« C’est confirmé, s’exclame le site d’information Rewmi, Aminata Touré devient, après Mame Madior Boye, la deuxième femme Premier ministre dans l’histoire politique du Sénégal. On le susurrait depuis l’annonce du départ d’Abdoul Mbaye. Comme son prédécesseur, Macky Sall choisit une femme comme deuxième Premier ministre de son magistère. Et si l’élève suivait les traces du maître ? », s’interroge Rewmi.
En effet, rappelle le quotidien La Tribune, lors de la précédente présidence, « après avoir porté Moustapha Niasse aux nues en le nommant Premier ministre, Wade avait fini par le limoger pour le remplacer par Mame Madior Boye, ministre de la Justice. »
Alors attention, avertit La Tribune : « les Sénégalais font face à d’énormes difficultés qui ont pour nom cherté de la vie, inondations, insécurité, chômage des jeunes, école malade, santé agonisante etc. Wade avait comme stratégie, chaque fois qu’il était acculé par la demande sociale pressante, de changer son attelage gouvernemental, pour divertir les populations, en leur jetant cela comme un os à ronger. Une méthode éculée qui a fini par exaspérer les citoyens qui ont fini par le congédier. Macky gagnerait à tirer les leçons de cette expérience, conclut le quotidien sénégalais, qui a conduit à la chute vertigineuse de Wade. »
Toujours est-il, poursuit La Tribune, que « les femmes prennent le pouvoir. En l’espace de moins d’un mois, Macky Sall a choisi deux dames de fer à des postes stratégiques. Anna Sémou Faye à la direction générale de la Police nationale et Aminata Touré, donc, à la Primature. La parité prônée sous Wade semble bien en marche. Consécration d’une politique bien pensée, coïncidence ou simples calculs politiques ? En tout cas, le nouveau maître des lieux a préféré s’entourer de têtes tressées pour mener à bon port le bateau Sénégal qui s’enlise dans les méandres des difficultés de toute sorte. »
Qui à la place de qui ?
Du coup, les choses ne devraient pas traîner : la composition du nouveau gouvernement est attendue ce lundi… « Qui sauvera sa tête ? », s’interroge le site d’information Seneweb News. « Ils sont tous sur siège éjectable, nos ministres de la République qui chacun, devraient aller consulter du côté de leurs marabouts respectifs. La culture serait retirée à Youssou Ndour », croit savoir le site. « Reste à savoir sur quelle station sera redéployé le ministre-chanteur, ou s’il ne quitte pas le gouvernement tout simplement, à l’image d’autres canards boiteux, qui devraient, eux aussi, dire adieu à leurs privilèges de ministres. »
Et Seneweb News de citer le Général Pathé Seck, ministre de l’Intérieur, qui « devrait faire les frais de l’affaire de la drogue qui éclabousse la police nationale, ayant conduit au limogeage de son directeur, Abdoulaye Niang remplacé par Anna Sémou Faye. »
En tout cas, hier soir à 22 h 30, rapporte encore Seneweb, « Aminata Touré recevait encore, au Building administratif, des personnes devant être membres de son gouvernement. »
« Mimi Touré pour dégripper le pays », titre pour sa part le quotidien Enquête qui avance plusieurs noms de ministrables… « Selon nos informations, écrit le journal, le directeur général des Impôts et Domaines, Amadou Bâ, est pressenti pour les Finances alors que le directeur général des Douanes, Mouhamadou Makhtar Cissé serait au Budget. Pour sa part, Abdoulaye Daouda Diallo (anciennement au Budget) atterrirait à l’Intérieur, en remplacement du Général Pathé Seck. L'avocat El Hadji Oumar Youm, consulté hier par Mimi Touré, irait à la Justice. Mais cela demande confirmation. Quant à Youssou Ndour, relève encore Enquête, il est annoncé comme ministre d’État auprès du président de la République, et laisserait son fauteuil du Tourisme à Mor Ngom. »
Dernier avertissement ?
Curieuse affaire au Burkina que celle de cet ex-soldat qui aurait voulu samedi s’en prendre au président Compaoré, avant d’être abattu… « Saura-t-on jamais la vérité ? », se demande le quotidien Le Pays qui se pose bien des questions : « comment un seul individu peut-il détenir par devers lui des armes lourdes et parvenir à s’introduire à la présidence malgré toute l’armada militaire qui y est déployée au quotidien ? (…) En tout cas, cette attaque, si elle est avérée, revêt un sens éminemment politique, relève Le Pays. Et il revient donc au président du Faso de savoir le décrypter, car à trop durer au pouvoir, on s’attire trop de risques. »
« Cette attaque, renchérit le site d’information Guinée Conakry Infos, ne peut être que le dernier des avertissements que Blaise Compaoré se refuse d’écouter. Une sérieuse introspection politique s’impose, car les manifestations estudiantines, les mutineries, les manifestations populaires contre le pouvoir de Blaise sont autant de signaux qui exigent un stop dans le pilotage à vue du capitaine de Ouaga. (…) Tout médiateur sous-régional qu’il est, poursuit le site d’information guinéen, le chef de l’Etat burkinabé sait qu’il ne fait pas l’unanimité dans son propre pays. Il sait notamment que beaucoup de ses compatriotes en ont marre de ses 26 ans de règne. Ils aimeraient enfin goûter à l’expérience de l’alternance politique. »

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