, vraiment pas franchir ».

    De la ligne rouge à la bande blanche

    Roland-Garros est l’événement sportif du week-end et l’Equipe déplore l’élimination trop rapide de celui qu’elle surnomme « le héros du début du tournoi », Gael Monfils, éliminé hier en 5 sets. Physiquement, il était à bout. Gael Monfils éliminé une fois de plus par un Espagnol. Décidément en Tennis, la France n’arrive pas à dépasser la ligne rouge des Pyrénées. Tommy Robredo, cet ex-numéro 5 mondial descendu à la 470ème place au classement ATP a montré hier sa force de caractère, estime l’Equipe. Une fois de plus, la Roja espagnole déferle sur Roland-Garros.

    Tenez, à propos de couleurs, L’Equipe encore nous explique pourquoi les balles de tennis sont passées du blanc au jaune.  A votre avis pourquoi ? Mais pour les retransmissions télévisées ! Roland-Garros est retransmis en couleur depuis 1975, et c’est en 1977 que la petite balle jaune apparaîtra sur les cours, car plus visible à l’écran.

    La Croix revient aussi sur cet événement sportif planétaire et se souvient qu’il y a 30 ans, à quelques jours près, c’était notre printemps sportif à nous. On l’oublie trop souvent mais « en 1983, avant cette finale magique à Roland-Garros qui vit la victoire de Yannick Noah sur le suédois Mats Wilander, la France n’avait rien gagné d’important en sport depuis longtemps ». « Une finale symbolique, c’était le blond contre le noir, une finale remportée par 50 millions de Yannick Noah en France », se souvient le journal catholique. Et oui, sans le vouloir, « le jeune homme né à Yaoundé est aussi devenu le symbole d’un sport français différent, coloré, à l’instar du poignet éponge aux couleurs du Cameroun qu’il portait ce jour-là ». Oui 30 printemps plus tard, ce sont d'autres couleurs, celles de la fierté gay, qui divisent la France...

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