Le secrétaire général aux opérations de maintien de la paix a confirmé que « le M23 avait tiré de manière répétée et délibérée sur des civils de Goma et sur la Monusco », la brigade d’intervention de l’ONU. « De mal en pis », titre le Soft International, avec un ton très va-t-en guerre ce matin : « Quand les bombes nous tombent du Rwanda et que cela est dûment certifié par tous les observateurs neutres, dans les circonstances normales, notre pays aurait dû exercer son droit de réplique en déclarant la guerre, menace le quotidien congolais pro-Kabila. (... ) Dans les conditions actuelles, le Congo est-il à même de prendre le risque d’une guerre déclarée à un Rwanda surarmé et dont les troupes sont super entraînées et super motivées? », interroge-t-il encore. En posant la question, le quotidien Le Soft International y répond déjà.

Alors pour KongoTimes, « c’est l’année de la libération ». Le quotidien congolais d’opposition se réjouit lui aussi de l’entrée en action de la Monusco, mais pour d’autres raisons. Kongo Times estime que « le départ du M23 à l’Est marque la fin du régime de Kigali en RDC ». Pour ce dernier, « à travers cette guerre, Kigali rêvait d’une table ronde, pousser la classe politique congolaise aux concertations nationales pour légitimer le pouvoir de Kabila aux abois. (...) Ainsi par la diplomatie et les opérations de guerre à l’Est, ce dernier pourrait récupérer une certaine légitimité à travers une mobilisation nationale pour l’effort de guerre ». 
 
Le quotidien 7 sur 7 en profite lui pour publier les passages d’un entretien avec Flavia Pansieri, la Haut commissaire adjointe des Nations unies aux droits de l’homme présente à Goma les 22 et 23 août dernier, alors que des combats reprenaient autour de la ville, rappelle le journal. Elle a déploré les pertes en vies humaines occasionnées et rappelé que les frappes indiscriminées contre les civils constituaient une violation du droit international humanitaire. « J’ai été particulièrement frappée par la situation des populations du Nord-Kivu et de l’Ituri, a déclaré Mme Pansieri. Les habitants m’ont parlé de leur vulnérabilité, de leur situation socio-économique précaire et des contraintes sécuritaires liées aux activités des groupes armés ».
 
Petits mensonges entre ennemis
 
Et justement, ce qui irrite de l’autre côté de la frontière, ce sont les accusations ou déclarations de l’Onu subjectives selon Kigali. En tous les cas, c’est ce qu’estime le Quotidien rwandais New Times. « Quand la Monusco danse au rythme de Kinshasa », ironise ce dernier en Une. Le quotidien rwandais revient sur les accusations récurrentes qui sont faites plus ou moins directement par Kinshasa et la communauté internationale, aux autorités de Kigali de soutenir les rebelles du M23. New Times fait cette comparaison étrange : « On fait de fausses accusations contre le gouvernement du Rwanda, exactement comme celle qui avait prévalu avant l’invasion des Etats-Unis en Irak. Le président Kabila se cherche des amis perdus pour qu’on lui fournisse des troupes et des armes afin de lutter contre ses propres guerres internes ». Pour le New times, les manifestations de ras le bol de la population du Nord Kivu ont été orchestrées depuis Kinshasa pour influencer la Monusco à prendre partie. Le but de Kinshasa à travers cette manipulation, estime New Times, c’est de prouver que ces problèmes de sécurité interne viennent de l’extérieur de ses frontières et d’emmener tous les pays de la région, Malawi, Tanzanie et l’Afrique du Sud, dans cette guerre locale.
 
Et vu de loin, les choses ne sont pas forcément claires. Pour Guinée Conakry info, concernant « le soutien du Rwanda aux rebelles ? La question n’est pas tranchée. (...) Même, si le pays de Paul Kagamé s’est déjà invité dans le débat, estime ce dernier qui craint aussi une régionalisation de la crise ». Ce qui pousse « les grandes chancelleries occidentales à prêcher pour une résolution politique du problème ». « La solution doit être envisagée à un niveau plus grand que le Nord Kivu. »
 
Le Sahel sous l’eau
 
Au Mali, « Les pluies qui se sont abattues ont surpris par leur intensité et par leur durée », constate le quotidien Le républicain. « En plus des pertes en vies humaines, on enregistre d’importants dégâts matériels, des voies littéralement transformées en ravins, des voitures totalement sous les eaux et de nombreuses familles sinistrées », déplore Le Republicain.
 
L’indicateur du Renouveau, pour sa part, estime que le gouvernement de la transition a créé un malaise en restant muet comme une carpe sur la journée plus endeuillée que celle du 26 mars 1991, lors du renversement du dictateur Moussa Traore. Par solidarité aux victimes, le président Dioncounda Traoré et son gouvernement auraient dû prendre des mesures urgentes en leur faveur beaucoup plus tôt.
 
Et partout dans tous les journaux les mêmes photos, celles, impressionnantes, des bamakois les pieds dans l’eau au milieu de véritables ravins dans les rues.
 
Et L’Essor de constater que le dernier Conseil des ministres du gouvernement de transition s’est terminé hier comme il avait commencé : sous la pluie.
 
Fazozine, le magazine burkinabè, ironise pour sa part : « Inondation à Bamako : en attendant les “solutions” d’IBK ». « Pour le président IBK qui se prépare à s’installer, ces inondations ne constituent pas moins un avertissement sans frais sur la nécessité de prendre à bras le corps la problématique de l’urbanisation sauvage. Car, au-delà des problèmes du Nord-Mali, il lui faut aussi trouver des solutions concrètes aux problèmes de tous les Maliens. En tout cas, c’est les pieds dans l’eau qu’une bonne partie de Bamako assistera à son investiture », s’amuse Fazozine.
 
Le quotidien sénégalais Le Soleil constate pour sa part que les inondations touchent toute la région, et souligne qu’elles ont fait au moins 20 morts depuis début août, au Niger, et plus de 48 000 sinistrés. Plus de 2 000 maisons et 3 000 hectares de champs de céréales ont été détruits par les eaux. L’Onu et les autorités nigériennes ont lancé des appels à l’aide, notamment en vivres, en moustiquaires et en couvertures.
L’Onu a averti que le Niger risque d’être confronté, cette année, à une « invasion massive » de criquets pèlerins, du fait des fortes pluies qui ont favorisé l’éclosion des larves des acridiens. 

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(1) Réaction

La ligne rouge a été belle et

La ligne rouge a été belle et bien franchie par le rwanda.Mr Kobler à kigali ne doit en aucun cas mettre sa langue dans sa poche. une table ronde politique au rwanda, SVP, Mr KObler. comparer le conflit IRAK-USA à celles du Rwanda-RDC, ce genre de plagia des autorités irresponsables de kigali est de très mauvais gout.Paul Kagame,ne doit pas continuer à être un esclave des multinationales et des influences anglo-saxons. .......

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