En 2008, Barack Obama est devenu le premier président noir des Etats-Unis. Son élection a donné l’impression que la question raciale avait évolué. Mais le mois dernier, l’affaire Trayvon Martin a semé le trouble dans la société américaine. Plus d’un an après la mort en Floride de ce jeune afro-américain, George Zimmerman, son meurtrier, a été acquitté. Le vigile s’en est tiré en invoquant la légitime défense, en vigueur en Floride. Mais la mort douteuse de « l’adolescent à capuche » a relancé le débat sur les discriminations raciales aux Etats-Unis, 50 ans après le discours retentissant de Martin Luther King.
Le 28 août 1963, à Washington, le pasteur afro-américain a prononcé un discours d'espoir devant 250.000 personnes, de toutes origines. L'année suivante, les Etats-Unis ont adopté un Civil Rights Act, c'est-à-dire une loi interdisant toute discrimination dans les lieux publics. Toutefois, les traces du régime ségrégationniste sont encore présentes, même un demi-siècle plus tard son abolition.
« Des Noirs et des Blancs ayant connu la ségrégation vivent aujourd’hui dans des Etats où l’organisation sociale est encore très fortement marquée par la ligne de démarcation raciale », rappelle David Diallo, auteur de l’Histoire des Noirs aux Etats-Unis.
Depuis la médiatisation du mouvement des droits civiques, dirigé par Martin Luther King, la population noire a accompli des progrès sur le plan socio-économique, en accédant à des catégories socioprofessionnelles par le passé « réservées aux Blancs », explique David Diallo. « Les mélanges se sont faits progressivement car on partait de zéro, constate-t-il. Mais c’est une évolution marginale et rare. »

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